Déclaration du FPI sur les agissements de M. Raphaël Lakpé, président du Conseil National de la Presse (CNP)

Déclaration du FPI sur les agissements de M. Raphaël Lakpé, président du Conseil National de la Presse (CNP)

Le Conseil National de la Presse (CNP), à travers son président, Monsieur Raphaël Lakpé, a adressé au responsable du journal « Le Nouveau Courrier », une correspondance, dont la teneur suit :

« Monsieur le directeur,

Vous publiez dans vos parutions numéros 1325 et 1326 du vendredi 31 juillet et lundi 03 août2 015, des déclarations de monsieur KONE Boubacar, signées : « Pour le Front Populaire Ivoirien ; le Secrétaire Général Adjoint, porte-parole par intérim du F.P.I. KONE Boubacar.

Le Conseil National de la presse (C.N.P) constate que ces déclarations violent son communiqué no OO8/CNP/SG en date du 16 juillet 2015, dans lequel il vous est interdit de présenter des personnes comme ‘’Président ou Secrétaire général de Partis, mouvements ou tout autre regroupement associatif, en dehors de ceux statutairement ou officiellement reconnus comme tels. »
Le C.N.P vous invite encore une fois à la prise en compte de cette prescription.

Veuillez agréer, monsieur le directeur, l’expression de mes sentiments distingués.

Communiqué CNP Déclaration du FPI sur les agissements de M. Raphaël Lakpé, président du Conseil National de la Presse (CNP)

Conseil National de la Presse

Le Président Raphaël LAKPE »

Ce courrier a été également adressé au journal « Le Temps » et à bien d’autres organes de la presse libre.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) tient à relever à la face de l’opinion nationale et internationale que, au-delà du musellement flagrant de la presse, Monsieur Raphaël Lakpé, président du CNP, a pris la lourde décision de censurer un parti politique régulièrement constitué. M. Lakpé outrepasse ainsi ses prérogatives, en tant que responsable d’une institution en charge exclusive de la régulation de la presse dans notre pays.

Le Conseil National de la Presse (CNP) est, jusqu’à nouvel ordre, une institution de la République, et comme telle, il est régi par des textes qui déterminent ses différentes missions. Ces missions, selon le ministère de la Communication, ministère dont relève le CNP, vont principalement dans le sens « des règles relatives à la création, à la propriété, aux ressources et à la déontologie », sur la base « des obligations prévues par la loi n° 2004-643 du 14 décembre portant régime juridique de la presse ».

Il n’est donc nulle part prévu, dans les missions du CNP, de décider des signataires des textes publiés dans les organes de presse. Cette propension à vouloir décider de qui signe tel ou tel texte, à la place des auteurs ou des responsables de la publication, relève d’une volonté manifeste d’attenter à la libre expression et au fondement de la propriété intellectuelle ou propriété de production qui devrait être garantie par l’institution dont Monsieur Lakpé est en charge.

Le FPI est certes conscient que M. Raphaël Lakpé est un militant du Rassemblement Des Républicains (RDR), le parti du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, et n’ignore pas que, plus que ses connaissances du domaine de la communication en général et de la presse en particulier, c’est sa qualité de militant du RDR qui lui a valu d’être nommé au poste de président du CNP. Toutefois, cela ne devrait pas faire perdre de vue à M. Lakpé la mission publique qui lui est confiée.

Le FPI rappelle, à toutes fins utiles, qu’il est un parti politique, créé et en activité, conformément à la loi n° 60-315 du 21 septembre 1960. Il s’est doté de Statuts et de Règlements intérieurs qui déterminent et régulent son organisation et son fonctionnement. Il en est ainsi de toutes les organisations légalement constituées. Ce n’est pas un communiqué, manifestement tendancieux, d’un militant zélé qui doit décider de la forme et de la signature de ses déclarations.

M. LAKPE, militant RDR, devrait savoir que seuls les militants et les instances d’un parti sont habilités à décider et à désigner leurs dirigeants et non une décision, d’où qu’elle vienne, en porte-à faux avec la loi, encore moins une institution comme le Conseil National de la Presse.

Le FPI est conscient que l’avènement de M. Lakpé à la tête du CNP s’inscrit dans la logique du régime Ouattara, de l’instauration de la pensée unique, et du musèlement de la pesse privée, pour les besoins de la dictature en Côte d’Ivoire.

Le FPI élève, par conséquent, une vive protestation contre les manœuvres insidieuses de M. Lakpé fondés sur sa seule volonté manifeste d’entraver l’action au plan communicationnel d’un parti rival du sien. Il s’agit ici, ni plus ni moins, d’une censure qui ne dit pas son nom, des activités d’un parti politique légalement constitué, que le FPI ne saurait tolérer.

Fait à Abidjan, le 7 septembre 2015

Pour le Front Populaire Ivoirien

Le 1er Secrétaire Général Adjoint,

Porte-parole du Parti par intérim,

Koné Boubakar

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