Demande de mesures spéciales de protection: Le témoin P 46 s’apprête-il à trahir le pouvoir Ouattara?

Demande de mesures spéciales de protection: Le témoin P 46 s’apprête-il à trahir le pouvoir Ouattara?

Le procès du président Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé s’est poursuivi aujourd’hui malgré la requête de la défense de voir l’audience être décalée d’un jour afin de se donner le temps d’éplucher la déposition de 391 pages qui vient de leur être soumise la veille seuelement.

La surprise cependant, c’est que l’audience de ce mardi 14 février 2017 n’a pas eu lieu. Car le témoin a par, la voix de son conseil représenté par maître Laucci, demandé que des mesures exceptionnelles de protection de témoin lui soient accordées afin de se prémunir contre toute poursuites judiciaires dans son pays suite à sa déposition. Le débat entre les différentes parties concernant les modalités de cette protection n’a pu être tranche. Les juges ayant décidé de se prononcer le mercredi 15 février 2017 à 9h 30, dès la reprise du procès.

A écouter les échanges entre la défense et le conseil du témoin, mais surtout vue la densité de la déposition ( 391 pages) et le nombre d’heures consacré (12 heures) à son audition devant la Cour, on a droit de présager qu’il s’agit d’un témoin très important. Mieux, il s’agit d’une personnalité de très haut rang du régime, donc toujours en service. Cette opinion par rapport au rang social du témoin P 46 a été confortée par la déclaration de maître Emmanuel Altit qui souligna que «les fonctions occupées à ce jour, rendent improbables toutes poursuites en Côte d’Ivoire».

Malgré l’assurance donnée par le juge-président Cuno Tarfusser selon laquelle la confidentialité des documents reçus est garantie, et que les autorités ivoirienne n’y ont pas accès, maître Laucci, le conseil du témoin P 46 a insisté pour que la Cour accorde des mesures spéciales de protection à son client.

Si une telle peronnalité demande des mesures de protection draconiennes, des garanties excessives et l’immunité juridique de non poursuite suite à son témoignage, c’est qu’elle s’apprête à livrer des secréts compromettants pour le pouvoir en place et peut-être pour lu-même. Autrement, on ne comprendrait pas pourquoi un témoin à charge contre les accuses craindrait qu’on engage des poursuites contre suite à sa deposition devant la Cour.

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 14Févrir 2017 (1ère Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 14 Févrir 2017 (2ème Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 14 Févrir 2017 (3ème Partie)

Eburnienews.net

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