Dernière heure: Bouaké bloquée par des centaines d’ex-rebelles qui réclament leur «part du gâteau»

Dernière heure: Bouaké bloquée par des centaines d’ex-rebelles qui réclament leur «part du gâteau»

Comme promis à l’issue de leur rencontre du jeudi 04 Mai 2017 dernier, les anciens combattants de la cellule 39, viennent de mettre à exécution leur menace de paralyser le pays si Alassane Ouattara n’exécute pas sa part du contrat qui les lie.

On se rappelle en effet que les ex-miliciens de Ouattara ont menacé d’utliser tous les moyens possibles pour se faire entendre et pour crier leur raz le bol au pouvoir si rien n’est fait pour satisfaire à leurs révendications. « trop c’est trop, si d’ici le lundi, nous ne recevons pas nos primes de guerre, nous paralyserons tout l’ensemble du territoire », avait martelé Ouattara Alexendre, le délégué de Bouna.

Depuis 7 GMT ce lundi matin, près de trois cent démobilisés non armés ont quasiment bloqués les principaux accès de la ville de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, point de départ des mutineries qui ont secoué le pays en janvier 2017, pour réclamer leur «part du gâteau» après celle obtenue fin janvier dernier par leurs camarades incorporés dans l’armée nationale.

Les démobilisés de Bouaké Bouaké après un début de négociation Dernière heure: Bouaké bloquée par des centaines dex rebelles qui réclament leur «part du gâteau»

«On veut nôtre part du gâteau», scandent ces hommes qui arboraient de bandeaux rouges de l’ex rébellion pro-Ouattara. Ils portaient ces même bandeaux rouges au début de la rébellion. «Nous aussi on nous a promis, vous pensez quoi? les autres ont eu, nous depuis on a rien, on nous a parlé de plan d’insertion dans la vie professionnelle et depuis on voit rien, il est temps que ceux qui sont à l’aise au palais présidentiel grâce à nous prennent conscience de tout ça», lancent certains pour être plus précis sur le sens de leur manifestation “pacifique”.

«On veut 18 millions de Francs CFA (27’000 euros) par personne, la reconnaissance de notre grade de caporal et notre intégration dans l’armée», a déclaré Amadou Ouattara, un des porte-parole du mouvement aux confrères de l’AFP.

Pour l’heure, des forces de sécurité se contentent de surveiller le mouvement mais sans intervenir.

Eburnienews.net

 

 

 

 

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