Dernière heure: Émeute à Port Bouet, la population se révolte contre la police pour la mort d’un homme

Dernière heure: Émeute à Port Bouet, la population se révolte contre la police pour la mort d’un homme

Un affrontement a éclaté mardi à Port Bouet entre policiers et habitants qui s’étaient rassemblées par milliers devant le commissariat du 24ème arrondissement, sous très haute tension, aux cris de ” on veut justice”.

” C’est vous qui l’avez tué”, criaient les manifestants, mains levées au ciel, face aux forces anti-émeutes qui tentaient de les disperser, chargeant à coups de matraques et opérant des tirs de gaz lacrymogènes. Ce soulèvement contre la police du 24ème arrondissement à Gonzagueville, un quartier de la commune de Port Bouet, a fait quelques blessés et plusieurs arrestations.

La mort d’un jeune homme, nommé Assoumou Bilé, demeure la cause principale de ce divorce; entre forces de l’ordre et population de Gonzagueville. A la suite d’une première intervention des éléments FRCI, puis d’une seconde de la police, dans un conflit de terrain, la victime a été violemment tabassée avant de trouver la mort dans le coffre d’une voiture de police, affirment plusieurs témoins.

Les populations, alors révoltées, ont décidé de manifester leur mécontentement devant le commissariat de police du 24ème arrondissement en milieu de journée vers 14 heures.

Ce face-à-face, émaillé de nouveaux heurts, s’est poursuivi tard dans la soirée entre un important dispositif policier et des groupes de manifestants, avant un retour progressif au calme. Les quelques centaines de personnes qui restaient dans les environs du commissariat, ont été dispersées vers 21heures par des policiers qui ont poursuivi et frappé à coups de matraque certains jeunes manifestants qui leur avaient lancé des projectiles.

La situation dans la commune reste tendue. Une enquête sera ouverte pour connaître les circonstances de la mort du jeune homme, Assoumou Bilé, lié à une fausse affaire de terrain, et dont l’intervention des frci et de la police ont été fatales.

Adriel, Abidjan

Source: Koaci.com

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