DERRIERE TOUTES  CES JEREMIADES…!

DERRIERE TOUTES CES JEREMIADES…!

On peut en soupirer de compassion ou en pleurer de désespoir, quand on écoute tous ces politiciens dont l’arrière-pensée réelle est masquée par leur apparent intérêt pour le bonheur du peuple ivoirien.

A l’approche des échéances électorales de 2020, ils prennent de plus en plus la parole pour dire que « Pour une Côte-d’Ivoire apaisée, plus démocratique, plus réconciliée –après le mandat de l’actuel chef de l’Etat Alassane OUATTARA, il faut que se retirent de la scène politique: GBAGBO, BEDIE, OUATTARA… pour que gère le pays, une nouvelle race de dirigeants, plus jeunes, plus amoureux de leur pays, moins bellicistes que leurs prédécesseurs… »

Puisque, ajoutent-ils, chacun de ses trois leaders politiques ayant déjà dirigé le pays, a montré ce dont il était capable, et surtout, ce sont eux qui ont fait connaitre à la Côte-d’Ivoire ses plus tristes, horribles et sanglantes périodes, au plan social, économique, culturel, et j’en passe.

Le chef de file de ces nouveaux défenseurs des droits du peuple ivoirien est l’insaisissable Tiken Jah Fakoly –l’autre reggae man- auquel, Didier Dépry –un journaliste dont le métier est, je crois, de passer au scanner le moindre soubresaut de sa société, de tâter son pouls afin d’en établir un diagnostic clair pour des soins appropriés- et bien d’autres « défenseurs du peuple ivoirien», tentent d’emboîter le pas, dans cette nouvelle « aventure patriotique » !

La star du reggae ajoute même que « Si GBAGBO revient de la CPI, il faut que ce soit pour réconcilier les Ivoiriens et non pour prétendre exercer encore un autre mandat en tant que président de la république ».

Alors, il décrète que GBAGBO a sa place en Côte-d’Ivoire si et seulement s’il veut en être le réconciliateur; pour le reste, pas question !

Ils sont donc un certain nombre qui, de plus en plus, pensent ainsi et le disent à haute et intelligible voix.

Le dernier à intervenir sur cette liste et dans la même veine, c’est Monsieur Babily Dembélé (Pdt du Cidp).

Répondant à une question d’un journaliste qui l’interviewait sur l’actualité politique en Côte-d’Ivoire, il répondit lui aussi, tout de go et péremptoire: « Ouattara, Bédié, Gbagbo et même Guillaume Soro ne doivent pas se représenter à ces élections de 2020 car ils sont les acteurs essentiels de la crise que nous avons connue.

Il faut qu’ils prennent la distance, pour sortir par la grande porte. Sinon, c’est sûr et certain que s’ils forcent, le peuple ivoirien va décider contre eux. » Puis, de préciser sa pensée en ces termes : « Ceux qui sont à la base de la déchirure, doivent se mettre à l’écart. »

Il est quelques fois difficile de se taire, voire impossible de feindre l’indifférence, face à un sujet aussi polémique !

Depuis le mois de mai 2019 où ces propos ont commencé à monter en flèche jusqu’à ce mois de décembre où nous écrivons, nous constatons la même rengaine, tantôt avec acrimonie, tantôt avec une angélique bonne foi, mais nous pensons qu’elle a, en arrière-plan, des non-dits douteusement patriotiques.

Il y a fort à craindre ou même à parier que ces propos expriment, en fait, l’envie malsaine d’éliminer, à travers une apparence de neutralité, un seul élément de l’attelage hétérogène de ceux que –pour tenter de les homogénéiser- on n’hésite plus à appeler, les anciens, la vieille génération, bref « les has been », ou les acteurs de la crise!

Et malgré les dénégations, les circonlocutions, les circonvolutions de leur langage, malgré tous les non-dits de leur prise de position commune, celui qui –en fait- est la cible de ces tirs groupés, n’est autre que le président Laurent Gbagbo.

«On » ne veut plus le voir diriger la Côte-d’Ivoire !

La question continue d’être d’actualité et, puisqu’il est question de choisir celui qui devrait diriger notre pays, la Côte-d’Ivoire, notre bien commun, risquons quelques interprétations ou analyses -bien subjectives elles aussi-, il faut bien le reconnaitre.

Gbagbo, Bédié, Alassane Ouattara et Soro Guillaume !

Quatre « acteurs de la crise » !

Quatre mis en cause ; quatre têtes fortes sur l’échiquier national ; quatre responsables politiques, mais, fort heureusement, quatre destins différents !

En tenant compte de l’histoire de notre pays, nous constatons qu’en fait, nous avons eu affaire à un jeu d’alliances entre les trois premiers cités.

Mais, les alliances, elles sont comme l’a dit Simone Ehivet-Gbagbo à la tribune de la 5e AGO de l’OFFPI : « Quand on s’allie pour des intérêts individuels, personnels, des raisons volages, l’alliance ne peut pas durer ! »

Gbagbo s’est allié à Ouattara pour combattre le pouvoir de Bédié.

Et à son tour, Bédié s’est allié à Ouattara pour lutter contre le pouvoir de Gbagbo.

Ceci dit, quelles sont les moyens et les raisons de ces alliances? En d’autres termes, sont-elles comparables ?

La première alliance, entre Gbagbo et Alassane Ouattara ou, si on veut, entre le FPI de Gbagbo et le RDR de Djeny Kobina qui échoira plus tard à Alassane Ouattara, elle a pris le nom de Front Républicain.

Elle a été conclue pour défendre les acquis démocratiques obtenus pacifiquement sous Houphouët mais que l’opposition à Bédié jugeait que le régime de ce dernier était en train d’étouffer.

De plus, il lui semblait que, plutôt que de donner droit à certaines revendications de l’opposition qui auraient fait avancer la démocratie, le président Bédié du PDCI voulait gagner du temps et passer en force.

En conclusion, il ne fit pratiquement rien de ce qui était attendu de lui par ses opposants et, même le dialogue, ouvert avec l’opposition, sur les revendications politiques, s’était avéré être une parodie de concertation qui n’avait abouti à rien de concret ; surtout que son ministre de l’intérieur avait osé dire, après la rencontre du président Bédié avec eux, comme pour ôter tout espoir aux opposants, que « Des accords, fussent-ils signés par le président de la république, ne sauraient avoir force de loi!»

Son objectif essentiel était donc de faire « bouger les choses, démocratiquement » et donc pacifiquement. C’est le refus du régime Bédié de « faire avancer la démocratie » qui a poussé les alliés du Front Républicain à recourir au boycott actif pour empêcher la tenue d’une élection pipée d’avance, pour laquelle tous les leviers étaient dans les mains du PDCI de Bédié..

La preuve que cette alliance avait pour principale raison d’être, un changement qualitatif , non pas pour l’intérêt exclusif des deux partis coalisés, mais plutôt pour le bien de la société, il a fallu attendre l’arrivée du Général Guéi Robert, par coup d’état contre le régime du président Bédié, pour obtenir le droit de vote des jeunes, le bulletin unique, l’urne transparente, le découpage électoral consensuel, l’installation de l’embryon d’une commission électorale indépendante, etc. là où c’était le ministère de l’intérieur du gouvernement du PDCI qui organisait les élections !

La seconde alliance qui a regroupé Bédié, Alassane Ouattara et aussi Soro Guillaume qui les rejoindra un peu plus tard, n’avait pas, comme la première, de « raison démocratique ».

Elle a été favorisée et a commencé avec l’apport du pays colonisateur qui leur a inspiré la création formalisée du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix) sur le sol français.

Il était composé, à ses débuts, du RDR de Alassane Ouattara, du PDCI de Konan Bédié, du MFA de Anaki Kobena, de l’UDPCI de Guéi Robert dont les rênes échurent, au décès de ce dernier, à Mabri Toikeusse, et de quelques « gringalets politiques ».

Contrairement à la première qui avait pour objectif de démocratiser pacifiquement la vie politique en Côte-d’Ivoire, cette seconde alliance était plutôt « idéologique ».

Il était question de faire partir du pouvoir –par tous les moyens- ce Gbagbo qui n’avait pas la même conception du pouvoir que feu le président Houphouët dont ils ont appliqué le nom à leur rassemblement de partis, et dont ils ont prétendu qu’ils s’inspireraient dans leurs actions politiques et leur mode de vie.

Déloger ce dirigeant excentrique porteur d’une idéologie différente, pour ne pas dire opposée à l’habituelle posture de soumission à la France, c’était-là son objet principal.

Tous les coups sont, certes, permis en politique, mais il fallait quand-même y mettre la forme, surtout qu’il était indubitable que la majorité des Ivoiriens épousait la « vision » de la gouvernance de cet homme politique affable, débonnaire, pas revanchard pour un sou, dont on pourrait se risquer à dire que ses amis et cofondateurs du FPI ont choisi le socialisme, non par effet de mode, mais par penchant naturel de générosité.

L’on le prenait auparavant pour un plaisantin politique et pour cela donc, les combinaisons politiques les plus scientifiques, les plus avisés, les plus osées, même les plus folles, de « ces loups de la politique », ne pouvaient prévoir l’irruption, sur le théâtre politique ivoirien en tant que président, de ce personnage si iconoclaste qui sortait de tous les standards !

Et c’est là que l’on va faire intervenir l’étudiant Soro Guillaume !

On le fit chef d’une rébellion que celui-ci divisa en trois entités (MPCI, MJP, MPIGO) pour que ses alliés et lui puissent s’octroyer la majorité lors de tout partage de pouvoir.

De plus, comme adjuvant à ses actions déstabilisatrices du gouvernement légal et légitime du président Gbagbo, il lui porta la fallacieuse accusation de xénophobie.

Le prétexte d’une intervention politico-militaire étant tout trouvé, il colla, en 2002, cette rébellion aux basques du régime du président Gbagbo démocratiquement élu en 2000.

Cette dernière alliance dura donc de 2002 jusqu’à ce que tombe, en avril 2011, après près de 10 ans de résistance, le pouvoir de Gbagbo contre lequel le RHDP, l’ONU, la France, et la plupart des états africains de la sous région se sont impliqués militairement !

N’oublions pas que Gbagbo lui, avait même été déclaré, par le Conseil constitutionnel, vainqueur de l’élection présidentielle de 2010 qu’il organisa aux forceps !

Signalons également que M. Youssouf Bakayoko, le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), pressé de toutes parts par la communauté internationale, qui a été déporté, tout seul, par cette même communauté internationale partisane, à l’Hôtel du Golf –Quartier Général du candidat Alassane Ouattara- fut obligé d’y annoncer la victoire de celui-ci!

Comme résultat de cette cacophonie entre ceux qui devaient annoncer les élections, la Côte-d’Ivoire s’embrasa, donnant naissance à une crise électorale des plus sanglantes !

Ajoutons, pour finir qu’il a été loisible de constater que dans cette crise politique postélectorale qui a impacté si négativement tous les aspects de la vie nationale, nous avions Gbagbo d’un côté luttant pour que la république de Côte-d’Ivoire reste debout, et, de l’autre, Bédié, Alassane Ouattara et Soro.

Ecoutons, à ce propos, l’analyse qu’en fait monsieur Babily Dembélé : « Gbagbo avait un mauvais entourage (…qui l’a envoyé à la Haye par son comportement). »

Et Monsieur Babily Dembélé d’expliquer : « Ce grand monsieur (Gbagbo) va à une élection, vous savez bien qu’il y a un déséquilibre des forces entre le RHDP de Bédié et Alassane Ouattara appuyé par la France, et Gbagbo. Il fallait lui faire comprendre que rien n’était en sa faveur et l’amener à abandonner…mais (son mauvais entourage)…était dans cette disposition d’esprit (dire à Gbagbo qu’il ne quitte pas le pouvoir, quoi qu’il advienne). Mais, qui paie le lourd tribut aujourd’hui ? C’est Laurent Gbagbo ».

Alors, pour nous résumer, dans cette « crise socio politique » dont tout le monde parle tant, il y a eu deux coups d’Etat : le premier, en décembre 1999 contre le président Bédié du PDCI et dont les acteurs principaux –excepté le Général Guéi- seront également ceux qui perpétreront le second contre le président Gbagbo.

Certains de ces rebelles affirmeront qu’ils avaient pris les armes pour installer au pouvoir leur leader Alassane Ouattara, président du RDR, parti influent du RHDP.

Comme nous venons de le voir, deux présidents (Bédié d’abord en 1999, et Gbagbo en 2010 ensuite) ont été victimes de coups d’état au cours de leurs mandats qu’ils n’ont donc pas pu mener à leur terme, même si le second est resté au pouvoir dix ans à cause des atermoiements d’une rébellion qui, rusant avec le désarmement, ne lui a pas permis, constitutionnellement, d’organiser des élections démocratiques à temps.

Alors, dans ces conditions, et pour un souci de justice, l’on s’attendait à ce que tous ceux qui interviennent dans cette affaire tiennent compte de la distinction entre « acteurs de la crise », entre les victimes et les bourreaux de cette crise, qu’ils prennent position –au moins par équité- en faveur de ceux dont le mandat a été écourté par coups d’état, qui ont été victimes d’agression et à qui donc, il aurait été plus normal, disons plus « généreux » d’accorder, au moins, qu’ils puissent se représenter!

Peut-être monsieur Babily Dembélé veut-il reconnaitre, avec ses prédécesseurs, en en parlant à demi-mots, l’injustice faite à Gbagbo par ces opposants appuyés par la France et l’ONU?

Peut-être regrette-t-il avec eux le sort réservé à son « grand monsieur » ?

Dans ce cas, ils gagneraient à aller au-delà de simples paroles.

Nous pensons que cette prise de parole et de position de monsieur Dembélé devrait avoir –au moins- comme aboutissement logique…de redonner à Gbagbo Laurent la chance de se représenter à une élection, étant donné qu’il avait gagné celle de 2010, selon le principal juge des élections en Côte-d’Ivoire !

Cependant, des questions de fond demeurent, bien qu’on ne puisse nier la justesse des craintes de nos « hommes politiques du moment ».

L’on comprend aisément qu’en disant ce qu’ils disent : « que Gbagbo, Bédié, Alassane et Soro se retirent de la scène politique nationale parce que acteurs essentiels de la crise que nous avons connue… », ils ne veulent plus, pour notre cher pays –la Côte-d’Ivoire- cette société dans laquelle presque tout le monde vit la peur au ventre, où un rien peut embraser le pays, où les hommes armés ont fait la loi, où le recours à la rébellion est une arme pour accéder au pouvoir, une voie royale qui peut faire tâche d’huile.

D’ailleurs même, tous, nous voyons le résultat de cette forme de prise de pouvoir: la régression du pays au triple plan politique, social et économique.

Nous sommes donc d’accord avec eux dans leur désir de pacifier la vie sociale et politique, mais des questions demeurent qui auraient pu les aider à mieux se positionner dans ce débat.

1) Gbagbo, Bédié, Alassane et Soro sont-ils tous les quatre, « Acteurs essentiels de la crise » au même titre ?

2) Ont-ils vraiment -tous les quatre, et chacun en son temps, pour arriver au pouvoir- menacé la paix sociale, troublant ainsi la quiétude d’antan que nous regrettons tous?

3) N’y-a-t-il pas –parmi ces « quatre acteurs essentiels de la crise » des victimes ou des « acteurs passifs » ?

4) N’y-a-t-il pas, parmi eux quatre, des bourreaux, des « acteurs actifs » de cette crise, des commanditaires ou bénéficiaires de ces remous sociaux, de ces troubles, de cette guerre imposée à la Côte-d’Ivoire que nous ne voulons plus revivre?

Le bon sens ne commanderait-il pas que nous soyons plus circonspects dans nos prises de parole et de positions ?

Pourquoi –avant de juger, de faire des déclarations qui ne veulent souffrir aucune discussion, ne fait-on pas la part des choses, des actions de nos dirigeants, si tant est que nous aspirons à rendre justice ?

Tous ces  « hommes politiques » qui prennent une telle position, voudraient-ils vivre dans cette nouvelle société qu’ils appellent de tous leurs vœux, qu’ils rêvent plus démocratique, plus humaine, plus libre…mais, dans laquelle ils se passeraient bien de la justice ?

N’auraient-ils pas peur de situer les responsabilités, d’indexer les vrais responsables de ce chaos dans lequel vit notre pays ?

Ne chercheraient-ils pas à ménager la chèvre et le chou, pour tenter de se dédouaner eux-mêmes pour l’avenir, en jouant ce mauvais rôle d’équilibristes ?

Alors, derrière toutes ces jérémiades « patriotiques », ne se cacherait-il pas une volonté machiavélique de nuire à certains hommes politiques en mettant tous ces « acteurs de la crise ivoirienne » dans le même sac?

Pourquoi ne pas séparer l’ivraie du bon grain ?

Ou bien…ne serait-ce plutôt pas pour des raisons personnelles que l’on prend une telle position ?

Autrement, à cause de la rébellion de Soro Guillaume, Laurent Gbagbo, n’a eu à diriger le pays, avec « la vision de son parti », que d’octobre 2000 –jour de son élection, au tristement célèbre septembre noir de l’an 2002 !

Tout le reste du temps de son régime, il a dû surseoir à la mise en pratique du programme de gouvernement et du projet de société pour lesquels il avait été élu !

Tout ce temps, en quête d’une paix possible mais que le conglomérat des rebelles a de tout temps manœuvré pour rendre hypothétique, de 2002 à l’apocalyptique avril 2011, Gbagbo a gouverné avec la rébellion et « les hommes de celle-ci » !

Tout ce temps-là, Gbagbo a mis de côté la « Vision du FPI » !

Mais il semble que le peu de cette vision du FPI qu’il leur a montré est la cause essentielle de cette levée de boucliers contre le porteur de l’idéologie du FPI !

Décidément, cet homme-là, il aura marqué son temps et ses congénères, malgré le peu de temps qu’il aura passé au pouvoir !

Sacré FPI et sacrée vision !

Sinon, pour parler des élections de 2020, les sujets « d’intérêt plus général » ne manquent pas qui, en plus de servir la nation entière, ont le grand avantage de préparer à des élections transparentes, démocratiques et paisibles, gage d’une société apaisée !

Citons-les :

– La Carte Nationale d’Identité qui devrait être confectionnée gratuitement par le gouvernement.

– La composition plus consensuelle de la CEI (Commission électorale indépendante), ses attributions, etc.

– Le découpage électoral, lui aussi consensuel.

– Le recensement électoral plus honnête ; etc. etc.

Ce mercredi, 18 décembre 2019.

TAGRO Tapé Innocent, Enseignant

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