Des ex-rebelles démobilisés perturbent la circulation au corridor de Yopougon-Gesco

Des ex-rebelles démobilisés perturbent la circulation au corridor de Yopougon-Gesco

C’est la cacophonie totale au sein des ex-rebelles démobilisés. Un groupe suspend ses actions, pendant que l’autre groupe manifeste à la Gesco

Jeudi, lors d’une visite à Bouaké, du chef d’état-major des armées, le général Sékou Touré, les ex-rebelles démobilisés, qui pour beaucoup vivent dans la misère, ont exprimé de façon claire leur engagement à poursuivre leur mouvement jusqu’à obtenir les mêmes primes que celles payées aux mutins.

Amadou Ouattara, porte-parole des ex-rebelles démobilisés, a estimé qu’il y a «eu un manquement de la part du gouvernement ». Il pense que ce manquement doit être reparé. C’est pourquoi il a exigé que le gouvernement leur « verse les mêmes montants que ceux payés » aux soldats qui se sont mutinés. «Nous voulons que le gouvernement nous verse les mêmes montants que ceux payés aux mutins », avait-t-il déclaré.

Pierre Amani Yao, le secrétaire général des ex-combattants de Bouaké, soutient également qu’il n’est pas questions que les démobilisés n’en reçoivent pas autant. Mais il par la même occasion promis que les ex-rebelles demobilizes n’utiliseraient pas les mêmes méthodes que les mutins. « On n’a pas la même manière de voir les choses. Eux ils sont militaires, ils sont salariés, et nous on a rien. Dieu merci, ils ont mené le combat, ils ont gagné, nous aussi on doit mener le combat à notre manière et obtenir gain de cause. Pacifiquement, dans la paix, pas dans la violence. Nous on demande les même choses que les mutins », a préciséque Pierre Amani Yao.

Joignant l’acte à la parole, les ex-rebelles démobilisés avaient décidé de faire une « grève de la faim » pour se faire entendre. Aux dernières nouvelles, les ex-rebelles démobilisés ont décidé de renoncer à la « grève de la faim », préférant «privilégier le dialogue avec le gouvernement ivoirien».

Du côté d’Abidjan, un autre groupe d’ex-rebelles démobilisés n’entend pas les choses de cette oreille. En effet, un autre groupe qu’on dit être des anciens proches de IB, qui affirment n’avoir rien bénéficié du programme DDR, ont décidé de faire parler d’eux afin d’obtenir primes que leurs camarades de l’armée. Aux cris de «on veut aussi notre argent», ils ont tenté de perturber le corridor situé à l’entrée nord de Yopougon pour exprimer leur revendication  financière de l’Etat. Leur actiona créé un mouvement de panique dans la zone, avant d’être dispercée à coup de gaz lacrymogène.

Eburnienews.net

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

CLOSE
CLOSE