Des menaces sur la sécurité intérieure et la paix au Burkina ?

Des menaces sur la sécurité intérieure et la paix au Burkina ?

Selon les autorités burkinabè des menaces pèsent sur la sécurité intérieure et la paix. Leurs soupçons se portent sur des dignitaires du régime Compaoré.

Des menaces planeraient-elles sur la Transition ? Pour les autorités burkinabè la question ne se pose plus, c’est une évidence. Après la récente mise en garde du premier ministre, Yacouba Isaac Zida par rapport aux mouvements sociaux tous azimuts à même de compromettre le fonctionnement de la Transition politique, c’est autour du ministre de la Sécurité de donner de la voix.

Dimanche soir, dans une intervention à la télévision nationale, le colonel Auguste-Denise Barry a d’abord présenté les faits à même de menacer la sûreté de l’Etat, avant de se montrer très ferme envers d’éventuels fauteurs de trouble. Il a, entre autres, cité la distribution de sommes d’argent pour inciter les populations à participer aux mouvements sociaux, l’enregistrement de SMS contenant des menaces directes à la sécurité de certaines personnalités de la Transition et la tenue de réunions secrètes pour planifier des troubles à l’ordre public.

Enfin, le ministre de la Sécurité a fait cas de menaces d’incendie et de saccage du Conseil National de la Transition (CNT) en vue d’empêcher le vote prochain de la loi sur le code électoral. « Ces situations font peser de graves menaces sur le processus de Transition et elles sont de nature à troubler le bon déroulement du calendrier électoral », regrette le colonel Barry.

En tout état de cause, il a mis en garde « les instigateurs de troubles » et tous « les individus aux agendas cachés », qui veulent profiter de la situation socio-économique du pays pour poser des actes de déstabilisation. Aussi a –t-il signifié : « il sera procédé à l’interpellation de tout individu ou tout groupe d’individus qui se serait rendu coupable de troubles à l’ordre public, d’atteintes à la sécurité des personnes et d’atteintes à la sûreté de l’Etat ».

Les sorties médiatiques du premier ministre et du ministre de la Sécurité interviennent dans un contexte où de forts soupçons de déstabilisation de la Transition planent sur les dignitaires du régime de Blaise Compaoré.

Par Patrick Demaison

Source: Afrique Actualite

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One comment

  1. Comment il peut en être autrement lorsque Blaise Compaoré rase les murs et rode autour de Ouaga en restant chez son frère Allassane Dramane à Abidjan pour sauter sur l’occasion!Ce même Dramane qui a pu compter sur lui est capable de mélanger le Faso pour donner raison à son compère Blaise.Ce qui arrête un peu Dramane pour ne pas lancer immédiatement l’assaut pour Blaise,c’est que lui,Dramane est en mauvaise position des élections à venir;et c’est à raison que je peux vous prédire ici,aujourd’hui que les élections en Côte d’Ivoire n’auront pas lieu en octobre!Que ceux qui ont des yeux pour lire comprennent les signes des temps!

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