Des photos inédites du Grand Mufti de Jérusalem avec les nazis ont fait surface

Des photos inédites du Grand Mufti de Jérusalem avec les nazis ont fait surface

Le 27 juin prochain aura lieu une vente aux enchères, à Jérusalem, dont l’un des lots est constitué de 6 photos inédites montrant le Grand mufti de Jérusalem visitant les camps de ses alliés nazis.

En 2015, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu évoquait l’alliance du Grand Mufti avec les nazis, et les médias ruèrent dans les brancards pour crier au menteur.

Les 6 photographies, qui documentent une visite en Allemagne par le Mufti Haj Muhammad Amin al-Husseini, le montrent accompagné d’un certain nombre de hauts fonctionnaires nazis en uniformes, et de fonctionnaires du gouvernement, habillés en civil, lors d’une tournée d’un camp allemand.

ces photographies sont marquées à l’envers avec le tampon « Photo Gerhards – Trebbin » Des photos inédites du Grand Mufti de Jérusalem avec les nazis ont fait surface

Toutes ces photographies sont marquées à l’envers avec le tampon « Photo Gerhards – Trebbin ». La marque du photographe atteste qu’elles ont été développées à Trebbin, en Allemagne, et ont peut-être été prises dans les environs.

Ces photographies inédites documentent une visite en Allemagne d’al-Husseini qui n’a jamais été rapportée dans les médias.

Parmi les personnes photographiées avec le Mufti, pourraient se trouver selon des historiens qui conseillent la vente aux enchère :

  • Le politicien croate Mile Budak (membre du parti Ustase qui a servi d’envoyé croate en Allemagne en 1941-1943),
  • Le politicien irakien Rashid Ali al-Gaylani,
  • Fritz Grobba (l’Allemand ambassadeur en Irak, plus tard chargé des affaires du Moyen-Orient au ministère allemand des Affaires étrangères, connu pour ses liens avec Al-Husseini et Rachid Ali al-Gaylani lors de la révolte d’al-Gaylani contre le gouvernement irakien)
  • Et le politicien autrichien Arthur Seyss-Inquart.

Haj Muhammad Amin al-Husseini a été Grand Mufti de Jérusalem pendant la période du mandat britannique, dans les années 1921-1937, et il était l’un des leaders les plus importants et les plus influents des Arabes résidents en Palestine et du mouvement national palestinien.

  • Al-Husseini est né à Jérusalem d’une famille arabe éminente, dont beaucoup de membres ont servi dans des rôles importants, religieux et politiques. Il a étudié à Jérusalem, au Caire et à Istanbul, et avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il a été recruté dans l’armée ottomane. Après son service militaire, il est retourné à Jérusalem, où, entre autres, il a recruté des volontaires pour la révolte arabe contre l’Empire ottoman (1916-1918).
  • Al-Husseini était membre d’un certain nombre d’organisations et de clubs arabes aux tendances nationalistes.
  • En 1921, Al-Husseini fut nommé Mufti de Jérusalem, puis choisi pour présider le Conseil musulman suprême.
  • En 1937, Al-Husseini a fui au Liban, où il est resté environ deux ans avant de déménager en Irak. En Irak, il a rejoint le politicien Rashid Ali al-Gaylani et a contribué de manière significative à la planification et à l’organisation de la révolte dirigée par al-Gaylani en 1941.
  • Après la révolte, al-Gaylani a créé un gouvernement pro-nazi qui a exigé l’expulsion des Britanniques d’Irak, mais son gouvernement n’a pas duré longtemps, et avec l’effondrement du coup d’Etat, al-Husseini et al-Gaylani ont quitté l’Irak.
  • Al-Husseini a d’abord voyagé en Italie fasciste (où il a même rencontré Mussolini), puis en Allemagne nazie. Al-Gaylani s’est également rendu en Allemagne.
  • Les liens entre Haj Amin al-Husseini et les nazis initiés avant son arrivée en Allemagne se sont développés pendant son séjour : il a eu des contacts avec le ministère allemand des Affaires étrangères, avec les échelons supérieurs des SS et de la Gestapo, et a même rencontré Adolf Hitler (leur première réunion était en novembre 1941).
  • L’un des objectifs d’al-Husseini était de garantir une déclaration conjointe germano-italienne reconnaissant l’indépendance et l’unité des Etats arabes et le droit de ces Etats d’agir contre la création d’un foyer national pour les Juifs en Palestine.
  • L’une de ses contributions majeures à l’effort de guerre allemand dans le cadre de ses activités en faveur des puissances de l’Axe a été le recrutement de combattants pour la 13e Division de montagne Waffen SS en 1943. Cette division, appelée Handschar, a été créée par les Allemands dans la région de Croatie sous la domination du parti Ustase pro-nazi (qui comprenait alors la Bosnie-Herzégovine).
  • La plupart des recrues provenaient de la population musulmane de Bosnie-Herzégovine, et le recrutement a été mené avec l’aide d’al-Husseini, qui a été envoyé là-bas spécialement par les autorités allemandes.
  • En outre, al-Husseini a créé « l’Institut arabe pour l’étude de la question juive » à Berlin, un institut fondé avec des financements allemands et représentant le pendant de l’Institut pour l’étude du problème juif » de Francfort, dont l’objectif déclaré était l’expulsion des juifs du territoire allemand.
  • En raison de ses activités, al-Husseini a été inclus à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans la liste des criminels de guerre du Comité yougoslave d’enquête sur les crimes de guerre des occupants et leurs collaborateurs.

Les relations d’Al-Husseini avec les puissances de l’Axe ont été étudiées et documentées. Certains histroriens pensent que sa collaboration avec les Allemands était motivée par son enthousiasme pour la politique allemande envers les Juifs et leur plan pour une « Solution finale », et son désir d’élargir le génocide jusqu’en en Palestine.

Les 6 photographies font environ 6.5 X 9.5 cm. Elles sont en bonne condition et présentent quelques taches, traces et pliures. Le prix de départ est 10.000 dollars.

Selon Haaretz, elles ont été achetées par un amateur auprès d’un marchand allemand de documents anciens.

Ces photos sont inconnues du public, et probablement des historiens et chercheurs.

De nombreuses photos du mufti avec Hitler et Himmler existent, et sont très faciles à trouver avec Google. Enfin… pas pour tout le monde, car jamais aucun média occidental ne les montre. Seule explication possible, les journalistes ne connaissent pas Google. Si vous avez une meilleure raison, je suis preneur.

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info

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