Des représentants et militants du FPI à l’extérieur soutiennent la candidature du président Gbagbo et exigent du Comité Central la suspension immédiate du président sortant Affi N’Guessan

Des représentants et militants du FPI à l’extérieur soutiennent la candidature du président Gbagbo et exigent du Comité Central la suspension immédiate du président sortant Affi N’Guessan

Dès sa sortie de prison, le Président sortant du FPI Affi NGuessan avait commencé à rassurer les militantes et militants à travers des tournées pour rencontrer la base. Des déclarations du genre « Ouattara doit savoir qu’il n’est pas éligible en 2015 » ; « Pour me recenser faites revenir Laurent Gbagbo, Simone Ehivet-Gbagbo, Charles Blé Goudé, tous les autres détenus ainsi que les exilés » avaient commencé à galvaniser les militantes et militants et à leur redonner confiance dans la posture de lutte de leur parti.

Malheureusement aussitôt après, le Président sortant du FPI Affi NGuessan se méprenant sur la mobilisation populaire exemplaire pour la cause du FPI et du Président Gbagbo comme l’étant à sa personne a commencé à montrer ses vraies ambitions. La “stature de présidentiable” et le “destin de Président de la République” qui lui ont été miroités à l’occasion de ces tournées et lors de rencontres avec certaines hautes personnalités politiques nationales ou étrangères lui sont vite montés à la tête. Passant de formules aussi confuses les unes que les autres comme « il faut rentrer dans le jeu politique », « la logique de responsabilité contre la logique de principes », aux actes de défiance au parti et aujourd’hui aux actes de complicité active avec le pouvoir de M. Ouattara, le Président sortant du FPI Affi NGuessan a finalement franchi la ligne rouge.

Celle qui démarque les militantes et militants engagés dans la lutte pour la souveraineté nationale de celles et ceux engagés sur une ligne de collaboration avec le pouvoir et nos bourreaux impérialistes. Le Président Gbagbo nous le rappelle dans son Adresse aux militants lors du lancement de sa campagne, le samedi 6 décembre 2014. Au FPI, dit-il, Il y a aujourd’hui au moins deux lignes :

« 1- Plusieurs centaines de personnes sont emprisonnées à l’étranger et en Côte d’Ivoire. Les maisons et plantations de certaines personnes sont confisquées par des dirigeants du RDR et des hommes en armes. Des comptes en banques sont gelés. Certaines personnes sont interdites de sortir du territoire, beaucoup de nos compatriotes sont en exil. Devant un tel tableau, l’attitude du FPI doit être la lutte pacifique. Ce fut l’attitude du PDCI RDA en 1945 et 1951, ce fut l’attitude du FPI de 1982 à 2000. »

« 2- L’autre ligne consiste à s’aplatir et à se soumettre sous prétexte que la soumission peut adoucir les cœurs de ceux qui sont en face. C’est se tromper que de penser que ce chemin-là peut amener la libération des prisonniers, le retour massif des exilés, la levée du gel des comptes bancaires, la restitution des maisons et des plantations à leurs propriétaires. Entre ces deux lignes, il faut choisir et la ligne de démarcation aujourd’hui au sein du FPI sépare ces deux lignes ».

Or il y a encore des camarades qui croient à une synthèse, à un rapprochement ou à un compromis entre ces deux lignes. Nous venons même de lire que le Président sortant du FPI Affi NGuessan veut maintenant « renouer le fil du dialogue avec ses camarades » pour trouver une solution à la crise après avoir, à l’instar du pyromane, mis le feu pour ensuite se porter en pompier.

Nous disons clairement et fermement à toutes et à tous que les discussions pendant des mois ont mis en lumière ces deux lignes diamétralement opposées mais surtout antagoniques. Il ne peut y avoir de compromis entre des lignes de cette nature. Il ne peut surtout pas y avoir de compromis sur la ligne souverainiste qui est au fondement même de l’existence du FPI.

Les camarades doivent savoir que ce n’est pas un hasard si ceux qui viennent s’attaquer au FPI de l’intérieur visent avant tout et surtout son idéologie, sa ligne souverainiste et son leader le Président Gbagbo. Hier, Mamadou Koulibaly demandait que l’on change l’idéologie du parti. Ne l’ayant pas obtenu, il avait démissionné pour faire son propre chemin en créant son parti.

Aujourd’hui, le Président sortant du FPI Affi NGuessan, qui n’a malheureusement pas l’élégance intellectuelle du premier, après 13 ans passés à la tête du FPI, veut encore s’y maintenir. A quelle fin ? Au profit de ceux qui l’ont mandaté et avec la complicité de qui il s’attaque aujourd’hui à ses camarades et humilie le Président Laurent Gbagbo. A défaut, il veut casser l’instrument de lutte que d’autres ont donné à la Côte d’Ivoire au prix de mille sacrifices. Les actes de l’intéressé, montrant que sa ligne collaborationniste est antagonique avec la ligne souverainiste du FPI, sont nombreux. Quels sont ces actes?

A- LES ACTES ANTIDEMOCRATIQUES ET DE DEFIANCE A L’AUTORITE DU PARTI

1- Limogeage et nomination de camarades dans les organes centraux par le Président sortant du FPI Affi NGuessan afin de se donner une majorité artificielle; actes ayant entamé durablement l’esprit de camaraderie, la cohésion interne et le caractère démocratique de notre parti.

2- Tentatives du Président sortant du FPI Affi Nguessan et ses obligés de faire lever le mot d’ordre de boycott du Recensement Général de la Population et de l’Habitat, le 31 mai 2014 lors de la session du Comité Central.

3- Décision unilatérale du Président sortant du FPI Affi NGuessan de l’entrée du FPI au bureau de la CEI, alors même que le Comité Central du 28 juin 2014 avait rejeté cette Commission Electorale Indépendante adoptée de façon unilatérale par le pouvoir (Point 24 du Communiqué final N°02/2014).

4- Décision unilatérale du Président sortant du FPI Affi NGuessan de maintenir le représentant du FPI à la CEI, alors que le retrait du FPI du bureau de la CEI a été obtenu à l’issue d’un vote du Comité Central en sa session du 13 septembre 2014. .

5- Refus d’appliquer les Résolutions du Comité Central qui exigeaient de lui de prendre toutes les dispositions en vue d’organiser, dans le cadre de la stratégie de ripostes graduées, les grandes actions de masse nécessaires pour faire aboutir nos revendications. Le Président sortant du FPI Affi NGuessan ne s’est jamais senti obligé, ni concerné par cette mise en demeure. Il a préféré « entrer dans le jeu politique » ; en clair, collaborer avec le pouvoir.

6- Refus de convoquer le Comité Central : le Comité de Contrôle du parti a saisi le Président sortant du FPI Affi NGuessan par correspondance N° 023/2014/FPICCVPJLG du 8 décembre 2014 aux fins de convoquer en urgence le mercredi 10 décembre 2014, une réunion extraordinaire du Comité Central. Il lui a répondu par un silence de mépris.

7- Maintien du Président sortant du FPI Affi NGuessan à la tête du parti pendant plus de 13 ans, en violation des Statuts du FPI et ce, sans aucun bilan moral, ni financier. Ce bilan n’était toujours pas disponible à la date du 10 décembre 2014, la veille du congrès prévu pour se tenir le lendemain.

8- Assignation en justice du Comité de Contrôle et, ce, en violation des articles 7 et 8 des Statuts du FPI. La conséquence grave pour le parti a été le report de son congrès par une ordonnance de justice à la requête du Président sortant du FPI Affi NGuessan et ce, dans le mépris des milliers de congressistes qui ont fait inutilement le déplacement après avoir engagé de lourdes dépenses pour la restauration, le transport et le logement.

9- Fermeture unilatérale du QG de campagne du Président Gbagbo, servant provisoirement de siège au FPI. Faut-il encore rappeler que c’est parce que le Président sortant du FPI Affi NGuessan n’a pas utilisé la dotation annuelle de financement des partis politiques d’un montant cumulé d’environ 4 milliards pour doter le FPI d’un siège digne que celui-ci, contraint de quitter le bâtiment en location à la zone 4, a trouvé refuge dans cette propriété qui n’appartient pas au FPI mais à un particulier ?

10- Complicité active du Président sortant du FPI Affi NGuessan avec le pouvoir en lançant les forces de répression du régime Ouattara (FRCI) contre les militants, molestant nombre d’entre eux au siège du parti et traquant d’autres, comme le Président du congrès, le camarade Dano Djédjé dont le domicile reste toujours assiégé par la police.

Face à une telle pratique déviationniste faite de mépris et de défiance que doit être la conduite de la majorité des militants qui se reconnaît dans la ligne de combat pacifique du FPI ?

B- QUE FAIRE ?

Se laisser dicter sa loi par quelqu’un qui piétine les principes démocratiques élémentaires, méprise les militants et piétine les textes légaux du parti ? Saisir la justice ivoirienne en lieu et place de notre propre instrument de contrepouvoir qu’est le Comité de Contrôle ? Etre sur la défensive ? Attendre, observer pour voir ? Quelle attitude est la plus appropriée pour faire face ?

Pour nous, un acte politique appelle une réponse politique appropriée. C’est donc pourquoi,

1- LES SIGNATAIRES DE LA PRESENTE ;

Considérant que le Président sortant Affi Nguessan a franchi le seuil du tolérable par ses actes de désinvolture, de mépris et d’irrespect vis-à-vis de ses camarades.

Considérant que la majorité des militants ne peut être prisonnière de la politique de défiance vis-à-vis du parti et d’humiliation du Président Laurent Gbagbo menée par le Président sortant du FPI Affi Nguessan.

Considérant que la justice est incompétente pour régler un problème interne au parti, interpréter ou veiller à l’application de nos Statuts ; c’est en interne que le FPI doit trouver une solution à la défiance du Président sortant du FPI Affi Nguessan.

Considérant que c’est à juste titre que nous qualifions la justice actuelle de justice des vainqueurs ; surtout au moment, où c’est sur le camp Gbagbo que pend invariablement l’épée.

Considérant que le Comité de Contrôle est notre organe de contrepouvoir et de recours interne.

Considérant que le Président sortant du FPI Affi Nguessan ne peut être juge et partie pour ce qui relève de la convocation du Comité Central dont l’objet est de délibérer sur ses actes de gouvernance et qu’au demeurant il refuse de le convoquer.

Considérant que notre réponse doit-être politique face au Président sortant du FPI Affi Nguessan qui n’a cure ni de la majorité, ni des textes du FPI, et dont l’ambition est de mettre notre parti sous tutelle.

Se souvenant ; de tous les prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles du régime Ouattara sans jugement et dont la plupart font aujourd’hui une grève de la faim ; de tous ceux qui sont en liberté provisoire et sur lesquels planent toujours l’épée de Damoclès d’un retour à la case prison ; de tous ceux qui sont prévus pour être jugés par une cour d’assises dont nous connaissons la composition ; de tous ceux qui demeurent sous la menace d’un mandat d’arrêt international ; de tous les exilés politiques intérieurs et extérieurs.

N’oubliant pas que les camarades Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont à la CPI à la demande du régime Ouattara et avec la caution de sa justice des vainqueurs.

Notant que la CPI réclame « sans délai » le transfèrement de la camarade Simone Ehivet-Gbagbo, un de plus parmi les nôtres.

Rappelant que la démocratie pour laquelle nous nous battons est fondée sur la loi de la majorité, sur le respect des textes que nous nous sommes donnés librement et le respect des autres.

2- LES SIGNATAIRES DE LA PRESENTE ;

Expriment leur soutien à la candidature du Président Laurent Gbagbo qui répond dans les conditions actuelles aux exigences de cohésion interne et d’unité dont le FPI a besoin pour relever les défis qui se présentent à lui.

Condamnent avec la dernière énergie les dérives droitières et déviationnistes du Président sortant du FPI Affi Nguessan ; pratiques qui ont gravement nui à la cohésion interne et à l’unité du parti.
Exigent du Comité Central la suspension immédiate du Président sortant du FPI Affi Nguessan de ses fonctions de président du parti et la mise en place d’une équipe intérimaire de direction jusqu’à la tenue effective du congrès.

Exigent du prochain congrès des sanctions sévères et exemplaires contre le Président sortant du FPI Affi Nguessan, sanctions à la mesure des préjudices qu’il a causés au parti.
Lancent un appel pressant aux militants et aux Fédéraux du parti, qui se reconnaissent dans la ligne souverainiste et qui soutiennent la candidature du camarade Laurent Gbagbo à la présidence du parti, afin qu’ils exigent la convocation immédiate d’une session extraordinaire du Comité Central.

Lancent un appel pressant au Comité de Contrôle afin qu’il explore et mette en œuvre toutes les voies alternatives en vue de la convocation sans délai d’une session extraordinaire du Comité Central, au demeurant par lui et placé sous son autorité ; et ceci pour faire face à l’obstruction et au passage en force dont le Président sortant du FPI Affi Nguessan est devenu l’accoutumé. Car, au motif que le Président du parti est le seul à convoquer et à présider le Comité Central, nous ne pouvons assister passivement à la prise en otage de la majorité et de la démocratie interne par le Président sortant du FPI Affi Nguessan.

Fait, le 16 Décembre 2014.

PAR LES SIGNATAIRES

USA :

Kouakou Sekre (Représentant FPI USA),

Pr. Kokora Dago Pascal (Membre fondateur du FPI ; Ex Ambassadeur de CI aux USA en exil),

Demba Traoré (Ex Représentant FPI USA)

ROYAUME UNI :

Abdon Georges Bayeto (Représentant FPI UK),

Pr. Koudou Kessié Raymond (Ex Ambassadeur de CI en Israël et en France en exil),

Mme Tanoh Agnès (Comité de Contrôle, en exil)

FRANCE:

Pr.Balou Bi Toto Jérôme (ex SG Université Cocody en exil),

Mme Ohouochi Clotilde (Ex Ministre des Affaires sociales en exil),

Dr. Claude Koudou,

Roger Gballou

AFRIQUE DU SUD :

Mesmer Zouzoua (Representant FPI)

Dr. Abie Zogoe (Ex Ambassadeur de CI en Afrique Sud)

SENEGAL :

Ambroise G. Gnahoua (Représentant FPI).

GHANA :

Pr. Kadio Richard (ex Ministre),

Koné Katinan Justin (ex Ministre),

Damana Adia Pickass,

Dogba Arsène,

Kouamé Secré Richard (ex Ministre),

Pr. Nguessan Yao Thomas (ex Ministre),

Me DaKouri Roger.

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