Descente de la police au campus de Cocody: Le FPI condamne la barbarie du régime Ouattara et révèle 4 cas de viols d’étudiantes

Descente de la police au campus de Cocody: Le FPI condamne la barbarie du régime Ouattara et révèle 4 cas de viols d’étudiantes

Le FPI présidé par Laurent Gbagbo et dont la Direction est assurée par Abou Drahamane Sangaré a, par la voix du professeur David Komono Bere, secrétaire national chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, condamné la descente punitive de la police sur le campus de Cocody.

En effet, dans une déclaration dont copie est parvenue à EBURNIENEWS.NET, le FPI condamne la violence d’Etat contre les étudiants ivoiriens et rappelle au régime Ouattara que la liberté syndicale est un droit inaliénable: «le FPI condamne avec la dernière énergie ce qu’il qualifie de barbarie d’Etat, et rappelle au régime Ouattara que la liberté d’expression et la liberté syndicale, acquises de haute lutte, sont des droits inaliénables».

Le parti de Laurent Gbagbo s’indigne par ailleurs du mutisme de la communauté nationale et internationale et des organisations de défense des Droits humains devant les violations récurrentes des libertés et droits dont le gouvernement Ouattara est responsable: « le FPI interpelle la communauté nationale et internationale, les organisations de défense des Droits humains et les responsables de la Francophonie sur leur mutisme devant les violations récurrentes des libertés et droits dont le gouvernement Ouattara s’est rendu coupable depuis son arrivée à la tête de l’Etat», précise la déclaration.

Sur la nature desdites violations, le FPI révèle que lors de la descente punitive sur le campus de Cocody, les forces de sécurités ont violé des étudiantes: «dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 avril 2016, les étudiants ont été agressés de 22h à 3 h du matin dans leurs chambres, par des éléments des services de l’ordre. Le résultat est macabre: viol de 4 étudiantes dans leur chambre, arrestation d’au moins 30 étudiants, plusieurs blessés graves, vol de matériels dont des ordinateurs et téléphones portables, pillage des chambres d’étudiants».

Le FPI rassurent les étudiants de son soutien dans leur lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail en milieu universitaire.

Rappellons que suite à l’appel de la FESCI, les étudiants ivoiriens se sont réunis pour dénoncer les mauvais équipements en salle de cours, la multitudes des grandes écoles non accréditées, mais aussi et surtout la décision du gouvernement Ouattara de requisitionner la cité universitaire de Cocody afin de la mettre à la disposition des athlètes qui prendront part aux Jeux de la Francophonie qui se tiennent en Côte d’Ivoire en 2017. Depuis lors, au moins 70 étudiants dont le secrétaire du mouvement, Fulgence Assi ont été interpellés par les forces de l’ordre.

Aux dernières nouvelles, Fulgence Assi, le secrétaire de la FESCI et ses camarades (Assi Jean Jaures, Tossou Franck, etc..) jusque-là détenus à la préfecture de police d’Abidjan, ont été transférés à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan ( MACA ) hier jeudi en début de soirée. Le pouvoir Ouattara les accuserait de “rebellion et atteinte à la sureté”.

Eburnienews.net

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