DÉSORDRE AU SEIN DES FRCI:SOUMAÏLA BAKAYOKO AU COEUR DE LA BROUILLE

DÉSORDRE AU SEIN DES FRCI:SOUMAÏLA BAKAYOKO AU COEUR DE LA BROUILLE

Ces dernières semaines ont été marquées par des remous au sein des FRCI dont le point culminant s’est soldé par le «limogeage » du lieutenant-colonel Issiaka Ouattara dit Wattao et la traque de certains de ses éléments. Une situation délétère qui, selon une source bien introduite au sein des FRCI, serait le fait du laxisme complice du chef d’état-major général des armées, le général Soumaïla Bakayoko.

Il ne fait apparemment pas bon vivre au sein des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) en ce moment. Après le double limogeage de Wattao il y a quelques jours, les langues commencent à se délier sur le malaise qui mine l’armée.

Favoritisme, népotisme, clientélisme, indiscipline, affairisme…

Autant de maux que dénonce une source au fait des petits meurtres entre FRCI. Au sein des soldats du rang, le chef d’état-major général des FRCI, le général Soumaila Bakayoko, porte l’entière responsabilité de toutes les brouilles au sein de l’armée. En cause, le laxisme dont il fait preuve devant des situations inadmissibles qui ne sauraient être tolérées dans un Etat de droit. Nominations au mépris des grades,retraités intouchables.

L’une des principales pommes de discorde,selon une confidence, c’est que les nominations à des postes de responsabilités ne respectent pas souvent les règles de l’art. Ainsi, des gradés se voient dirigés par leurs «petits», avec des grades inférieurs.
C’est en l’occurrence ce qui s’est passé le 25 juillet dernier à l’EGS de Marcory, où le lieutenant Souleymane Tuo a été bombardé responsable de ce camp des FRCI en charge de la sécurité d’Abidjan-sud, devenant du coup le patron de certains de ses supérieurs hiérarchiques dans cette base.Une situation inconfortable quand on sait que la discipline et le respect de la hiérarchie sont les maîtres mots dans l’armée.

«Comment on peut nommer un lieutenant dans un camp où il y a plus de gradés ? L’état-major aujourd’hui on ne sait pas si c’est une armée de Samory Touré où autre chose», s’offusque notre source. A côté des nominations fantaisistes dont celui de Tuo serait un cas isolé, à l’en croire, notre source révèle que nombre de responsables dans certaines localités du pays, qui font la pluie et le beau temps, sont des retraités. Mais curieusement, ce sont eux qui sont les plus armés et commandent des éléments sur le terrain au vu et au su de l’état-major qui ne fait rien pour mettre de l’ordre. Il cite l’exemple du nommé Delta, qui règne en maître sur San-Pedro, normalement admis à la retraite depuis bientôt deux ans.

Plus grave, il s’affuble du grade de capitaine, alors qu’il n’est qu’un sergent-chef. Fort du laisseraller de sa hiérarchie et de l’impunité dont il jouit, il poste ses hommes à Vavoua, Méagui et Soubré, des zones riches en cacao, pour toutes sortes de trafics et d’extorsions de fonds sur les paysans. Même situation à Bassam où les populations font face à la même situation avec l’adjudant Kouyaté et aussi à Bouaflé avec Koné Bakary. «C’est comme si on était encore dans la rébellion dans les zones centre, nord et ouest de la Côte d’Ivoire», déplore-t-il, ajoutant que ces personnes veulent à tout prix se remplir les poches. Il ne s’arrête pas là.

Notre informateur pointe du doigt le général Soumaïla Bakayoko qu’il a ouvertement accusé, sans sourciller, de recruter des personnes de son village. CCDO : les dessous du clash Wattao-Kouyaté Revenant sur la collaboration tendue entre Wattao et le commissaire divisionnaire Youssouf Kouyaté au sein du Centre de coordination des décisions opérations (CCDO), notre informateur s’est voulu explicite sur le fond du problème. Selon lui, les relations entre les deux hommes se sont grippées du fait de l’interventionnisme exagéré du commissaire Kouyaté, coordonnateur du CCDO sur le terrain,alors que c’est Wattao, le chef des opérations, donc l’homme du terrain.Une situation jugée inacceptable pour le dernier cité. Est-ce pour cela que Hamed Bakayoko a préféré se séparer de lui ?

En tout cas, notre source affirme qu’en réalité, le poste qu’occupait Wattao était tournant et que son ‘‘mandat’’ était déjà terminé.Plus globalement, notre source crois savoir que Wattao dérangeait, parce qu’il aurait mis fin à des pratiques peu reluisantes dans la zone Abidjan Sud notamment comme des FRCI sans matricules qui s’étaient érigés en vigiles devant les supermarchés et les magasins. Une situation qui est en passe de refaire surface avec son lot de racket et d’extorsions de fonds aux opérateurs économiques. Certains nouveaux commandants se livreraient déjà à des rançons sur leurs éléments sur le terrain en fixant des quotas hebdomadaires. Pour lui, l’un des vrais problèmes qui perdure est qu’il y a encore de nombreux FRCI sans matricules, y compris même au sein du CCDO. Ce n’est que récemment que les FRCI de cette unité ont vu un début de solution à cette situation.

Source: Le Nouveau Courrier

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