Détention des journalistes à Agban: Alain Logbognon accuse Ouattara de bafouer les libertés garanties par la Constitution ivoirienne

Détention des journalistes à Agban: Alain Logbognon accuse Ouattara de bafouer les libertés garanties par la Constitution ivoirienne

S’il y a des réactions qui surprennent en même temps qu’elles mettent du boom dans le Coeur de tous ceux qui luttent pour que la liberté d’expression soit préservée en Côte d’Ivoire, c’est souvent lorsque celles-ci viennent des pontes du pouvoir Ouattara. C’est le cas de la réaction pondue en ce lundi 13 février par Alain Lobognon, ex-ministre des Sports dans le gouvernement Ouattara.

En effet, suite à la détention des journalistes ivoiriens Yacouba Gbané (Directeur de publication de Le Temps et LG Info), Coulibaly Vamara (Groupe Olympe, éditeur des journaux Soir Info et L’Inter) et Bamba Franck Mamadou (Groupe la Refondation, éditeur de Notre Voie) au camp de la gendarmerie à Agban pour avoir dénoncé le paiement de rançons aux mutins des forces speciales, l’ex-ministre des sport de Ouattara et proche de Guillaume Soro a exprimé son dégoût de cette pratique qui consiste à limiter les libertés individuelles sous Ouattara.

Dans un article intitulé “La Côte d’Ivoire n’en a pas besoin” paru sur sa page Facebook, Alain Lobognon a également accusé la CNP de Raphaël Oré Lakpé d’inciter la Justice à poursuivre des journalistes au lieu de jouer son véritable rôle de régulateur. Ci-dessous le pamphlet de Alain Lobognon.

La Côte d’Ivoire n’en a pas besoin.

Depuis plusieurs mois, je dis NON à toutes les demandes d’interview venant des médias d’Etat et de la presse privée en Côte d’Ivoire pour éviter toute polémique inutile liée à mon statut d’ancien ministre et de Député ivoirien.

Cette précaution ne m’empêche pas de me prononcer, quand je le souhaite, sur des sujets d’actualité.

Ce lundi 13 février 2017, je viens déplorer la garde à vue, depuis hier dimanche, de six journalistes accusés d’incitation à la révolte dans l’armée. Il faut condamner.

La Côte d’Ivoire n’a pas besoin d’être interpellée sur les questions des libertés des médias. Car, arrêter un journaliste, salit l’image du pays. J’accuse le CNP et ses membres. Ces régulateurs des médias auraient pu jouer pleinement leur rôle au lieu d’inciter la Justice à poursuivre des journalistes.

Détenir un journaliste pour quelques secondes, c’est retirer à notre pays des points sur ses indices de libertés et de démocratie. Je suis triste et dépité. Parce que les libérer aujourd’hui sera toujours mal interprété. Le mal est déjà fait. Le monde entier sait, ce lundi 13 février 2017 que des libertés garanties par la Constitution ivoirienne ont été bafouées.

Eburnienews.net

2 comments

  1. je ne comprends pas ce que Lobognon dit. Il parle de liberté bafouéé et de quelle constitution. Tous les prisonniers politiques, une constitution rejetéé par le peuple et je ne sais encore. Il veut nous distraire ou quoi ! De quelle coté il est. Ce sont eux qui font tout ce desordre et il fait semblant de se dissocier.

  2. Alain Logbognon,tu as bouche maintenant pour gueuler?Tu es l’un d’eux dans la rébellion dont ton parrain Dramane Allasane vous avait enrôlé pour tuer les Ivoiriens.Écarté de ton poste de ministre,tu veux t’assimiler?Quand tu mangeais avec eux tu n’avais pas cette gueule,donc tais-toi à jamais!Tu as fait ce que ton chef criminel venu de Ouaga t’avait toujours demandé,caméléon!

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