Detho Letho se défend d’avoir trahi Gbagbo

Detho Letho se défend d’avoir trahi Gbagbo

Le Général Detho Letho à la barre à la Cour pénale internationale (Cpi), le mercredi 8 novembre 2017 s’est défendu d’avoir été un fuyard au plus fort de la crise post-électorale. Dans le procès conjoint Laurent Gbagbo-Blé Goudé.

«Je suis allé au Golf le 31 mars, les gens ont dit que je suis un fuyard, j’ai trahi. Mais le president GBAGBO est là, le ministre Ble Goude est là, toute la nation ivoirienne me regarde, le president Gbagbo sait, je ne suis pas un fuyard», a déclaré le Général Detho. Non sans indiquer la deuxième raison de son ralliement à l’ennemi, le 31 mars 2011, au moment des faits. «La 2ème raison, c’est que je n’arrivais plus à joindre le chef-d’Etat major depuis 3 jours. Quand son garde de corps par qui on passe souvent pour le joindre, a pris le téléphone après, il m’a dit : Papa, c’est pas la peine d’appeler, le Général est parti se réfugier à l’ambassade d’Afrique du Sud», s’est expliqué le témoin.

Les Fds ne sont pas responsables des événements d’Abobo

Abordant les principaux faits, notamment la marche des femmes à Abobo le 3 mars 2011, le témoin à charge a martelé qu’il n’était au courant de rien car dans les normes lorsqu’il y a un tel événement , le ministre de l’Intérieur l’en informe et lui procède à la l’encadrement des troupes. Il a poursuivi pour soutenir qu’ il a mené sa petite enquête, après avoir reçu l’information relative à la présumée répression de la marche des femmes. «Lorsque le Général Mangou m’a parlé d’un supposé massacre  de femmes , j’ai interrogé les éléments  sur le terrain et ceux -ci étaient cantonnés au camp commando ne pouvant sortir ni en groupe ni individuellement donc ce ne  sont pas ses hommes. Ne pouvant pas sortir de leur cantonnement, techniquement ce n’est possible donc ce ne sont pas ses hommes», a déclaré le témoin. Sur un autre fait, il a dit avoir appris comme tout le monde que le marché d’Abobo a été bombardé, le 17 mars 2011. « Sides mortiers de 60 mm devraient être tiré à partir du camp commando, ils ne pouvaient atteindre leur objectifs. Parce que la distance qui sépare le camp commando du marché est hors de portée des mortiers», a-t-il fait savoir à la barre. Déchargeant pour ainsi dire les Fds.

Par Marcel Dezogno 

Source: letempsinfos.com

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