Deux Afro-Américains retrouvés pendus à des arbres en Californie

La police parle de suicides, mais les familles des défunts et leurs proches doutent de ces explications.

Des manifestants se sont rassemblés ce week-end à Palmdale, en Californie, pour exiger des réponses après la découverte le 10 juin du corps d’un homme noir de 24 ans, Robert Fuller, pendu à un arbre. Les proches du jeune homme soulignent la ressemblance avec la mort de Malcolm Harsch, un autre Afro-américain de 38 ans, retrouvé le 31 mai pendu à un arbre de Victorville, à une cinquantaine de kilomètres.

Les premières conclusions des enquêteurs privilégient dans les deux cas la piste du suicide, mais les familles de Robert Fuller et de Malcolm Harsch ont exprimé leurs doutes, et demandent que toute la lumière soit faite sur ces décès. «Rien de ce qu’on nous a dit ne tient debout», a déclaré sa sœur lors du rassemblement qui s’est tenu samedi à Palmdale. «On nous dit une chose, puis une autre, mais nous voulons la vérité ! (…) Mon frère n’était pas suicidaire.»

Les déclarations officielles selon lesquelles il n’existerait pas d’enregistrement vidéo de la scène ont également soulevé les doutes de la famille Fuller et de leurs soutiens, du fait de la proximité du lieu du drame avec le conseil municipal et plusieurs commerces. L’enquête est toujours en cours. Le corps de Robert Fuller n’a, pour l’heure, pas fait l’objet d’une autopsie.

De leur côté, les proches de Malcolm Harsch disent ne pas avoir été informés des causes de sa mort, bien qu’une autopsie ait eu lieu. «Nous essayons seulement d’obtenir des réponses à propos de ce qui s’est passé», a déclaré la sœur du défunt. «Mon frère était quelqu’un de tellement aimant,(…) cela ne lui ressemble pas.» Dans une déclaration au journal local Victor Valley News, la famille Harsch a pointé du doigt le fait qu’il existe «de nombreuses manières de mourir», mais que «considérant le contexte actuel de tensions raciales, l’idée qu’un homme noir se pende à un arbre nous interpelle et nous choque. Nous exigeons la justice, pas des excuses.»

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