Devant la menace des ex-combattants, le gouvernement ivoirien appelle au secours

Devant la menace des ex-combattants, le gouvernement ivoirien appelle au secours

A quelques mois des joutes électorales en Côte d’Ivoire, en octobre 20105, la menace d’un soulèvement des ex-combattants de la longue crise ivoirienne, depuis septembre 2002 à la crise électorale de 2010-2011, se fait de plus en plus palpable. le gouvernement entend ouvrir les yeux en s’arrachant les cheveux devant les vociférations de ces exclus du partage du butin assorti de promesses non tenues, selon les trahis…La grogne monte! L’Etat ivoirien appelle au secours!

24 000 ex-combattants de la crise ivoirienne doivent encore être réinsérés dans la vie civile ivoirienne. Un défi que le gouvernement doit réussir d’ici le mois de juin prochain. Déjà plus de 46 000 personnes ont bénéficié du programme DDR mais l’effort ne doit pas être relâché et le secteur privé est appelé à la rescousse. MPCI rebellesMille ex-combattants embauchés : c’est le vœu pieux formulé par la DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) qui souhaite que les entreprises privées ivoiriennes ou étrangères contribuent à l’effort de paix. «Plusieurs sociétés de notre chambre ont déjà engagé des ex-combattants, explique Jean-Louis Legras, le président de la Chambre de commerce France-Côte d’Ivoire. Si chaque petite société en embauche 4 ou 5 ou même propose des stages de formation, c’est déjà une pierre à l’édifice ».

Fidela Sarasssorro, directeur de la DDR aimerait que le secteur privé prenne une part plus importante dans l’embauche ou dans la formation professionnelle des ex-combattants. « Pour le moment, je dois avouer que le privé représente très peu [pour ce qui concerne] l’embauche. Mais quand on prend en compte la formation, ils commencent à se positionner. Nous souhaitons pouvoir monter avec une telle initiative », assure t-il à RFI.

Le groupe Bolloré a justement son centre d’enseignement sous-régional pour le personnel de manutention portuaire à Abidjan et Jacques Brouard, le chargé de formation annonce que le groupe contribuera fortement à l’embauche et la formation de personnel en réinsertion. « L’enjeu va consister à former 140 caristes et entre 20 et 40 conducteurs de poids lourds, précise Jacques Brouard. Mieux, si nous pouvons le planifier, et en fonction du niveau des candidats ». ex-combattaL’enjeu de la réinsertion des ex-combattants est autant un problème d’emploi disponible que de main-d’œuvre qualifiée. Sur ce dernier point, de l’avis de bon nombre de participants à cette rencontre, le secteur privé ne pourra pas seul assurer la formation de ceux qui veulent se réinsérer.

Source: 5minutesinfos.net

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