Djibril Bassolet est-il oui ou non un missionnaire de Blaise Compaoré pour réaliser sa vengeance et assurer sa revanche ?

Djibril Bassolet est-il oui ou non un missionnaire de Blaise Compaoré pour réaliser sa vengeance et assurer sa revanche ?

Le Général Djibril Bassolet est-il oui ou non un missionnaire de Blaise Compaoré pour réaliser sa vengeance et assurer sa revanche ?

Telle est la question que se posent encore de nombreux Burkinabè et observateurs de la scène politique de notre pays !

Difficile d’y répondre car l’homme avançait cagoulé, en bon stratège. Homme de la proximité infaillible de Blaise Compaoré, Djibril était assurément son confident. Aucun fait ou geste de l’an 1 à l’an 27 du règne de B.C. n’a contredit cette vérité.

Cependant, lorsque Blaise Compaoré a mis au point son projet de règne à vie par le biais de la modification de l’article 37 de la Constitution, Djibril est resté quelque peu dubitatif, ainsi que le montrent certaines de ses déclarations en son temps. Non seulement il faisait partie des potentiels successeurs au trône désignés par le boss (sans être le seul) si celui-ci renonçait finalement à rempiler, mais aussi et surtout Djibril n’était pas sûr de l’aboutissement de l’affaire. Qu’à cela ne tienne, si quand même on y arrivait, c’était tant mieux ! Et il est clair que Djibril n’aurait jamais quitté la stratégie de B.C. et ne l’aurait jamais défié ! Toutes les gesticulations de ses comparses et autres zélateurs tendant à faire croire qu’il n’a pas soutenu la modification de l’article 37 ne sont que propagande trompeuse et éhontée.

Les faits sont clairs à ce propos. Djibril Bassolet, chef de la diplomatie de Blaise Compaoré en était aussi le chargé de lobbying du dossier article 37 auprès des milieux secrets des décideurs qui comptent. Il ne pouvait ni se dérober de cette mission, ni même en être complaisant, et pour qui connaît Blaise Compaoré, la moindre hésitation de sa part ou le moindre soupçon de son manque d’engagement aurait immédiatement déclenché son courroux. Or, tout laisse à voir que ce fut le parfait amour entre les deux jusqu’à l’adoption par le conseil des ministres du 22 octobre du projet de loi modificatif de l’article 37 auquel Djibril Bassolet a participé sans broncher.

Et ne voilà-t-il pas qu’au lendemain de l’insurrection, Djibril Bassolet se présente comme ayant pris le parti du peuple. Quand et comment ? Comme le dit le proverbe de chez nous, l’agresseur ne peut être le soignant de la plaie de sa victime, sauf à faire semblant tout simplement ! Voilà un être spécial, à la fois avec le loup et avec l’agneau ! Il ne tardera malheureusement pas à se faire découvrir.

Ce sont d’abord les journaux très au parfum des affaires de l’ex- famille présidentielle qui nous apprendront que Djibril a rendu visite à « son patron » à Yamoussokro, preuve de l’inexistence de cette ligne de démarcation à laquelle on veut nous faire croire. Il est évident que Salif Diallo ou Simon Compaoré (ne parlons pas de Roch) n’iront pas à une telle audience, clairement démarqués qu’ils sont ! Cette rencontre « au sommet » entre Blaise et Djibril était certainement nécessaire pour s’assurer que tout reste en ordre et que le scénario peut être déroulé. L’objectif est clair : organiser la résistance et administrer la revanche contre le peuple insurgé et tous ses acteurs zélés qui ont osé défier la royauté des Compaoré, en particulier empêcher par tous les moyens les RSS et leur MPP d’accéder au pouvoir.

Puis on se rendra compte de l’ampleur des moyens mobilisés pour l’opération : de l’argent impressionnant déversé dans les bas quartiers des villes et dans les villages pour acheter les consciences. C’est à croire que Djibril Bassolet dispose d’une planche à billets dans son salon ou dans sa chambre ! Mais c’est dommage, le peuple a gagné en maturité et l’a parfaitement illustré le 7 avril dernier. Où étaient tous ces mangeurs d’argent appelés à cor et à cri d’aller empêcher le CNT de voter le code électoral ?

Coincé par les dernières évolutions, le Général se dévoile et sort la rengaine anti-MPP. Le masque est tombé, Djibril Bassolet est bel et bien celui commis par Blaise Compaoré pour le venger contre son ennemi irréductible, le MPP. On avait déjà senti les piques grossières des propagandistes de NAFA contre le MPP accusé sans preuves de toutes sortes de choses. On croyait que leur chef, lui, avait un peu plus de recul et le voilà qui saute lui-même dans la boue à travers ses récentes déclarations à l’extérieur et par les mêmes créneaux médiatiques bien connus selon lesquelles les auteurs du nouveau code électoral sont les gens qui ont été aux affaires depuis le Front Populaire., indexant les leaders du MPP.

On remarquera au passage que Djibril Bassolet se débine comme à ses habitudes : lui n’a pas été de la galaxie du Front populaire (?!). Ensuite, on constate qu’il n’arrive plus à contenir le secret de sa mission en exhibant des accusations haineuses et sans fondement contre le MPP. En réalité, le MPP n’est pas plus initiateur du projet de code électoral que les autres acteurs présents au CNT. Le MPP n’en fait ni un axe de sa stratégie de conquête du pouvoir, ni une arme contre des concurrents ; il n’en a d’ailleurs pas besoin. Comme tous les autres partis de l’ex-opposition et la société civile, le MPP considère que l’insurrection populaire des 30/31 octobre ne peut être passée par pertes et profits, et qu’il convenait d’appliquer les lois dans toute leur rigueur pour améliorer la démocratie en n’encourageant pas l’impunité. Naturellement, ceux qui ont baigné dans la forfaiture ne peuvent que crier à l’exclusion malgré la reconnaissance explicite de leur erreur et leurs demandes de pardon. Tout à fait incohérent de la part de ceux-ci !

Djibril Bassolet annonce qu’il lancera sa candidature au grand dam des nouvelles dispositions dont il dit ne pas le concerner. Cette obstination est dans l’ordre normal des choses : la mission doit être exécutée coûte que coûte et si la voie démocratique ne le permettait pas, on passera par d’autres méthodes, y compris par la stratégie du pire ; cela a déjà été dit !

Clément P. Sawadogo

Source: L’observateur Paalga

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3 comments

  1. Heureusement que les Burkinabes ne sont ni dupes ni comme d’autres qu’on connait. Ils vont bouter ce Bas souliers hors de sa petite cabane;ses petites prétentions,car si l’on cherche à juger Compaoré, il faut aussi penser à ce Djibril Bas soulier qui est le plus grand sbire de Blaise et le plus gros bourreau des Burkinabe. En effet, c’est l’émissaire lugubre des affaires obscures de sir Compaoré.Cet homme est très dangereux tant pour le Burkina que pour l’Afrique.Pire,je ne savais pas qu’il était général,or Compaoré est seulement capitaine???!!!!!Imaginez le reste!

  2. Il faut arrêter cet individu macabre.LA preuve il veut lancer une désobéissance aux principes et règles du pouvoir. Vous verrez des mouvements au niveau de l’armée!Ce sir est un vrai poison.Que celui qui a des oreilles pour entendre entende!Pouvoir Burkinabe, Blaise est encore dans vos murs et il frappera fort,plus fort à travers de cet illustrissime dangereux venin qu’est Djibril Bas Soulier. Vous êtes prévenu!

  3. Le changement avec sir Bas solier,c’est l’ombre de Blaise planant autour du palais et la figure du double émissaire arriéré qui est Djibril!Il veut défier le pouvoir,mettez-le aux arrêts et que cela serve d’exemple aux autres passéistes et rétrogrades nostalgiques pilleurs du peuple burkinabe!

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