Duekoué: Les révélations sur la police et les LES F.R.C.I. continuent (à l’adresse des O.N.G. au service du mensonge, des guerres et coups d’Etat en Afrique)

Duekoué: Les révélations sur la police et les LES F.R.C.I. continuent (à l’adresse des O.N.G. au service du mensonge, des guerres et coups d’Etat en Afrique)

L’ouest ivoirien serait-il condamné à la pagaille de la jungle ? En deux semaines d’enquêtes, voici les informations (maintes fois recoupées) que les réseaux du collectif des victimes de Duékoué ont recueillies et qui pourraient interpeller l’Etat, si tant est qu’il existe en Côte d’Ivoire.

La veille de l’interpellation suivie de l’assassinat du jeune DOH Amos d’ethnie Wê par la police de Duékoué, le lundi 10 Octobre 2016, un autre jeune nommé N’GORAN, d’ethnie Baoulé, a, ce jour-là, sous une pluie battante, perpétré en moins d’une heure deux braquages à moto, l’un au quartier Résidentiel, derrière la brigade de gendarmerie et l’autre braquage au quartier Guéré. Pris en chasse par la population, le jeune N’GORAN, près de son domicile au quartier Résidentiel, fait une chute à moto et parvient à maîtriser ses poursuivants à l’aide d’un pistolet qu’il brandit pour les tenir en respect, reprend sa fuite à moto et cent mètres plus loin, s’engouffre dans une concession… son lieu d’habitation à moins de trois cent mètres de son premier braquage de ce lundi-là !

Mais tout ceci n’est que détail car appréhendé par la foule, N’GORAN le braqueur aux mains blessées par les vitres qu’il avait brisées auparavant dans son second braquage du jour, on est loin d’imaginer l’accueil… ‘’royal’’ qui lui a été réservé par la police de Duékoué. Conduit d’abord aux urgences hospitalières pour des soins, le braqueur N’GORAN a eu droit à un interrogatoire aux allures de négociation (source policière), vu et su que la police avait son signalement et qu’il avait commis plusieurs vols à main armée et donc supposé détenir plusieurs millions ! Imaginez la suite, quand on sait qu’il y a deux ans, des policiers s’en sont mis plein leur dizaine de poches et ont été dénoncés en plein commissariat de Duékoué par un braqueur de banque (la C.E.C.P.) qu’ils avaient arrêté à un corridor de sortie de la ville.

Oui, bref, voici l’une des questions essentielles que ramènent toujours les populations de Carrefour – Duékoué : ‘’comment ou pourquoi un braqueur (N’GORAN), pris sur les faits, bénéficie d’un traitement de faveur de la part de la police et qu’un autre jeune(DOH Amos), rentrant chez lui, est enlevé par la même police avec toute la racaille en son sein, étranglé, le sexe étiré, copieusement battu à mort, sans interrogatoire ou procès-verbal de sa moindre audition ? Que fait la police de la présomption d’innocence ?’’ Voici résumé ici tout le courroux des populations à Duékoué sur les débordements de ce mercredi 12 Octobre 2016 : les jeunes d’ethnie Guéré sont ciblés et condamnés à une élimination systématique par la ‘’police’’ meurtrière (f.r.c.i.) de Duékoué.

Pour ceux d’entre ces jeunes d’ethnie Guéré qui ont la chance d’être mis aux arrêts par la police régulière de Duékoué et donc d’être vivants, avec ou sans preuve, ce sont toujours vingt ans de cachot qui leur sont réservés, quand les brigands ou tueurs issus des autres ethnies (rien, absolument rien ici n’est exagéré) en ont pour cinq ans au plus ou sont vite relâchés pour revenir narguer leurs victimes à la faveur d’une grâce… présidentielle ou d’un arrangement entre juges corrompus et parents des criminels. Corruption, tribalisme et haine de l’autre (ici l’autochtone Guéré) cohabitent tranquillement et depuis fort longtemps à la police de Duékoué et dans l’administration, vérité indiscutable !

Autres faits : le lundi 31 Octobre 2016 à 15 heures, suite à la débâcle de monsieur OUATTARA au référendum, cinq hommes dont un Burkinabé (TOURE Mansour), un Malien, un Nigérian (Malick) et deux autres ‘’fous’’ de la violence propre au r.d.r. et à sa rébellion, ont fait irruption au kiosque à journaux de Duékoué, ont menacé la vie du gérant, l’ont sommé de ne plus vendre les journaux pro-GBAGBO avant d’emporter avec eux ses stocks de journaux. A leur départ, ces braqueurs de liberté ont asséné un coup violent à la bouche de DOUMBIA Amadou, à l’aide d’un bâton, un coup donné par surprise, les assaillants de DOUMBIA ayant surgi dans son dos. Tombé à la renverse sur sa nuque, DOUMBIA a perdu connaissance une dizaine de minutes. Le tort de DOUMBIA ?

DOUMBIA est du nord ivoirien, il est musulman, militant du parti de GBAGBO depuis 1990. Ayant commis cette lâche agression, les cinq délinquants se sont réfugiés chez la députée Flanizara TOURE, la même qui a fait commettre des massacres à Duékoué le 3 Janvier 2011 ainsi qu’à Nahibly en Juillet 2012. Mais bien que les agresseurs de DOUMBIA soient connus par des dizaines de témoins, voici que la police de Duékoué reste inerte, alors que DOUMBIA et le gérant du kiosque à journaux ont porté plainte. Pour le moment, nous rendons grâce à Dieu car DOUMBIA qui a en ce moment la mâchoire légèrement fracturée, des vertiges intermittents, n’ait pas connu le même sort que ce vieil homme de Korhogo (nord ivoirien), lui aussi militant et responsable de base du parti de GBAGBO, lâchement assassiné avec un fusil calibre 12 à 4 heures du matin en 2001, peu avant la rébellion ivoirienne.

Il y a aussi le cas du jeune DOH Salomon, d’ethnie Wê, militant du p.d.c.i. et chef d’un bureau de vote le 30 Octobre dernier. Parce que ce jeune homme a refusé à ses partisans un bourrage d’urne au cours de ce honteux désert électoral à Duékoué, il a vite été calomnié par eux et livré à la barbarie des dozos qui l’ont battu jusqu’à fracture de sa cuisse. Enchaîné à son lit d’hôpital pendant plus de trois jours, il n’a reçu aucun soin, à part un sérum. Soulignons que le jour de son entrée à l’hôpital, le soir même du référendum-fiasco, il a eu droit à la visite de la ministre Anne OULOTO et Flanizara TOURE, qui ont joué les ‘’procureurs aigris’’ en l’interrogeant, refusant de reconnaître le mandat (C.E.I.) d’agent électoral brandi par un blessé grave qui est de leur bord politique (r.h.d.p), sommant la police de veiller au grain ! A ce jour, il y a, en plus de DOH Salomon, les jeunes DOUE Nicaise et TEHE Charles Lebon du village de Bahé B qui croupissent à la prison de Man, sans jugement, après plus de soixante-douze heures passées au cachot de la gendarmerie de Duékoué ! Ces deux derniers ont été accusés d’avoir cassé des urnes, parce qu’ils ont eu le malheur de traverser un campement baoulé en courant, tout comme DOH Salomon a eu le malheur de tomber sur des dozos qui ont dit attendre ‘’quelqu’un’’ roulant (comme lui) à moto et dont le signalement leur avait été donné par téléphone ! ‘’Ehéé, Ouattara !’’, s’est écriée à l’hôpital ce jour-là, une sœur du supplicié Salomon.

Le 2 Novembre 2016, à Fengolo, 5 kilomètres de Duékoué, le septuagénaire BOHI Gnoandji Sylvain est percuté au niveau de son abdomen par un motard burkinabé roulant à tombeau ouvert. Violent choc de la nuque de BOHI contre le sol. Le motard mossi apeuré s’enfuit, abandonnant sa moto et deux de ses orteils coupés, oubliant que son téléphone portable (identifié) est tombé là. Conduit à l’hôpital par les siens, BOHI décède avant le soir du jour de l’accident. Saisie et informée de cela, voici encore que la police de Duékoué marchande avec la famille de feu BOHI, sans mettre le tueur burkinabé aux arrêts, un tueur qu’elle protège, puisqu’elle a laissé entendre aux parents de la victime BOHI qu’elle sait où le motard assassin fait soigner ses orteils coupés, qu’elle ‘’attend sa guérison pour … agir’’ ! Vous avez bien lu, ‘’pour agir’’ ! Mais imaginons un seul instant qu’au cours de cet accident, les rôles furent inversés, c’est-à-dire le Burkinabé victime du Wê : sans enquête ou sans porter plainte, les hordes des envahisseurs de l’ouest ivoirien, gourdins, machettes et kalachnikovs au poing s’en prendraient aux Guéré, comme d’habitude, en toute impunité. Sur cette dernière supposition, ce ne sont pas les preuves qui manquent, en référant aux actes de la sulfureuse député Flanizara, à Duékoué du 3 au 7 Janvier 2011 et à Nahibly le 20 Juillet 2012.

Le présent papier vise à dénoncer la lâcheté et l’esprit de malhonnêteté des forces de l’ordre à Duékoué et en Côte d’Ivoire. Mais il n’y a pas que ces forces de l’ordre : toutes ces organisations des droits de l’homme, dans les cas criminels cités ci-dessus, sont restées muettes et immobiles, quand tout le monde sait ou se souvient leur activisme pour nuire à GBAGBO et à son peuple, il y a six ans ! Est-il exagéré à partir de tous ces nombreux faits surréalistes et criards d’affirmer, en chœur avec les victimes Wé ou Guéré, que le régime en place est en mission commandée à l’ouest ivoirien contre les populations autochtones ? Des veuves et des orphelines de Duékoué ont décidé donc pour cela, pour faire frapper de malédictions tous ces esprits de perfidie, d’injustice, de haine et de violence gratuites, de se rassembler, tisons ardents et cendres en mains, toute une semaine sur les fosses communes de leurs parents près la rivière Guémon. Pas de quoi se souhaiter être SARKOZY, OUATTARA, BAN Ki Moon, BENSOUDA ou le moindre de leurs ténébreux complices !

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 27 Novembre 2016.

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