D’un régime à l’autre: Voici le visage de la tyrannie (Par Germain Séhoué)

D’un régime à l’autre: Voici le visage de la tyrannie (Par Germain Séhoué)

« Quelle tyrannie que ce régime ! » Pourrait-on entendre d’une victime d’un tel système politique. Dans ce parcours, nous allons parler du tyran. Le tyran. La tyrannie. Nous ne savons pas pourquoi nous avons cette inspiration aujourd’hui, mais cela arrive. Alors parlons-en !

Peut-être que dans l’Assemblée des lecteurs, quelqu’un voudrait en savoir un peu plus, ou alors il y aurait des tyrans qui voudraient connaître leurs traits de caractère en vue d’entamer une cure de délivrance, qui sait ? Mais parlons-en ! C’est quoi un tyran ? Oui, vous ! « Un tyran est un despote ». Très bien ! Et vous? « Un tyran est un autocrate ». Très bien ! Oui, vous ! « Un tyran ? On dirait que c’est… c’est … un dictateur ».

Exact ! Encore qui ? Oui, vous ! « Quelqu’un qui impose excessivement son autorité, exemple : Sa femme est un vrai tyran ! » Oui, oui, c’est ça ! Et vous, mademoiselle ? « Si on veut considérer la vie politique, c’est un chef d’Etat qui détient un pouvoir suprême et gouverne avec une autorité absolue et excessive ». Excellent ! Oui et vous, vous voulez dire mieux ? « Oui, c’est celui qui pratique la tyrannie ». Oui, mais c’est quoi la tyrannie ? Vous, au fond ! « La tyrannie, ou bien c’est une autorité excessive, ou bien c’est un gouvernement autoritaire et absolu ». Très bien !

Prenons maintenant le mot tyran. Mais nous supposons que personne n’a un parent tyran ici. Parce que nous ne voulons pas de problème. D’abord, souvenons-nous que la tyrannie est un système politique comme la démocratie, la royauté. Mais le tyran se reconnaît par le fait qu’il ne cherche pas le bien commun du peuple tout entier. Il ne poursuit que l’intérêt personnel de son propre Gouvernement. De sa propre famille, de ses amis, disons : le bien de sa clique. Cela, c’est en ce qui concerne sa finalité. Mais quant aux moyens qu’il utilise, il a une façon bien particulière.

Le tyran prend tous les pouvoirs. Tout ! Il décide lui-même. Donc il supprime les partis politiques. Il ferme le parlement. Il impose sa pensée. Les autres n’ont qu’à suivre. Il faut savoir que les tyrannies, il en existe de plus graves, de plus féroces et de moins graves. Nous ne savons pas s’il y a des tyrans dans nos pays de la sous-région. Mais ce qui caractérise souvent les tyrans, c’est leur tendance à ne nommer autour d’eux que des personnes de confiance. Généralement, les gens travaillent avec des collaborateurs de confiance, certes. Mais le cas des tyrans est symptomatique d’un accident de l’Adn.

Nous voulons dire que souvent, curieusement, il va prendre par exemple, son beau frère comme ministre de la Défense. Son autre beau frère sera ministre de la Sécurité. Son frère cadet sera ministre de l’Intérieur. Un autre aux Finances ou quelque chose du genre, etc. Pourquoi ? Parce qu’en nommant sa propre famille, son propre clan, il est en sécurité. Il sait qu’il gouverne mal, donc il a peur. Peur d’être trahi. Si vous êtes bardé de diplômes et de compétences ? Si vous n’êtes pas de son cercle, vous ne retiendrez pas son attention. Le tyran s’entoure également d’une kyrielle de militaires qui le protègent.

Et remarquez. Ce sont des gens qui ont des avantages énormes. Parce que le tyran est conscient que le peuple qu’il met en esclavage et qui va lui produire de la richesse, pour lui et pour sa clique, pourrait bien de révolter. Et là, les militaires bien payés, mis à l’abri du besoin, ne bouderont pas leur plaisir de mâter avec zèle. La question de l’enrichissement personnelle ? C’est un peu comme une oligarchie. C’est-à-dire quand un petit nombre des gens déjà riches ou autrement puissants (soit par les armes, soit par autre moyen), réunis dans un comité, réussissent à prendre le pouvoir. Ils gouvernent, rien que pour s’enrichir.

Un exemple de tyran ? D’accord ! L’exemple le moins risqué, personne étant devenue inoffensive, c’est Adolph Hitler. Mais Hitler est arrivé au pouvoir de manière légale. Par des élections, sans être élu. Il fut porté au pouvoir parce que, quand il a obtenu 30 % des voix, il fallait remplacer plus tard, le Chancelier, Paul von Hindenburg, décédé en 1934. Alors par une nomination présidentielle, on lui donne le poste de Chancelier d’Allemagne. Mais Hitler devient rapidement non plus le Chancelier, mais le Führer, c’est-à-dire en vérité le tyran, sous le nom de Troisième Reich (1933-1945). Le tyran prend alors toutes les décisions. Il supprime les partis et les élections. La démocratie est morte ! On connait la suite. C’est cela, un tyran. C’est cela, une tyrannie.

Mais si le peuple allemand a considéré Hitler au point de lui donner une chance, c’est parce qu’il a été pris par une forte émotion relative aux ruines de la guerre 1914-1918 et de la terrible crise économique de 1929. Donc à cause d’une expérience douloureuse, le curseur du choix ou /et électoral d’un peuple, peut aller d’un extrême à l’autre, donnant le pouvoir à un homme capable de devenir inquiétant. Inquiétant pour la nation, donc le peuple lui-même, et inquiétant pour les voisins et pour les autres avec lesquels il partage l’humanité. Tel est le visage ou le portrait robot de la tyrannie.

Germain Séhoué

gs05895444@yahoo.fr

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