Edwy Plenel mordant après la razzia des candidats de Macron aux législatives: «Un âne aurait l’étiquette En Marche, il aurait été élu» (Vidéo)

Le co-fondateur de Mediapart Edwy Plenel ne prend pas de pincettes pour décrire la vaste majorité qui semble se dessiner au soir du premier tour des législatives en faveur de la République en Marche. Invité de LCI lundi matin, le journaliste a mis en garde le chef de l’Etat contre les effets pervers d’une assemblée qui ne jouerait pas son rôle de contre-pouvoir.

Parue peu avant le premier tour des législatives, la tribune dans laquelle Edwy Plenel mettait en garde contre les dangers d’une “écrasante majorité, absolue et dominatrice” du parti d’Emmanuel Macron n’aura pas trouvé beaucoup d’écho. Au terme du premier tour des législatives, l’excellent score de la République en marche (32,3%) laisse bel et bien entrevoir un raz-de-marée du parti présidentiel dans la prochaine assemblée – entre 400 et 440 sièges selon une estimation LCI-Kantar Sofres One Point.

De quoi attiser la colère du cofondateur de Médiapart. “Aucun Républicain attaché à la vitalité de la démocratie ne peut se satisfaire du spectacle que nous avons eu hier”, a-t-il  lancé sur LCI. Loin de verser une larme sur les éléphants des partis traditionnels passés à la trappe dès le premier tour des législatives, le journaliste a déploré l’abstention record qui a marqué le scrutin, ainsi que l’aveuglement qui semble avoir saisi une partie de l’électorat.

“Un âne aurait l’étiquette En Marche, il aurait été élu. Le programme d’un député c’est simplement être le porte-voix du président de la République ? Non. Un député dans une démocratie vivante c’est celui qui fait remonter la diversité du pays. Ce n’est pas l’attaché de presse d’un président de la république!”

Une Assemblée de “béni-oui-oui” soumise à des professionnels de la politique

Peu sensible à l’arrivée de nombreux nouveaux visages issus de la société civile dans l’enceinte du Palais Bourbon, argument ressassé par l’équipe En Marche, Edwy Plenel a fustigé au contraire “une Assemblée de béni-oui-oui”, “une Assemblée godillot” qui allait être soumise “à des professionnels de la politique” en provenance – notamment – du PS.

Quant à la volonté de transparence affichée par le nouveau locataire de l’Elysée, le directeur de Médiapart la juge bien mal partie. S’appuyant sur les révélations de différents médias concernant les intentions de réforme du Code du travail ou la pérennisation de l’état d’urgence, Edwy Plenel s’est interrogé tout haut sur la volonté du gouvernement de brouiller les pistes… et de faire pression sur la presse.

Source: lci.fr

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