Elections de 2015: Alassane Ouattara a ouvertement menacé le FPI s’il ne revenait pas sur sa décision « demanderai au ministre de l’Intérieur d’organiser les élections» | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Elections de 2015: Alassane Ouattara a ouvertement menacé le FPI s'il ne revenait pas sur sa décision « demanderai au ministre de l'Intérieur d'organiser les élections»
Elections de 2015: Alassane Ouattara a ouvertement menacé le FPI s’il ne revenait pas sur sa décision « demanderai au ministre de l’Intérieur d’organiser les élections»

Elections de 2015: Alassane Ouattara a ouvertement menacé le FPI s’il ne revenait pas sur sa décision « demanderai au ministre de l’Intérieur d’organiser les élections»

Le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a menacé, lundi soir, de faire organiser l’élection présidentielle d’octobre 2015 par le ministère de l’intérieur, estimant qu’une « Commission électorale indépendante est créée dans les pays en crise, où il est nécessaire de mettre tout le monde ensemble pour palabrer ».
« Je suis particulièrement heureux Monsieur le Président Bédié que Youssouf Bakayoko ait été confirmé comme Président de la Commission électorale indépendante », s’est félicité Alassane Ouattara s’adressant à son grand allié Henri Konan Bédié lors d’une rencontre avec les cadres de la région de l’Iffou où il a entamé, dimanche, une visite d’Etat de quatre jours.

« Le malheur que nous avons connu n’est pas venu de Youssouf Bakayoko et je tiens à le dire parce qu’ il est temps qu’on arrête d’intoxiquer les populations. Je ne suis pas venu ici pour polémiquer », a-t-il ajouté au cours de cette rencontre à la résidence de M. Bédié à Daoukro (Centre-Est).

« Quand le PDCI a proposé Youssouf Bakayoko, je l’ai accepté avec les yeux fermés. Dans les autres structures, c’est le Représentant du Président e la République qui est le Président. Donc c’est mon Représentant qui aurait du être le Président de la Commission », a-t-il rappelé.

Le Président Bédié m’a dit, a poursuivi Alassane Ouattara, « Youssouf Bakayoko a fait un travail remarquable, c’est un professionnel, il a de l’espérance, et c’est un Monsieur dont la Côte d’Ivoire a besoin. D’ailleurs ce n’est pas lui qui l’a nommé. C’est Gbagbo. Il n’a fait que quatre ans et donc on doit le laisser continuer. C’est ce que nous avons fait et là, on vient me raconter toutes sortes de bêtises ».

« Je voudrais dire que Youssouf Bakayoko est un professionnel, c’est quelqu’un d’expérimenté, c’est une personnalité qui a une expérience remarquable. Diplomate, ministres des affaires étrangères et Président d’institution. Quand on a la chance d’avoir une telle personnalité, on doit s’en réjouir », a soutenu M. Ouattara.

« J’en appelle à mes frères du FPI qu’ils comprennent que Youssouf Bakayoko est là pour conduire ce processus. Il ne changera pas, nous n’allons pas le changer. Je leur demande de revenir à beaucoup plus de raison, de laisser calmer leurs émotions pour revenir à la Commission électorale indépendante parce que je ne souhaite pas pour ma part que la Commission travaille sans une partie de l’opinion même si elle est infime », a insisté le Chef de l’Etat ivoirien.

« Je souhaite que tout le monde soit dans la CEI. J’ai indiqué au président Hollande que la Côte d’Ivoire est maintenant une démocratie. Parlez aux opposants puisqu’ils se disent socialistes. Parce que dans une démocratie, il n’existe pas de Commission électorale. Je n’ai plus besoin de Commission électorale. La Commission électorale est créée dans les pays en crise, les pays où il est nécessaire de mettre tout le monde ensemble pour palabrer », a expliqué M. Ouattara.

« Je dis que ça c’est terminé. Ces élections (de novembre 2010) ont été reconnues par la communauté internationale et si ça continue, je laisse de côté la Commission électorale indépendante et je demande au ministre de l’intérieur d’organiser les élections », a-t-il menacé.

« Je voudrais que ce soit clair et que les gens ne prennent pas ça pour une blague. Cette Commission fera son travail. Je leur demande de revenir pour que ce travail soit fait avec tout le monde pour que comme l’a dit Monseigneur Touably, tous les enfants de Côte d’Ivoire se parlent, se rencontrent et que tout se fasse de façon transparente », a poursuivi le président ivoirien.

Alassane Ouattara a par ailleurs, rassuré qu’il « n’y aura pas de volonté de tricher de notre part », se disant « outré d’entendre certains propos ». « Dans beaucoup de pays, il y a certains qui sont inculpés pour moins que certains ont fait ici. Moi j’ai mis la plupart de ces personnes en liberté provisoire, et cette liberté n’est que provisoire », a prévenu le Chef de l’Etat ivoirien.

« Baissons le ton, discutons, faisons en sorte de construire un pays moderne, une Côte d’Ivoire qui attire tout le monde pour ses performances économiques, sociales, diplomatiques et sécuritaires », a-t-il conclu.

Le Comité central du FPI a décidé, samedi, au terme d’une session extraordinaire, du retrait de son représentant au sein de la CEI. Au terme de huit heures de travaux ponctués par des dizaines d’interventions sur la question de la participation ou non du FPI à la CEI, les participants ont eu recours au vote pour départager les deux positions.

Le verdict des “urnes” a été favorable au “retrait du FPI” de la Commission électorale avec 138 voix contre 119 pour ceux qui sont ‘’pour le maintien”. Aussi, il a été indiqué au représentant de ce parti, le dernier ministre de la défense de Laurent Gbagbo, Alain Dogou de ‘’rendre sa démission” de la CEI.

Le vendredi 5 septembre, le FPI et ses alliés de l’Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition de 12 partis politiques) avaient ‘’claqué la porte” lors de la mise en place du bureau de l’organe chargé d’organiser les élections générales de 2015, estimant que ‘’ le consensus ‘’ n’était pas de mise.

Le Président sortant de la CEI, Youssouf Bakayoko, issu des rangs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), membre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) a été réélu à la tête de cette institution.

La nouvelle CEI est composée de 17 membres dont un représentant du président de la République, quatre de l’administration, quatre de la société civile, quatre des partis politiques au pouvoir et quatre de l’opposition.

Source: APA

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