En 1945, pour les GI, la France était «un gigantesque bordel» où l’on pouvait violer les femmes

En 1945, pour les GI, la France était «un gigantesque bordel» où l’on pouvait violer les femmes

Des soldats américains qui ont libéré la France en 1945, la mémoire collective n’a retenu que des souvenirs teintés de mélancolie; la saveur des chewing-gums ou de la première gorgée de Coca-Cola, le satiné des bas en nylon, les mots doux susurrés à l’oreille des jeunes filles avec un accent délicieusement étranger… Ces images d’Epinal cachent pourtant une réalité bien sombre, que l’historienne américaine Mary Louise Roberts révèle dans son nouveau livre What soldiers do, rapporte le quotidien allemand Die Welt.

L’armée américaine faisait miroiter un paradis terrestre à ses soldats pendant la Seconde Guerre mondiale, leur promettant que leur courage serait récompensé en nature par de lascives jeunes femmes une fois débarqués en France, au pire contre de l’argent:

«Les prix pour la “marchandise moyenne”, c’est de cette façon que le journal des GI Panther Tracks menait l’enquête à l’époque, démarraient à 150 francs; pour les services de femmes particulièrement capricieuses et de toute beauté, il fallait s’acquitter de 600 francs. Les Françaises étaient négociées entre soldats américains en tant que “cold cuts”: «tranche» –des morceaux de viande vivants, plus ou moins chers.»

Le journal de l’Armée américaine, Stars and Stripes, expliquait aux GI comment prononcer des phrases telles que «Tu es belle!» ou «Est-ce que tes parents sont à la maison?», tandis que le magazine Life présentait à l’époque la France comme «un gigantesque bordel dans lequel [vivaient] 40 millions d’hédonistes».

Comme l’explique Die Welt, les soldats américains sont vite passés aux yeux des Français du statut de libérateurs à celui d’occupants:

«Les Américains sont devenus encombrants lorsque leur argent, leurs bas en nylon et leurs cigarettes ne suffisaient plus à faire oublier l’humiliation d’être à nouveau livrés au bon vouloir d’un vainqueur.»

De nombreux viols ont été commis. Comme le rapporte le quotidien américain The New York Times, qui consacre lui aussi un article à ce sujet toujours tabou aux Etats-Unis, le maire du Havre, à l’époque, s’était plaint auprès de l’armée américaine du comportement des soldats, dénonçant «un régime de terreur», «imposé par des bandits en uniforme».

Des révélations qui ternissent une fois de plus la réputation des soldats de l’armée américaine, aujourd’hui au cœur d’un scandale depuis qu’un rapport du Pentagone a révélé que 26.000 militaires avaient été victimes d’un «contact sexuel non sollicité» en 2012. Car, comme le rappelle Atina Grossmann, auteure de Jews, Germans and Allies: Close Encounters in Occupied Germany, l’Histoire n’a retenu qu’une image très valeureuse des alliés américains:

«L’histoire standard, c’est que les Soviétiques étaient les violeurs, les Américains étaient les fraterniseurs et les Britanniques étaient les gentlemen.»

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