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En campagne contre la libération du Président Laurent Gbagbo, Jeune Afrique et France 24 donnent dans l’intox et la manipulation

En campagne contre la libération du Président Laurent Gbagbo, Jeune Afrique et France 24 donnent dans l’intox et la manipulation

Le régime ouattara et certains de ses soutiens extérieurs ne veulent pas voir Gbagbo recouvrer la liberté et participer à la réconciliation des Ivoiriens. Pour cela, les médias qui leur sont proches ont déclenché une campagne d’intox et de manipulation. Jeune Afrique et France 24 jouent leur partition.

Tous les regards sont tournés vers la CPI où les juges livreront, le 13 juin 2014, leur verdict dans l’affaire le procureur contre Laurent Gbagbo. Ils diront si les charges contre le président Gbagbo sont confirmées ou non. En attendant, l’hebdomadaire Jeune afrique et la chaîne de télévision france 24, proches d’Alassane Dramane Ouattara, sont à la manette.

« Côte d’Ivoire : l’ombre de Gbagbo ». C’est la manchette de l’édition en cours de Jeune Afrique.

Quand on parcourt l’article qui se rapporte à ce titre, on se rend compte que l’intérêt de l’auteur était de spéculer sur ce que pourraient être, selon lui, les conséquences de la décision dans l’affaire Gbagbo. A cet effet, voilà ce que notre confrère écrit : « Si Laurent Gbagbo est libéré, nul doute qu’il reviendra sur la scène politique. « Le pouvoir aura du mal à rester serein », confie un familier du palais présidentiel. « Cela scandalisera les victimes du régime Gbagbo et une reprise de la guerre ne sera pas à exclure », estime de son côté un responsable du RDR. En revanche s’il reste en prison, l’homme politique risque d’être abandonné par une partie de ses troupes. Les militants devront se faire une raison et commenceront à en parler au passé. Ils seront obligés de se rabattre sur quelqu’un d’autre, glisse le dirigeant du FPI ».

Et l’auteur de l’article de se demander si le noyau des fidèles n’est pas en mesure de bloquer tout changement de leader ? La réponse est toute trouvée : « C’est vrai, il peut y avoir des résistances au sein du parti, surtout de la part de ceux quirevendiquent l’ancrage du FPI dans leur région pour jouer les rôles : les bété du Centre Ouest », écrit Jeune Afrique.

La thèse que Jeune Afrique, média dont la proximité avec Ouattara constitue un secret de polichinelle, veut faire passer dans l’opinion internationale est que si Gbagbo est libéré, la guerre va reprendre en Côte d’Ivoire. En revanche s’il est maintenu en prison, estime cette publication proouattara, les militants du FPI vont tourner la page et opter pour un autre leader.

En brandissant ces arguments totalement faux, Jeune Afrique tente de dire aux juges de la cpi de ne pas libérer Gbagbo. Quand l’auteur de l’article évoque la reprise de la guerre, il met les propos dans la bouche d’un responsable rdr dont il ne donne pas l’identité. Quand il parle de tourner la page Gbagbo, il fait parler un soi-disant dirigeant du FPI. Une façon de tenter de donner du crédit à sa campagne de manipulation et d’intox. Il donne même une connotation tribaliste à son texte en faisant croire que les ressortissants bété, l’ethnie du président Gbagbo, seraient dans la posture de « Gbagbo ou rien ».

France 24 avait d’ailleurs donné le ton, la semaine dernière. Dans son reportage sur l’attaque de Grabo, la télévision française a grossièrement associé les images de Laurent et Simone Gbagbo au reportage. Comme pour insinuer que ces attaques seraient le fait de pro-Gbagbo.

Au plan local, le quotidien le Patriote, proche de Ouattara, indiquait que « ces attaques vont perdre Gbagbo ». L’intention clairement affichée est d’attribuer ces attaques aux partisans du président Gbagbo. Tout cela vise à influencer la décision des juges de la CPI.

Cette manipulation ne peut pas prospérer puisqu’elle repose sur un postulat qui ne reflète pas la réalité ivoirienne. En effet, penser que le maintien du président Gbagbo en prison conduirait les militants du FPI à l’abandonner au profit d’un autre leader, c’est faire fausse route. Bien au contraire, le maintien de Gbagbo en prison alors qu’ils sont convaincus qu’il n’a rien fait, va renforcer l’attachement à Gbagbo. Par ailleurs, seule la libération du président Gbagbo pourra être un adjuvant important à la réconciliation entre les ivoiriens.

Source: Notre Voie

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