En meeting Banny très offensif : « Je ne suis pas un aventurier (..) arrêter d’empêcher avec des armes…»

En meeting Banny très offensif : « Je ne suis pas un aventurier (..) arrêter d’empêcher avec des armes…»

En meeting dans une ville de l’intérieur de la Côte d’Ivoire  l’ex premier ivoirien Charles Konan Banny a dit être venu confier sa candidature aux siens, dans cette ville de Divo, où il est né.

“Je ne suis pas un aventurier’, a-t-il  ajouté  à l’attention de ses adversaires, qui douteraient encore,  aussi bien au sein du Pdci que du Rdr ,  de sa détermination.  M. Banny a indiqué que la mission de réconciliation entamée au niveau de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) n’est pas terminée, même s’il n’est plus à la tête de cette structure. Selon lui la Côte d’Ivoire est  encore un pays fragile, ayant besoin à sa tête d’un homme de sa carrure.  Il a saisi l’occasion pour se faire l’avocat des populations en proie à des difficultés d’accès à leurs plantations dans l’ouest du pays: ” Il faut qu’on arrête d’empêcher avec des armes les paysans de retourner dans leur champ”‎. Ce sujet très sensible au niveau des militants du Pdci avait été porté à la connaissance du gouvernement ivoirien qui au cours d’un conseil des ministres, avait promis des mesures. En surfant la dessus, le candidat à l’investiture du PDCI espère rallier à sa cause les concernés. Le meeting a bénéficié de l’assistance de la police et de la gendarmerie. Des audiences sont prévues sur place , pour des échanges directs entre Charles Konan Banny et les femmes au coeur de la stratégie de campagne de l’ancien gouverneur de la Bceao qui a joué la carte de l’homme neuf et propre : ” Je n’ai rien à voir avec la crise que la Côte d’Ivoire a traversée ”

Côte d’Ivoire –  Banny : ” Le pays ne peut pas être stable si le Pdci et le Fpi ne sont pas sereins et stables ” 

Après avoir fait acte de candidature à l’investiture du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) l’ex-premier ministre Charles Konan Banny était le samedi 20 décembre 2014 à Divo, sa ville natale où il a échangé avec les populations en général et les militants de son parti en particulier.

Expliquant les raisons du choix de Divo pour sa première sortie, Charles Konan Banny a expliqué que Divo est non seulement sa ville natale, mais également la cité où selon lui, le Président Félix Houphouet Boigny a pris l’engagement de ne pas faire verser le sang humain : “Je viens ici pour prendre l’engagement de faire en sorte que personne ne perde sa vie à cause de la politique”. Au centre culturel de Barda de Divo l’homme qui a dirigé pendant trois ans la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), a prévenu  qu’il ne peut pas accepter que le Pdci ne soit pas présent aux  élections présidentielles de 2015 . Il appelé les membres de son parti présents à faire en sorte que sa candidature soit validée. ” Vous me connaissez, je ne suis pas un violent. Je suis un responsable. Je suis connu de partout comme quelqu’un de responsable. Je ne suis pas un aventurier. Si je vous interpelle ici c’est que l’heure me semble grave. La stabilité de la Côte d’Ivoire passe pour beaucoup par la stabilité dans le Pdci et du Pdci. L’instabilité en Côte d’Ivoire passe par l’instabilité que nous observons actuellement et qui s’installe dans les partis politiques dans le Pdci, mais aussi dans le Front populaire ivoirien. Un pays ne peut pas être stable si les partis politiques ne sont pas sereins et stables”, a souligné Charles Konan Banny.

Charles Konan Banny : “Les menaces, les violences verbales ou physiques, les intimidations  n’ont jamais été un facteur de progrès ” 

Charles konan Banny a saisi l’occasion du meeting de Divo pour indiquer que l’insécurité règne encore en Côte d’Ivoire. Il a fait état de ce que des paysans sont régulièrement dépouillés des fruits de leur travail par des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) au retour de leur champ. “Cinquante ans et plus après l’indépendance nous ne devons pas rentrer  dans l’histoire à reculons. Nous ne devons pas avoir peur de la démocratie, celle des libertés, des débats, du respect de l’opinion des uns et des autres. C’est cela qui fait les grands pays. A l’inverse, les menaces, les violences verbales ou physiques, les intimidations  n’ont jamais été un facteur de progrès. C’est pourquoi il faut que nous nous ressaisissions. Le pays est  encore fragile. Nous avons le devoir de  consolider les acquis qui feront que nous ayons une paix durable profitable aux uns et aux autres et qui permettra à nos  paysans d’aller au champ tranquillement et qu’au retour de leurs champs personne ne s’arrête devant eux avec des fusils pour leur arracher leurs récoltes. Je veux que les ivoiriens travaillent la terre tranquillement”, a souligné l’ex-premier ministre. Qui a promis de se mettre au service des militants du Pdci , mais aussi de tous les ivoiriens sans distinction de parti politique ni de religion.

Abdoulaye T , envoyé spécial

Source: Afrikipresse

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