En tournée à Dabou, Pascal Affi N’guessan affirme aux miliatants du FPI: « Je ne peux pas accepter que quelqu’un qui est en prison dirige le parti »

En tournée à Dabou, Pascal Affi N’guessan affirme aux miliatants du FPI: « Je ne peux pas accepter que quelqu’un qui est en prison dirige le parti »

Pascal Affi N’guessan: « Je ne peux pas accepter que quelqu’un qui est en prison dirige le parti »

En campagne pour briguer la présidence du FPI au congrès de décembre, Pascal Affi N’guessan sillonne, depuis plusieurs semaines, les différentes fédérations du parti. Ainsi, après Aboisso, la semaine dernière, Affi s’est rendu vendredi dernier à Dabou où il s’est entretenu avec une poignée de militants, entre 70 et 80 personnes selon le témoignage de notre correspondant.

A ces derniers, il a expliqué que la candidature de Gbagbo n’est qu’une rumeur », ventilée à dessein par des adversaires internes qui « ont peur de l’affronter ». « Je ne peux pas accepter que quelqu’un qui est en prison dirige le parti », a encore dit le président du FPI qui fera officiellement acte de candidature le mercredi prochain. Mais comme partout ailleurs, la délégation a rencontré la même hostilité des militants. Irrités par le discours d’Affi.

Source: Aujourd’hui

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Affaire « la candidature de Gbagbo est une rumeur » : Affi déclenche la colère des militants de Dabou

Arrivé au foyer du cours secondaire méthodiste, ancien CSP, accompagné de ses principaux ténors que sont l’ancien ministre Raymond Abouo N’dori et la secrétaire générale du parti Agnès Monnet, le président du FPI a d’abord vu une vague de militants sortir de la salle à la fin de son allocution, tandis que les autres ont accueilli son discours avec beaucoup de colère.

Cependant, tout commence presque bien à 11 heures. Le temps est beau et le soleil arrose la ville de Dabou et le foyer de l’ancien cours secondaire protestant rebaptisé cours secondaire méthodiste. Sa capacité est modeste mais ce vendredi, remplir les 600 places du CSM est carrément une mission impossible. Car entre 70 et 80 personnes seulement ont choisi d’écouter le président du FPI ce jour. Alors,lorsqu’ Affi prend la parole, à la suite du discours de bienvenue du fédéral Séraphin Agnéro Akpa, c’est pour expliquer la crise des nominations qu’a connues le FPI.

Puis il enchaîne avec ses desseins. Il compare aussi sa vision avec la stratégie de ses adversaires qui l’empêchent d’avancer « sans faire la moindre proposition ». En fait, pour Affi, ces derniers veulent juste l’empêcher d’être président. Estimant d’ailleurs qu’en l’état actuel des rapports de force, seule la ligne de la collaboration est réaliste, le président du FPI a insisté sur la nécessité de collaborer avec le régime d’Alassane Ouattara qui a des armes létales mais également parce qu’il n’y aura pas la mobilisation espérée au prochain mot d’ordre de marche.

L’assistance est stoïque.

On aurait cru qu’elle comprend et accepte. Le président du parti assène encore : « il faut dialoguer avec le pouvoir (…), entrer dans le jeu politique en envoyant des représentants dans toutes les institutions (…), aller à toutes les élections à commencer par la présidentielle (…) Comme cela, la communauté internationale comprendra que le FPI a changé et qu’elle peut libérer les prisonniers politiques, dégeler les avoirs bloqués… ». Cette stratégie se dégoupille donc en un tryptique : redynamisation, restauration et reconquête.

Concernant les sujets de l’heure et en particulier la candidature du Président Gbagbo, Pascal Affi N’guessan botte en touche, puisqu’il la considère comme une rumeur. « Quatre fédéraux et son fils sont allés la déposer mais on voit bien que les gens veulent utiliser Gbagbo parce qu’ils ne peuvent pas m’affronter », se gausse-t-il.

Selon lui si Gbagbo était vraiment candidat, il l’aurait appelé pour le lui dire. Parce que Gbagbo n’aurait jamais fait plus confiance à eux qu’à lui : « ils étaient là lorsque Gbagbo m’a nommé directeur de son cabinet, premier ministre, président du FPI, porte-parole pour la campagne présidentielle ». C’est pourquoi Affi promet de rétablir la vérité, surtout au congrès qui ne doit pas permettre que quelqu’un qui est en prison dirige le parti. Parce que ce serait donner raison à Fatou Bensouda, analyse-t-il, feignant cependant d’ignorer la dernière sortie de Me Emmanuel Altit qui a mis les points sur les i sur ce sujet en affirmant que la candidature de Gbagbo à la présidence du FPI est une bonne chose. Et comme il fallait s’y attendre, ces déclarations ont provoqué la sortie d’un groupe de militants de la salle. Mais sur la trentaine restée assise, une première vague de dix personnes ont été autorisées à poser des questions.

On peut les résumer en trois points. A savoir qu’elles ne comprennent pas pourquoi Affi N’guessan s’entête à être candidat contre le Président Gbagbo. Sur ce sujet d’ailleurs, le secrétaire de section de Dabou II, Mathias Sehon a illustré son argument par les exemples de Djomo Kenyatta au Kenya et Kwamé N’kruma au Ghana, des leaders africains emprisonnés à l’époque par ’administration coloniale, qui ont été présentés comme candidats par leur formation politique respective et qui sont sortis de prison avec le statut de président de la république élu.

Pour Mathias Sehon citant Napoléon Bonaparte, « mourir n’est rien. Mais vivre vaincu, c’est mourir deux fois ». D’ailleurs,d’autres intervenants ont clairement expliqué à Affi que s’il ne peut pas mener la lutte comme l’a fait Gbagbo, alors qu’il laisse la direction du parti à quelqu’un d’autre ou, qu’il passe la main au fondateur du parti lui-même. Car beaucoup perçoivent son geste comme de la trahison et de l’ingratitude. Pour que les débats ne prennent pas l’allure d’un perpétuel affront, le fédéral de Dabou Séraphin Agnéro prend donc le micro pour demander un minimum de courtoisie envers le président du parti, mais il est hué. D’ailleurs, tout le monde veut prendre la parole. Au total, 24 seront finalement autorisées. Et le seul parmi eux à avoir tenté de défendre la position du président du parti a été arrêté et le micro lui a été arraché.Mais Affi N’guessan n’a pas décidé de reculer.

Le mercredi, il fera officiellement acte de candidature contre Gbagbo le mercredi 12 novembre. Une préparation minutieuse de cette cérémonie a d’ ailleurs eu lieu, dimanche dernier, à son domicile de la Riviera M’badon.

Sévérine Blé et François Gnagne,

Notre correspondant à Dabou

Source: Aujourd’hui

 

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One comment

  1. En tout cas, je ne sais pas ce qui guide AFFI. qu’il se serves du cas Mamadou Koulibaly. Sans le FPI AFFI ne représente rien. Il risque très gros. Il y a une chose qu’il doit savoir: Tu étais au pouvoir, tu as perdu les élections avec la complicité de la communauté internationale. ce n’est pas étant hors du pouvoir que tu peux gagner les élections de 2015. ils ont simplement besoin de la caution de tous pour habiller leur coup. 2010 a été très flagrant. Malgré leur machine de fabrique de mensonges, ils n’arrivent pas à effacer la VERITE BIls ont tous peur de GBAGBO; Ils veulent le faire oublier, c’est impossible. Aujourd’hui le cas SANKARA (même mort) vient de rattraper Blaise Compaoré. GBAGBO n’est plus un “homme” mais un esprit. Nous avons tous vu ce qui s’est passé sous nos yeux. On ne peut pas trafiquer l’histoire. Alors, si j’ai un conseil te donner, je conseille à AFFI de tout simplement renoncer à se présenter. Ce n’est certes pas de la démocratie, mais le grand frère GBAGBO est en difficulté. ce n’est pas le moment de le faire souffrir d’avantage. AFFI dit bien que c’est GBAGBO qui l’a nommé 1er ministre. Alors, il est d’accord avec moi que c’est GBAGBO qui l’a fait. c’est le moment de lui retourner l’ascenseur. Et puis, ce n’est pas démocratique de vouloir imposer sa vision à la majorité. Si le fils de GBAGBO dit que son père est consentant pour le dépôt de sa candidature, pourquoi AFFI remet-il cela en cause?
    Un fils ne peut trahir son père en ces moments très durs.
    Merci à tous, Si j’ai blessé quelqu’un, qu’il me pardonne. Ce n’est que ma petite contribution pour maintenir la cohésion au sein du FPI qui ne doit tomber dans le jeux de ses adversaires; à moins que ce ne soit une manœuvre pour distraire les partis au pouvoir: s’ait – on jamais?

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