Enigmes et Insolites en FrancAfrique (8) : Les Chefferies Africaines Rejoignent la Coloniale

Enigmes et Insolites en FrancAfrique (8) : Les Chefferies Africaines Rejoignent la Coloniale

Dans toute l´Afrique Francophone, nous avons assisté à un événement qui est passé inaperçu dans certains pays, à savoir la rémunération des chefs traditionnels par les états de la Françafrique. Cet alignement des chefferies sur la préfecture Française est un tournant très important dans l´avènement de la Françafrique 5.0, à savoir l´émergence en 2035. En effet, ces chefs traditionnels ont pour mission de casser la dernière résistance culturelle qui existe en Afrique et d´accélérer les ventes des terres.

Dans cette série baptisée énigmes et insolites en Françafrique, nous nous employons à décrypter l’information de façon simplifiée et à notre manière, pour nous permettre de mieux apprécier les enjeux, et d’agir à bon escient ou au plus nous éviter de tomber dans des travers qui nous ont déjà couté tant de vies. Et ceci, parce qu’il faut toujours le rappeler, la Françafrique est la seule région au Monde, encore en esclavage volontaire, où les citoyens peuvent être amenés à se retourner très rapidement et brutalement contre celui qui vient défendre leur causes.

Cette fois-ci, nous nous intéressons à la situation extrêmement inquiétante des chefferies Africaines dans la Françafrique qui ont quasiment tous rallié les rangs de l´escadron colonial de la France. Cette situation n’est pas une surprise pour ceux qui connaissent bien la détermination de la France à garder une main mise sur ces états. Comme nous l’avons déjà souligné, la France est sous une pression énorme dans ces sous-nations où les peuples souhaitent récupérer leur souveraineté. Paris, qui a été séduit par le modèle de l’ Afrique du sud, rêve d’acheter toutes les terres de l’Afrique Francophone. En effet, en Afrique du Sud, les étrangers ont toutes les terres et les Africains sont quasiment des esclaves dans leur propres pays. Il faut que cela soit bien clair pour tout le monde, le rêve de la France n’est pas un rêve fou car il s’appuie sur un postulat très simple : « Moi, la France, fabricant de FCFA, je peux acheter tout ce que je veux à quiconque accepte d’être payé en FCFA. Donnez-moi juste votre prix SVP ». C’est l’application de ce postulat qui fait de la Françafrique, la régions la plus irrésistible à la corruption dans le monde. Le Cameroun est une référence en la matière.

Revenons à l’accaparement des terres Africaines. En général, pour qu’il y ait une transaction de vente, il faut au minimum cinq conditions:

    – Une marchandise (nommé par Paris comme les terres des Africains, c’est dans la poche).
    – Un Acheteur (ici représenté par Paris, c’est dans la poche).
    – Des moyens pour régler la transaction (le franc CFA que Paris fabrique, c’est dans la poche).
    – Une autorité qui valide la transaction (Les Françafricains, c’est dans la poche).
    – Un vendeur (identifié comme les chefs traditionnels, CE N’EST PAS encore dans la poche).

En effet, dans l´objectif de s´approprier « légalement » ces terres, Paris a compris depuis longtemps que l’aval des Présidents Africains (sous-préfets) était acquis et que les points de résistances étaient constitués par les chefferies et leurs sujets qui ne sont en général pas d’accord avec la vente de leur terre. Comme la France ne sait pas convaincre ou de négocier, elle va passer aux méthodes barbares tintées de violences et de corruption. Et il faut aller vite car l’émergence est programmée en 2035, la limite que Paris s’est fixée pour disposer de toutes les terres Africaines. Inconsciemment ou consciemment, les chefs de village, en acceptant de recevoir de Franc CFA directement de Chamalieres ont déjà quasiment vendu les terres Africaines et s’inscrivent dans un vaste programme qui a d’abord consisté à quadriller tous les territoires de ces pays pour s’assurer qu’aucune parcelle ne serait laissé aux Africains de cette zone. D’ailleurs ce démembrement est la seule activité qui est parfaitement bien réalisé dans ces pays. Ce plan agite les chefferies traditionnelles. Le continent Africain, dans sa partie Francophone, est traversé par des histoires sordides et mal alambiquées qui laissent beaucoup d´Africains attachées aux traditions, complètement dubitatifs. Les tempêtes entrainées par l’accélération de la mise en place de ce plan esclavagiste laissent petit à petit apparaitre la partie immergée de ce grand iceberg qui risque de frigorifier les Africains. L’iceberg se dévoile de plus en plus et les Africains ne peuvent que constater les dégâts, impuissants ou incapables de réagir face aux brutalités des armées nationales (milices coloniales ou tribales) qui défendent exclusivement les intérêts des étrangers. Citons quelques exemples pour illustrer l’ampleur de la situation :

    – Les chefs traditionnels, selon ces plans, sont devenus des propriétaires du fonciers, par des mécanismes confiscatoires, obligeant de nombreux de leurs sujets à aller faire du Moto-taxi dans les grandes villes de ces pays. Il cèderons plus tard ces territoires à la France pour une poigné de FCFA.
    – Il est de plus courant de voir apparaitre des conflits de succession dans les chefferies Africaines. Une machination mise en œuvre par les régimes en place, sous le conseil de Paris, pour éliminer préventivement tous les chefs qui présentent des signes de résistances face aux ventes des terres. Et quand la machination ne fonctionne pas, le ministre de l’intérieur nomme simplement, non pas un chef, mais un représentant de la chefferie. Celui-ci saura céder les terres au moment utile. C’est une pratique qui est une marque en Françafrique avec la nomination par les régimes des représentants des partis d’opposition.
    – Pour les peuples les plus catégoriques sur la notion sacrée de la terre, on les soumet, grâce à une légion ou milice étrangère, à une attaque dite tribale qui va servir tout simplement à les déplacer ou les faire tout simplement disparaitre de leur territoire, afin de disposer de leur terre. En général, leur roi ou les survivants sont tout simplement expatriés. On ne compte plus les chefs traditionnels de grand territoires de la Françafrique qui sont réfugiés en France, Angleterre, Etats unis, etc…
    – Les terres Africaines arables et riches en minerais sont vendus aux étrangers non identifiés (qui achètent en général sous le couvert de Paris) pour ne pas éveiller l’attention des citoyens. Et rappelez-vous, rien ne se fait dans cette région sans l’accord de Paris. Rappelez-vous qu’aucun des présidents de la Françafrique ne peut faire un discours ou une interview sans l’autorisation de Paris. L’illustration qui amuse le plus les africains désabusés c’est cette série de contrats que l’on retire a Bolloré pour les confier aux sociétés Chinoises sous contrat avec Bolloré.
    – Des parties entières du Nord mali et du nord Niger sont occupées par la France, comme des possessions extraterritoriales, selon des accords que Paris, selon elle, aurait contractés avec les chefs traditionnels ou chefs des rebelles du Nord. Le président Français arrive dans ces terres avant d’y inviter respectivement ses homologues du mali et du Niger.
    – L’élément le plus frappant dans ces opérations est l’insistance sur une précision de taille : «  En Afrique, la terre appartient à celui qui l’achète ». Ce n’est pas tout, il y a même des articles dans le contrat de vente préétabli, qui stipule que l’état perd sa souveraineté sur les terres achetés. Bref l’acheteur peut carrément créer un état dans l’état.

Finalement, la France est dans une course contre la montre pour installer la France Afrique 5.0 qu’elle masque sous le doux slogan prometteur d’ « émergence en 2035 ». Un slogan que tous les présidents des 14 pays Francophones ont maitrisé a l’occasion d’un stage accéléré qui aurait eu lieu à l’Elysée. Un véritable succès ! Aujourd’hui, ces présidents mettent ce slogan dans toutes les sauces. Certains sont prêts à signer un génocide au nom de l’émergence en 2035, année où les terres arables et riches des pays Africains francophones appartiendront aux étrangers sous le couvert de la France. C’est exactement pour échapper à ce sort que les Anglophones du Cameroun, qui ont des chefferies traditionnelles extrêmement fortes et qui tiennent à leurs terres, ont décidé de se séparer de ce naufrage régional. Certains Camerounais Francophones, tout comme la France, ne mesurent pas très bien le degré élevé de conscience que les Anglophones ont de cette situation et pensent maladroitement que la lutte des Anglophones est une promenade. Je tiens à les rassurer : rien ne sera plus comme avant. C’est une question de survie.

Pour ceux qui ont une oreille pour nous écouter dans cette campagne que nous avons lancée depuis près de trois ans, toutes les tribus qui souhaitent se battre pour conserver leur terre doivent s’aménager pour tenir leur roi hors de ce deal et refuser la rémunération que leur propose les états. Nos chefs ont toujours eu de quoi mener une vie royale grâce à nos soins. Cette dérive doit prendre fin et on voit bien où cela peut nous mener. Au Cameroun, par exemple, un préfet, sous ce prétexte, a ordonné aux chefs traditionnels de défiler devant lui avec des pancartes alors que leurs sujets sont martyrisés tous les jours.

Voilà mes chers Africains, la menace réelle qui attend les Africains en 2035. Cette menace est à prendre au sérieux, au lieux de crier comme d’habitude : « ce n’est pas possible !». Ceci n’est peut-être pas une surprise pour beaucoup d’entre vous mais vous êtes au courant que la France aura acheté toutes nos terres en 2035 et les chefferies traditionnelles sont le meilleur canal pour y arriver. Et une fois de plus, la France, qui est certes condamnable, est dans son rôle et n’est pas à blâmer sinon cela voudrait dire que nous ignorons véritablement ce que c’est qu’un état. En attendant, il revient à nous de bloquer cette machine. En tout cas, nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas que nos chefs traditionnels, en émargeant auprès du trésor public Français, participent déjà au processus de cession de nos terres. Je vous invite à ce propos à aller lire l’histoire du Mouvement des Sans-Terre (MST) en Amérique du Sud ou dans certaines zones 1% des propriétaires terriens possèdent jusqu’à 80% des terres cultivables.

Douala Ngando

One comment

  1. Nous comprenons maintenant pourquoi le nabot Sarkozi et son pd Makron n’apprecient pas la fecondite des femmes africaines,par ce qu’il leur sera difficile d’exterminer la population des <>d’ici 2035 pour realizer leur projet d’expropriation des terres.Il faut que les noirs de la francafrique se revoltent pour se debarrasser des sous prefets noirs francais installer a la tete de nos etats,ce sera notre seul moyen de survivre a cette nouvelle traite.

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