Enigmes et Insolites en FrancAfrique (9) : Ces Africains consentent enfin à l’esclavage volontaire

Enigmes et Insolites en FrancAfrique (9) : Ces Africains consentent enfin à l’esclavage volontaire

Les chefs d’états d’Afrique Francophone, érigés en maître des tribulations, ont fini, grâce à leur magnanimité brutale et meurtrière, à introduire dans la tête de leurs peuples qu’ils étaient des esclaves. Si cette abomination a été toujours combattue par les Africains dans leur ensemble, les derniers évènements tendent à montrer que les Africains de cette zone sinistrée du monde sont enfin prêt à assumer leur statut d’esclave volontaire. Ils sont devenus les financiers, les sponsors et les entrepreneurs de leur propre esclavage.

Dans cette série baptisée énigmes et insolites en Françafrique, nous nous employons à décrypter l’information de façon simplifiée et à notre manière, pour nous permettre de mieux apprécier les enjeux, et d’agir à bon escient ou au plus nous éviter de tomber dans des travers qui nous ont déjà couté tant de vies. Et ceci, parce qu’il faut toujours le rappeler, la Françafrique est la seule région au Monde, encore en esclavage volontaire, où les citoyens peuvent être amenés à se retourner très rapidement et brutalement contre celui qui vient défendre leurs causes.

Cette fois-ci, dans cette avant-dernière partie de cette série, nous nous intéressons à la capitulation totale de l’Africain de ces zones en tant que homme. Une capitulation qui se manifeste par l’acceptation d’une économie de comptoir d’esclaves soutenue par le Franc CFA, la monnaie de singes. Cette situation n’est pas une surprise pour ceux qui connaissent bien la détermination de la France à considérer les peuples de cette région comme de simples esclaves. En effet, on a reproché tour à tour aux occidentaux, l’esclavage, le colonialisme et le néo-colonialisme, et toujours avec le même argument à savoir : Ces calamités ont été imposées aux Africains. C’est pour évacuer cet argumentaire que les occidentaux se sont donnés comme point de convergence l’esclavage volontaire. La région Françafricaine est la plus propice à cette implémentation qui pourra s’étendre à d’autres régions d’Afrique.

Pour rappel, l’esclavage en masse fut improvisé par les Européens pour conquérir l’Amérique. Les noirs furent les plus adaptés pour ce genre de travail qu’ils ont accomplis avec un résultats d’une excellence incontestable ; l’Amérique étale sa splendeur bâtie à la sueur des noirs. Depuis, l’Occident n’a cessé de cantonner les populations noires à cette pitance d’esclaves et à tous les niveaux, avec le colonialisme et le néo colonialisme. La parade des occidentaux face aux critiques sur ces pratiques a toujours été de dire que les Africains étaient complices ou même demandeurs. Aujourd’hui, l’effervescence des pratiques esclavagistes sur le continent Africain et le silence des dirigeants de la Françafrique, malgré les dénonciations de certains Africains, permet de dire que la Françafrique a peut être atteint le point d’achèvement de l’esclavage volontaire et consenti.

C’est dans cette perspective que la publicité des marchés d’esclaves sur le continent est lancée depuis près de deux ans pour informer le monde entier de la détermination des Africains à se constituer esclaves. Il se passe rarement une semaine sans qu’on ne mentionne ces cargaisons de noirs qui périssent dans la méditerranée ou encore la vente aux enchères de certains noirs qui n’ont pas trouvé directement d’acheteur dans le circuit pseudo légalisé.

Je vais vous raconter l’histoire d’un certain Bouba pour illustrer la situation. Un récit qui résume très bien, de façon caricaturale certes mais avec plus ou moins de similitude ou d’exactitudes, le sort des centaines et de milliers d’Africains de cette zone de l’Afrique qui, perdus, contribuent à se mettre eux même en esclavage.

« Bouba était le fils ainé d’une grande famille polygame de 12 enfants. Il avait hérité de toute la richesse de son père (un notable tel qu’on en trouve dans les campagnes Camerounaises) qui comprenait des maisons et de vaste hectares de plantations de cacao, et qui lui rapportait au bas mot près de 15 millions par an. Bouba, très futé, croyait -il, va réussir avec la complicité du chef du village et des juges, à déposséder tous ses frères et sœurs de la fortune familiale qu’il va vendre au premier venu si on peut ainsi dire. En effet, une société française va racheter toutes les terres et les maisons pour un montant de 60 millions de Francs CFA. Délaissant ses frères et sœurs, avec les mamans en larmes, Bouba va se lancer vers la Capitale pour s’établir comme entrepreneur (rappelons qu’entrepreneur en Françafrique veut dire commerçant ou, pour être plus polis, épicier). Après avoir laissé quelques plumes comme tous les entrepreneurs qui ne piochent pas dans les fonds publics, Bouba va refuser de s’investir comme moto taximan pour se lancer à la conquête de l’Europe avec les 15 millions qui lui restaient dans les poches. Apres plusieurs péripéties, Bouba va arriver au Maroc, avec les poches vides, une dette de 4 millions et un sourire qui marque la réussite d’un homme qui peut sentir le froid venant d’Europe et voir les lumières de l’Europe scintiller sur les vagues de la méditerranée le soir venu. Toujours pas conscient de sa démarche d’esclave consentant, loin de sa terre chaleureuse et généreuse, Bouba va vendre un de ses reins, sous la proposition d’un chirurgien en mission.

Ceci va lui permettre de régler sa dette pour échapper à la prison. Il va utiliser le reste d’argent pour tenter un passage clandestin vers l’Espagne. Dans cette traversée, contrairement à ses compagnons d’infortune, il échappera miraculeusement à la mort pour se retrouver enfin dans un marché d’esclave en Lybie où il était proposé comme une marchandise à 350 dollars (environ 300 000 Fcfa). Il apparaitra dans une vidéo ou il semblerait qu’il faisait des yeux doux à tous les potentiels acheteurs d’esclaves, souhaitant d’être vite acheté, car il tenait absolument à se libérerde ces bourreaux de vendeurs d’esclaves qui abusaient de lui, disait-il. Ce sont ces images de Bouba, en vente sur un marché d’esclave en Lybie qui vont bouleverser les trois mamans de la famille Bouba et ses 11 frères et sœurs réunis dans la salle sociale de la société de plantation de Bolloré chez qui ils travaillaient désormais comme esclave avec 15 000 FCFA/mois chacun. Depuis, les 3 mamans et les 11 frères et sœurs ont réussit à réunir les 300 000 francs pour ramener leur frère au bercail mais malheureusement ils ne savent pas par où commencer car le gouvernement (apres avoir recupere les 300 000 francs CFA de la famille) n’est pas intéressé. Ils n’ont plus des nouvelles de Bouba depuis. Est-il mort ? a-t-il été jeté aux chiens ? l’a-t-on rejeté dans la méditerranée ? ces questions hantent aujourd’hui la famille Bouba».

Voilà le type de récits que nous entendons tous les jours et qui laissent les présidents Africains francophones et la France à 37 degré, muets comme des carpes, complètement indifférents et à la limite complètement hostiles à tout questionnement sur ce sujet. Quelques dirigeants européens se sont offusqué de cette situation, non pas pour denier aux Africains leur droit de se constituer en esclaves, mais pour contester le glissement qui apporte sur leur cote des clandestins indésirables. Ainsi l’Italie et l’Angleterre vont vraiment pousser un coup de gueule vis-à-vis de la France avec son FCFA qu’ils accusent d’être responsable de la situation sans oublier l’anéantissement de la Lybie chère à l’Italie. La réponse à l’Italie sera tout aussi édifiante : L’arrivée en Italie de certains Africains n’est que la résultante d’une erreur car ces Africains ne sont pas supposés survivre à la noyade dans la méditerranée. Il va donc falloir revoir l’efficacité du dispositif. En tout cas de mémoire de requin, on n’avait jamais vu des poissons aussi gros dans la méditerranée.

Voyez-vous, l’Africain est ce concentré d’atouts de fierté dont Dieu le créateur a su mettre en un être vivant, l’homme. Ce même Dieu l’a inscrit dans un espace géographique climatiquement généreux et d’une richesse extraordinairement variée et opulente. Eh bien, une lecture attentive de ce petit récit, devenu un grand classique dans les foyers de Abidjan, Yaoundé, Lomé, Conakry, Libreville, Brazzaville, Ndjamena, Bamako, Dakar, Bangui, … démontre, s’il fallait encore le souligner la capitulation totale de l’Africain en tant que homme tout court. Pourquoi j’affirme que l’Africain présente tous les signes de capitulation ? Monsieur Bouba abandonne et s’éloigne de :

– La famille dont il est issue.

– ses mamans dont il est le fruit des entrailles.

– l’héritage et la terre que lui a confié son papa.

– Son pays où il a ses racines

– Son continent dont il ne peut se détacher des vibrations

– Lui-même pour se retrouver sur un étalage de marchandise.

– La vie car son destin, au-delà de la volonté de Dieu, ne dépend plus absolument de lui-même.

Cette capitulation, qui s’affiche maintenant à l’universel et sans complexe, a été construite de longue date a l’intérieur de ces pays par les tyrans en herbe que les Africains de la Francophonie ont commis l’erreur historique de laisser prospérer. Les regrets sont le seul programme au menu. Cette fixation sur le trafic d’êtres humains ne doit donc pas nous faire occulter le travail de fond qu’a abattu la Franc Afrique en amont, à savoir l’installation d’une économie digne d’un comptoir d’esclave de l’antiquité où l’Afrique n’aura désormais que des hommes à vendre en échange des marchandises débarquées sous la couverture des APE. Pour ne pas trop nous répéter et faire un rapide résumé, l’Africain en zone francophone :

– Ne sait plus où il vient et ne sait pas où il va

– Peut être arrêté, emprisonné et abattu à tout moment sans aucune justification

– N’a pas de contrôle sur ses terres vendu par l’état avec la complicité des chefs de village

– N’a pas accès à ses ports et aéroports, chemins de fer et sociétés stratégiques, vendus par l es présidents Franc africain à la France.

– Voit les dernières entreprise de téléphonie, de pétrole et de transport aérien passer sous le contrôle des entreprises étrangères.

– Compte sur la prolifération des micro finances pour hypothéquer tous ses bien naturelles et matérielles au profit de la France. Ces micro finances offrent des microcrédits qui sont de minuscules crédits qui n’ont pas pour vocation de le développer mais plutôt le préparent inexorablement vers son destin salutaire d’esclave. Maintenant que les terrains et les maisons sont épuisés, sa voiture peut désormais lui permettre d’obtenir un crédit et après les voitures ce sera lui l’hypothèque.

– N’est pas dans un environnement économique où il peut entreprendre de manière rentable (toute entreprise en zone Francafrique est vouée à un échec, a moins d’être perfusée par l’état ou la France).

– Refuse absolument de se battre pour ses droits. Il préfère mourir pour devenir esclave.

– Accepte que son pays soit un comptoir d’esclaves où tous les autres pays peuvent venir faire leur course pour remplacer un rein par ci ou pour tondre des chèvres par là.

– A ses gardiens d’esclaves que sont les armées ou les milices du pays, taillées pour faire saigner l’esclave,

L’Africain dans cette zone de l’ Afrique est tout simplement perdu et ne rêve que d’une chose. S’enfuir ! Partir ! Oui, partir, très loin de cet enfer et de cette terreur que ces chefs d’état, apprenti tirants ont imposé dans ces espace. Mais partir où ? Il ne le sait même pas et il ne veut pas savoir. Oui ! l’Africain de cette zone du continent est véritablement perdu sinon comment comprendre qu’il refuse de se battre contre le tyran qui le martyrise, qu’il quitte ce qui lui est cher pour aller vers l’inconnu, qu’il préfère mourir pour être esclave au lieu de mourir pour se sauver et sauver son peuple. Et ce n’est pas tout cet Africain de la Francafrique, animé par un panafricanisme du Dimanche, est prêt à abandonner sa place sur un comptoir d’esclave, pour s’opposer dramatiquement et farouchement aux autres Africains qui tenteraient de combattre, de s’opposer ou même d’oser penser à résister à la barbarie du tyran.

Ainsi ces panafricanistes qui rêve d’une Afrique en esclave consentant, jurent de faire la peau aux Anglophones du Cameroun, qui ont décidé de dire NON au tyran. Les mêmes panafricanistes en veulent encore au peuple Burkinabais qui avait eu, selon eux, la mauvaise idée de chasser Blaise Compaoré qui venait pourtant d’être déclaré vainqueur avec près de 90% de votes. Le Cameroun est aujourd’hui le théâtre même de cet étourdissement généralisé et de cette capitulation qui révèle des Africains qui réclament à cor et à cri leur confort dans un système qui ne leur accorde aucune fierté et dignité. Ils affirment qu’ils veulent le changement mais sont farouchement opposé à tout combat pour la liberté ou toute personne qui se lève pour réclamer justice. D’autres vont même jusqu’à justifier leur engagement pour le régime esclavagiste par la brutalité, la violence et l’embastillement que le régime leur a fait subir. Une logique qui peut expliquer pourquoi ces Africains s’investissent pour aller se faire vendre aux enchères sur un comptoir d’esclave.

Voilà mes chers Africains, la tendance du moment qui anime les Africains sur leur chemin vers l’émergence que les tyrans de la FranceAfrqie leur ont promise en 2035. Ceci n’est peut-être pas une surprise pour beaucoup d’entre vous mais vous êtes au courant que la plupart des Africains de la zone Francophone se considère comme des esclaves volontaires. Un privilège qu’ils sont engagés à défendre becs et ongles contre tous les autres Africains qui n’acceptent pas cette anomalie de l’espèce humaine. Et une fois de plus, la France, qui est certes condamnable, est dans son rôle et n’est pas à blâmer sinon cela voudrait dire que nous ignorons véritablement ce que c’est qu’un état. En attendant, il revient à nous, Africains, dépositaire de l’œuvre de Dieu et du respect de l’espèce humaine de préserver notre dignité en stoppant tout simplement la Francafique et ses dérives. En tout cas, nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas que les occidentaux ont validé sans beaucoup de difficulté d’ailleurs la vente des noirs sur des comptoirs d’esclaves. Une étape indispensable pour entreprendre à grande échelle l’achat de tout Africain qui souhaiterait se faire vendre pour ne pas mourir de faim.

Dans cette lutte qui est clairement une question de vie ou de mort, ayons une pensée pour tous ces Africains qui ont déjà servi ou qui sont entrain de servir de cobayes sur les marchés Libyens et sauvons le soldat Bouba.

Douala Ngando

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