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Exclusif/ Affaire « CEI consensuelle » : Ce que l’opposition réserve à Ouattara

Exclusif/ Affaire « CEI consensuelle » : Ce que l’opposition réserve à Ouattara

La semaine qui commence s’annonce électrique en Côte d’Ivoire. Après leur prestation de serment le 11 août dernier devant le Conseil Constitutionnel, les 17 impétrants de la nouvelle Commission Electorale Indépendante (CEI) s’apprêtent à élire leur bureau. Si les informations en notre possession se confirment, ils pourraient se revoir entre le 2 et 4 septembre prochain.

Mais avant, l’opposition qui siège à la CEI avec 4 représentants va rentrer en conclave ce dimanche pour accorder leur violon.

On le sait, elle avait  posé comme condition pour son entrée à la CEI, l’obtention de trois postes dont la présidence, une vice présidence et un poste de secrétaire permanent. Une proposition que le pouvoir aurait acceptée. Seulement, une promesse politique pouvant à tout moment varier, Pascal Affi Nguessan, chef de file de l’opposition était récemment allé prendre à témoin les autres leaders du RHDP dont Bédié (PDCI) et Anaky Kobena (MFA), afin que ces derniers interceptent auprès du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara pour qu’il tienne parole. Mais comment peut-on avoir une CEI équilibrée ou consensuelle avec seulement six (6) postes électifs à partager entre 17 personnes qui défendent des intérêts diverses ?

En effet, selon la configuration actuelle de l’institution, les postes électifs sont, 1 président, 3 vices présidents et 2 secrétaires permanents. Et si on s’en tient aux conditions de l’opposition qui réclame trois postes électifs, cela va s’en dire qu’on aura une CEI qui fera à coup sûr des frustrés. Surtout du côté de la société civile. Pour régler ce problème, plusieurs sources proches de l’opposition annoncent ce qui suit :

Faire obtenir la révision de la loi portant réforme de la CEI soit par l’Assemblée Nationale soit par ordonnance présidentielle et élargir les postes électifs à 10 au lieu de 6.

Probable prochaine nomenclature de la CEI

1 président, 4 vices présidents, 1 secrétaire permanent, 1 secrétaire permanent adjoint, 1 trésorier général, 1 trésorier génale adjoint,1 conseiller spécial du président et 7 commissaires. Pour les répartitions de postes et si on tient compte des exigences de l’opposition, on pourrait se retrouver avec ce qui suit :

Scenario 1 :

Président (opposition), 1er vice président (RHDP), 2e vice président (opposition), 3e vice président (société civile), 4e vice président (Religieux), secrétaire permanent (RHDP), secrétaire permanent adjoint (opposition), trésorier (RHDP), trésorier adjoint (opposition), conseiller spécial du président (RHDP) et commissaires (4 représentants de l’administration, 2 société civile et 1 Rhdp).

Scénario 2 :

Président (RHDP), 1er vice président (opposition), 2e vice président (société civile), 3e vice président (religieux), 4e vice président (opposition), secrétaire permanent (opposition), secrétaire permanent adjoint (RHDP), trésorier (société civile), trésorier adjoint (opposition), conseiller spécial du président (RHDP) et commissaires (4 représentants de l’administration,2 société civile et 1 Rhdp).

En clair, il faudra intégrer dans les deux bureaux (présidence et secrétariat permanent) les 4 représentants de l’opposition et du RHDP ainsi qu’au moins 2 sociétés civiles. Les 4 de  l’administration représentant déjà des autorités politiques peuvent se contenter des postes de simples commissaires. Aussi, le président sortant Youssouf Bakayoko qui continue d’être contesté par l’opposition mais qui a une expérience du métier pourrait occuper le poste de conseiller spécial du président. Et, le poste de président peut sans contestation revenir soit au représentant du Chef de l’état (scénario 2) soit à l’opposition (scénario 1).

Mais tout ceci ne sera possible que lorsque le FPI, principal parti de l’opposition décide de rester. Or au moment où nous mettions sous presse cet article, le comité central du FPI qui tient sa session ordinaire ce dimanche 30 août 2014, serait au bord de l’implosion.Selon une source proche du Comité central, deux positions comme on pouvait s’y attendre s’affrontent farouchement à nouveau ce matin. Suspicion et rumeur de corruption serait à la base. Alors qu’on les croyait enterrer à jamais la hache de guerre, les partisans de Laurent Gbagbo n’ont toujours pas dit leur dernier mot. Nous y reviendrons!

Philippe KOUHON (journaliste d’investigation)

Source: AFRICA TV

Mail : pkouhon@gmail.com

 

 

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One comment

  1. P. KOUHON, arrête de distraire les ivoiriens. Quelle influence 04 personnes peuvent-elles avoir sur un groupe qui en compte 17 ?

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