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Fabricants de rumeurs, militants déserteurs, Gbagboïstes auto-proclamés: Ils veulent tuer le parti de Gbagbo

Fabricants de rumeurs, militants déserteurs, Gbagboïstes auto-proclamés: Ils veulent tuer le parti de Gbagbo

Il faut le dire tout net. La crise qui oppose, au front populaire ivoirien (FPI), certains membres du secrétariat général au président du parti, Pascal Affi N’Guessan, n’a pas pris fin avec la médiation conduite par l’ancien gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Henri Philippe Dacoury-Tabley. Loin s’en faut.

Une preuve supplémentaire en a été donnée, samedi dernier, à l’occasion du comité central ordinaire du parti à la rose. D’autant plus que les débats, jusque-là houleux, ont laissé place à des affrontements physiques. Ceux qui avaient donc espéré une accalmie suite au compromis arraché par la médiation aux deux parties devront se raviser. Et prendre la mesure de la fracture, pour agir en conséquence. En attendant, on est bien obligé de se demander à qui profite le cafouillage actuel au FPI. Qui a intérêt à un pourrissement de la situation interne au parti du président laurent gbagbo ? Pour répondre à ces questions, il faut jeter un bref coup d’oeil sur les différents protagonistes de la crise.

En effet, suite à la décision de réaménagement du secrétariat général du FPI du 4 juillet dernier, il s’est créé spontanément deux groupes. D’un côté, les auteurs d’une pétition dont a été saisi le comité de contrôle aux fins d’invalider la décision du président du parti et, de l’autre, la direction incarnée par le président Affi. Mais, très rapidement, de nouveaux acteurs, notamment sur les réseaux sociaux, se sont fait connaître. Avant de passer le relais aux journaux bleus, qui, à l’exception notable de «Notre Voie» et dans une moindre mesure «Le Courrier d’Abidjan», s’y sont mis. Il n’en fallait pas plus pour que, dans les bases, chacun y aille à son rythme.

Le président Affi étant la cible toute choisie. D’autant plus que, argument imparable, «les journaux ont dit». Sur les réseaux sociaux, des «gbagboïstes» auto-proclamés à qui personne ne connaît le moindre parcours militant au sein du parti bleu et blanc s’en donnent à coeur joie. Débitant à souhait mensonges sur mensonges. Affirmations gratuites à la pelle et rumeurs de tout genre. A quelle fin ? Personne ne sait. Mais peu importe. Pourvu que cela serve la cause. C’est-à-dire l’affaiblissement du président du parti. Et, pourquoi pas, son départ. au profit de qui ? Là aussi, personne n’en parle.

La question qu’on peut se poser dès lors est de savoir si ces fabricants de rumeurs croient vraiment rendre service aux cadres du FPI qui peuvent légitimement contester les choix du président du parti sans pour autant mettre sa tête à prix . Croient-ils sincèrement que, même s’ils obtenaient le départ du président Affi de la tête du FPI en dehors de toute règle démocratique et de toute élégance comme ils le font actuellement, cela serait sans conséquence sur le parti ? Et, par ricochet, sur le combat pour la libération du président Laurent Gbagbo? Bien évidemment, la réponse est non. C’est pour quoi il serait peut-être temps que chacun se ressaisisse.

Que la politique, c’est-à-dire la confrontation saine des idées et des projets, prenne le pas sur les invectives et les accusations fantaisistes. Ceux qui contestent les choix du président Affi ont le droit de s’exprimer. Mais qu’ils admettent aussi que ceux qui sont d’accord avec lui ont, eux aussi, le droit de le dire et d’argumenter. Les anathèmes et les raccourcis n’ont pas droit de cité. Le FPI est un parti politique qui, heureusement, a la chance de compter parmi ses militants, du sommet à la base, des femmes et des hommes de valeur. Qui aiment leur pays. Et qui sont profondément attachés au président Laurent Gbagbo. Et dieu seul sait qu’ils sont très nombreux parmi ceux qui soutiennent ouvertement ou en privé le président du parti. Ce n’est donc pas en les traitant de tous les noms, en les poussant à sortir du parti que l’on rendrait service à la cause de la libération du leader historique de la gauche démocratique ivoirienne.

Engagés dans le combat pour l’enracinement de la démocratie en Côte d’Ivoire et en Afrique, tous les militants du FPI doivent se convaincre qu’ils ont besoin les uns des autres. De tout le monde. Parce que, fatalement, la division ne peut jamais profiter au parti et au peuple ivoirien. Il n’y a qu’à voir aujourd’hui le PDCI.

Depuis 1993, et la mort du président Houphouet, par une mauvaise gestion de ses contradictions internes, ce parti a perdu des bastions importants autrefois imprenables. C’est notamment le cas des régions du Nord et de l’Ouest où le vieux parti a été complètement effacé par le RDR et l’UDPCI. Certains, obnubilés par leurs propres ambitions, rétorqueront qu’un tel ou un tel ne représente rien. Mêmes s’ils sont convaincus du contraire.

C’est pourquoi les uns et les autres doivent savoir raison garder et attendre patiemment le congrès pour exposer leur projet aux militants. Ces derniers, en véritables propriétaires, sauront leur faire droit, s’ils pensent que ce sont eux qui ont raison. Sinon le spectacle qu’il est donné aux ivoiriens de voir depuis quelques semaines n’honore personne. Même pas le président Gbagbo pour qui l’on dit se battre.

Source : Notre Voie

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