Face à la menace d’arrestation de Damana Pickass : Le FPI promet « la loi du talion : ‘’Œil pour œil dent pour dent’’ et « une riposte à hauteur d’homme »

Face à la menace d’arrestation de Damana Pickass : Le FPI promet « la loi du talion : ‘’Œil pour œil dent pour dent’’ et « une riposte à hauteur d’homme »

Aux accusations d’attaques et menaces d’arrestations du régime Ouattara, le Front populaire ivoirien (Fpi) promet « une riposte à hauteur d’homme ».

La guerre des mots prend tout son sens sur la scène politique ivoirienne. Ce, au moment où la libération du Président Laurent Gbagbo de la Cour pénale internationale (Cpi) est de plus en plus évoquée même par les médias français pro-Ouattara et à trois ans de l’élection présidentielle qui sera loin d’être le remake de 2015.

« Je ne comprends pas pourquoi le ministre de l’intérieur n’interpelle pas les partisans de Soro qui le menacent ouvertement. C’est parce qu’ils sont armés les uns les autres. Ils s’attaquent au FPI parce qu’ils font la mauvaise analyse selon laquelle le FPI ayant choisie la voie pacifique à la démocratie, et ayant choisie la voie des urnes comme unique voie d’accès au pouvoir d’Etat, ils s’imaginent que le FPI est incapable de changer de ligne. Je suis ici pour affirmer que le FPI a fait le libre choix de la ligne actuelle et si on l’y oblige, il peut bien changer de ligne. Si on n’arrête pas ce jeu-là, le FPI sera bien obligé un jour de penser à une riposte à hauteur d’homme pour que dans ce pays, cessent les accusations gratuites et les violences inutiles exercées sur des citoyens innocents. Nous n’allons pas accepter cela plus longtemps. (…) Il faut que ceux-là, respectent la Côte d’Ivoire et les ivoiriens. Autrement, alors que nous n’y sommes pas encore, il pourrait ne pas échapper un jour à loi du talion, œil pour œil, dent pour dent car la roue tourne. Nous n’avons pas encore pris cette option, qu’ils ne nous obligent pas à la prendre. » A bon entendeur salut !

M. Koné Boubacar, Secrétaire général adjoint et porte-parole du FPI réagit aux accusations « farfelues » que le régime Ouattara porte sur son vice-président Damana Adia Pikas. Une réplique cinglante qui laisse présager ce à quoi devra s’attendre le Rdr d’Alassane Dramane Ouattara (ADO) s’il s’hasarde à mettre à exécution sa menace d’arrestation. En tout cas Pikas peut être assuré du bouclier protecteur de son appareil politique.

« Damana Pickass est vice-président du FPI, et nous ne pouvons pas permettre à qui que ce soit de porter atteinte à l’honorabilité de nos dirigeants. (…) Le RDR et son pouvoir ne s’en sortiront pas par le mensonge permanent. Les ivoiriens ont tout compris. »

Le jeudi 6 septembre dernier, à l’issue du Conseil National de Sécurité (CNS) que présidait le chef de l’Etat Alassane Ouattara, son ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité avait nommément cité Damana Pickass et Stéphane Kipré le président de l’Union des nouvelles générations (UNG) d’être les instigateurs des attaques sur les bases des «informations recueillies au cours des enquêtes et des auditions ».

Après lui, c’est Alassane Ouattara dans qui, lors de son discours de clôture du 3e congrès, le dimanche 10 septembre, menaçait. « Nous avons des preuves concrètes et elles seront transmises dans les pays où résident les commanditaires et des mandats d’arrêt seront émis à leur encontre (…) Nous n’accepterons pas que la tranquillité et la sérénité des Ivoiriens soient à nouveau troublées » s’est tapé la poitrine Alassane Ouattara.

Pour le Front populaire ivoirien, en citant nommément son vice-président Damana Pickass et son allié Stéphane Kipré président de l’Union des nouvelles générations (Ung) dans les attaques, le pouvoir d’Abidjan va trop loin et il pourrait le regretter s’il continue dans cette voie.

« On ne peut pas accuser un parti qui n’a jamais eu de branche armée, et qui n’a jamais agressé qui que ce soit militairement, des faits qui sont dignes de la racaille. Aujourd’hui, le RDR fonctionne sur la règle de la pègre, c’est-à-dire qu’il n’a foi qu’au banditisme d’Etat. Mais on ne peut pas gérer indéfiniment les hommes de cette façon. et nous qui avons fait le pari de demeurer aux côtés du peuple de Côte d’Ivoire pour défendre ses intérêts, nous n’allons pas le laisser être malmené de la sorte plus longtemps. » A prévenu Koné Boubacar.

Si l’on s’en tient à la fermeté de la réaction du Fpi, on ne peut qu’être sûr d’une chose : c’est que le parti fondé par Laurent Gbagbo ne laissera pas le régime Ouattara s’en prendre impunément à son vice-président sans s’attendre à une réaction vigoureuse de sa part. Koné Boubacar est intransigeant sur ce fait. Avant de traiter de « ridicule » l’enquête du régime Ouattara qui aurait accouché de « preuves concrètes (qui) seront transmises dans les pays où résident les commanditaires et des mandats d’arrêt seront émis.»

Par Simplice Allard

Source: letempsinfos.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

CLOSE
CLOSE