Ferké : les parents soupçonnent des villageois d’avoir tué leur fils porté disparu depuis plus d’un mois et réclament justice

Ferké : les parents soupçonnent des villageois d’avoir tué leur fils porté disparu depuis plus d’un mois et réclament justice

Les parents d’un jeune homme, atteint d’une déficience mentale passagère et qui est porté disparu depuis plus d’un mois, soupçonnent des habitants d’un village de l’avoir tué et réclament des poursuites judiciaires à leur encontre.

Les parents de Ouattara Seydou Gnénéfo croient dur comme fer que leur fils a été assassiné, d’abord enterré dans un champ de coton avant d’être exhumé pour un lieu inconnu, face à la tournure des événements.

En effet, se confiant à l’AIP, ils ont révélé que dans leurs recherches, ils ont découvert une fosse dans un champ de coton qui a servi d’abord de sépulture avant que son contenu ne soit déplacé dans un lieu inconnu. Toutes choses qui, selon les parents de Ouattara Gnénéfo Seydou, renforcent leurs soupçons de meurtre à l’endroit des habitants du village de Korgbogo.

“Nous avons découvert le 29 août une tombe dans un champ de coton à Korgbogo. Elle avait servi de sépulture à notre fils que des villageois de Korgbogo ont abattu, pour l’avoir pris pour un voleur. Nous sommes allés aussitôt informer la gendarmerie qui nous a demandé d’envoyer des photos. Ce que nous avons fait”, a raconté M. Sékongo Lassina, oncle du disparu, présentant des photos avec des bâtons ayant probablement servi à abattre la victime.

Selon lui, le chef de la brigade de la gendarmerie de Ferké, Kouassi Antoine, s’est rendu sur les lieux avec des éléments, afin de vérifier cette information.

“Nous avons creusé la tombe à leur demande et tout a confirmé que quelque chose y avait été enterré, puis déterré après quelques jours. Les bâtons qui avaient servi à le battre à mort se trouvaient dans la fosse”, a expliqué M. Sékongo, soulignant qu’à la demande de la gendarmerie, quelques prélèvements des mottes de terre ont été faits et envoyés au laboratoire de l’hôpital général de Ferké pour analyses.

“Les analyses ont prouvé que c’est bien du sang humain. Mais le commandant de brigade nous a dit qu’il faut faire des tests ADN pour prouver qu’il s’agit de notre fils. Ils ont remis les pièces du prénommé Moussa, propriétaire du champ, et des mis en cause. Ils nous ont dit de poursuivre encore nos enquêtes”, ont relevé les parents du disparu.

Ouattara Genéfol Seydou, né en 1988 à Doudouvogo, à 7 km de Tiègbè, agriculteur, marié coutumièrement et père d’un enfant, est porté disparu depuis le 4 août, suite à une crise de folie passagère, indique-t-on.

Ayant saisi la gendarmerie de Ferké qui leur a conseillés de poursuivre les recherches depuis le 8 août, les habitants de Doudouvogo ne tarderont pas à avoir des pistes.

Son père, Ouattara Doulaye et ses parents ont été informés par une tierce personne qu’un homme répondant à leur description a été capturé et malmené par des villageois de Korgbogo.

Interrogés par la gendarmerie, les mis en cause ont reconnu avoir vu le jeune homme s’enfuir vers le barrage, niant toutefois l’avoir tué.

Aussi, la gendarmerie de Ferkessédougou, a-t-elle demandé aux plaignants de continuer d’investiguer.

Ce qui va aboutir à la découverte d’une fosse dans le champ où le jeune homme était poursuivi par ses présumés ravisseurs.

Face aux dénégations de ces derniers, la gendarmerie de Ferkessédougou se trouve dans la confusion, avec des critiques des plaignants.

“Nous sommes déçus des éléments de la gendarmerie. Malgré toutes les preuves, ils refusent de procéder à la moindre garde à vue. Et jusque là, il n’y a que nous qui menons les enquêtes et qui les informons de nos résultats”, a dénoncé M. Sékongo Lassina qui dit en avoir informé le sous-préfet.

Ti/kkf/kkp/dm/kp

Source: AIP

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