Fils prodigues ou enfants prodiges? Quel énorme gâchis!!!!

Fils prodigues ou enfants prodiges? Quel énorme gâchis!!!!

Comme beaucoup, j’ai suivi hier la RTI et la CEI égrener les résultats de l’élection présidentielle dans mon pays. Comme beaucoup, je n’ai pas eu la force de rester très longtemps devant ce spectacle. Je me suis cru au temps du célèbre IPAUD Lago, Directeur de l’Administration Territoriale des années 1980 où il suffisait d’écouter les premiers résultats pour connaître le résultat de toute l’élection.

Comme prévu, Ouattara a gagné très largement au premier tour et Affi N’guessan a perdu lourdement…C’était écrit, et je n’ai donc pas été surpris. C’est une banalité de dire que je ne soutenais ni l’un, ni l’autre, pour des rasions différentes. En particulier, tout le monde sait combien j’ai montré et démontrer mon opposition à Affi et à sa rupture idéologique.

Mais, curieusement, je n’éprouve aucune joie et aucune satisfaction face à ces résultats et notamment face à la débâcle d’Affi. Bien au contraire:

1. quand je vois l’état de notre famille politique, par la faute notamment de ceux à qui la génération des “pères fondateurs” avait transmis le flambeau en 2001, je ne puis m’empêcher de dire: quel gâchis!!!! Quel extraordinaire gâchis !!!!

2. quand je vois que certains camarades parmi les générations plus jeunes, au lieu de demeurer dans la maison du Père et, naturellement se placer dans la chaîne des générations, optent pour la liberté et l’autonomie, je ne peux manquer de m’interroger sur la pertinence d’un tel choix, mais également sur notre responsabilité à nous les anciens. Comment en sommes nous arrivés la et, dans ces conditions, comment garantir la relève et la survie de notre famille idéologique?

Non, je ne suis ni joyeux, ni satisfait de cette situation. Et plus j’y réfléchi, plus mes pensées me ramènent vers la parabole biblique du fils prodigue (Luc, 15, 11-32): ” Il dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des caroubes que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit : ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras ! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé”. (Traduction d’après la Bible Louis Segond).

Aurons-nous nos enfants prodigues? Seront-ils plutôt des fils prodiges? Rien n’est moins sûr. N’oublions pas que le fils prodigue avait un père et un frère. A chacun sa part pour le bien de la famille. Jean Guigrey et Jean-Claude Djereke, qu’en pensez-vous?

Ambroise Gnahoua

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