Fornication et adultère ont créé le coronavirus, selon le frère de Tariq Ramadan

Fornication et adultère ont créé le coronavirus, selon le frère de Tariq Ramadan

Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève, assure que les hommes, en se livrant à la « turpitude », déclenchent des épidémies nouvelles.

Ces derniers temps, le courroux de Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève (CIG) et frère aîné de Tariq Ramadan, s’est beaucoup porté sur la Chine. Il l’accuse de persécuter les Ouïgours, une minorité musulmane, sans que la communauté internationale lève le petit doigt. Et voilà que l’apparition du nouveau coronavirus lui apparaît comme une intervention divine. Selon lui, cette « minuscule créature » a remis en cause « la toute-puissance de l’empire du Milieu », comme il l’explique dans un prêche audio d’environ huit minutes.

Pour le frère de Tariq Ramadan, il n’y a pas de doute, ce sont les péchés des hommes qui ont provoqué la colère de dieu. Se référant aux enseignements du prophète Mahomet, il explique que l’une des causes des maladies nouvelles, et aujourd’hui du coronavirus, « est le fait que les hommes se livrent ouvertement à la turpitude, comme la fornication et l’adultère, ce qui déclenche des maladies et des épidémies nouvelles ». Pour le directeur du CIG, qui a commencé son prêche en rappelant qu’il faut « craindre Allah, Allah est avec ceux qui le craignent », les musulmans doivent tout faire pour se protéger. S’il est nécessaire de « se conformer aux directives médicales », il convient également d’être « assidu dans les invocations ».

« La charia incomprise »

Hani Ramadan, petit-fils de Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans en Égypte, ne fait pas mystère de son appartenance à la confrérie, contrairement à son frère Tariq. C’est surtout un habitué des provocations. En septembre 2002, il publie dans Le Monde une tribune, intitulée « La charia incomprise », dans laquelle il explique que la lapidation constitue « une forme de purification ». Évoquant le virus du sida, il affirme que « seuls s’exposent à la contamination ceux qui ont un comportement déviant », ajoutant : « La mort lente d’un malade atteint du sida est-elle moins significative que celle d’une personne lapidée ? » Cette tribune lui a valu de se faire licencier de son poste de professeur de français dans un collège de Genève.

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