Franc CFA : Pompidou rappelle à Eyadema “les limites” de la souveraineté

Franc CFA : Pompidou rappelle à Eyadema “les limites” de la souveraineté

Le 23 novembre 1972 à Lomé, lors des discours du banquet d’accueil, le président togolais Gnassingbe Eyadema demande à son homologue français Georges Pompidou de revoir la parité entre le Franc CFA et les anciens Francs Français (à raison de deux anciens FF pour 1 FCFA).

“C’est une question de justice”, ose Eyadema qui réclame “une étude exhaustive basée sur des critères objectifs” pour déterminer “une nouvelle parité plus favorable à nos peuples”.

La réponse du locataire de l’Elysée est violente : l’indépendance et la souveraineté que peuvent réclamer les autres a ses limites dans la garantie que donne l’Etat français, lance-t-il, visiblement irrité par cet “affront”. “A la suite de vos paroles, Monsieur le président, il est évident que le Franc CFA s’effondrerait si la France lui retirait sa garantie”, conclut Pompidou qui, comme Macron, était cadre chez Rothschild avant de devenir président de la République.

Près de 47 ans après cet échange aigre-doux qui, à l’époque, avait donné lieu à une révision des accords de coopération monétaire en 1973, le débat demeure. Comment le taux de parité fixe entre les deux monnaies est-il déterminé ? Quel est le coût de cette “solidarité” qui pue l’arnaque ? Quel est l’effet induit de cette monnaie coloniale dans l’économie ?

La France est disposée aux évolutions de cette monnaie, déclarait Pompidou. Une assurance réitérée par François Hollande et son successeur Emmanuel Macron. Sous le couvert de “garantie”, Paris continue honteusement d’exploiter ses ex-colonies.

Luigi Di Maio, vice-premier ministre italien et leader du mouvement populiste Cinq Etoiles, a reproché à la France d’appauvrir l’Afrique et d’encourager la migration en Europe. Il a accusé le gouvernement français de manipuler les économies des anciennes colonies françaises en Afrique à travers le franc CFA.

“La France est l’un de ces pays qui, en émettant une monnaie pour 14 pays africains, empêche leur développement économique et contribue au fait que les réfugiés partent de leurs pays et meurent ensuite en mer ou arrivent sur nos côtes”, a déclaré M. Di Maio.

Source: africandailyvoice.com

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