Franc CFA : Rachida Dati préconise la délocalisation de son impression et le changement de nom

Rachida Dati (photo), ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy, en visite à Abidjan où elle rencontre des personnalités en prélude au sommet Union européenne/Afrique, s’est prononcée sur le destin de cette monnaie qui divise et ravive à la fois passions et tensions.

Sur le site de La Tribune, la députée européenne, interrogée sur le renforcement du partenariat entre le continent et l’Union européenne au sujet de cette devise africaine, ne mâche pas ses mots pour exiger des réformes draconiennes jusqu’ici jamais envisagées. «Tout d’abord, l’impression du Franc CFA doit quitter la France, et cette monnaie changer de nom afin de clore ce débat idéologique qui nuit aussi bien à l’Afrique qu’à la France.», lance-t-elle.

Si elle regrette que le débat prenne des proportions idéologiques au détriment des mutations essentielles à mener dans le sens de l’amélioration des conditions économiques de l’Afrique, elle pense que des «réformes devront se faire en douceur afin d’éviter toute perte de stabilité». Au-delà, il faudra aussi «réfléchir à des réformes en profondeur comme celle de la fin de la parité fixe avec l’Euro».

Cette sortie de Rachida Dati qui intervient près d’un mois après la réunion des ministres des Finances de la zone Franc, en France, sonne comme l’une des voies à explorer par les acteurs de cette monnaie.

Mais, jusqu’ici, les principaux protagonistes de ce dossier refusent d’évoquer cette éventualité. Car, rappelle les officiels français, il serait inopportun d’entretenir la confusion entre les difficultés économiques des pays, avec l’appartenance à une zone monétaire commune.

Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, a indiqué lors de la conférence de presse de clôture de la réunion des ministres des Finances de la zone Franc, tenue à Paris, les 4 et 5 octobre derniers, que les objectifs de garantie de stabilité et de protection des économies des 14 pays de la zone Franc, sont bien remplis à ce sujet.

Source: Agence Ecofin

2 comments

  1. Franc CFA?C’est de la distraction!Que la maîtresse de Sarko Pov’Con n’entretienne pas la malicieuse envie de faire croire une démarche de délocalisation.L’Afrique n’exige pas une impression de sa monnaie hors de la France mais une réelle appropriation de sa monnaie,quitte à l’Afrique d’en faire ce qu’elle veut:soit une dissolution pour une autre plus réf-lectrice des attentes de l”Afrique,soit un réaménagement fondé sur la volonté souveraine de chaque Etat africain d’en faire ou non partie.Pas donc de relocalisation mais appropriation du bien par son propriétaire qui en décide sa destination!Ladite monnaie peut être imprimée au Mali pour être toujours contrôlée et gérée par la france pouilleuse et frêle;d’où l’expression de dame Dati maligne,défendant la france,dans le sens de mener des «réformes…en douceur afin d’éviter toute perte de stabilité.» En douceur?donc de façon négociée.La france a t-elle négocié avec l’Afrique quand elle se l’accaparait?L’indépendance ne se négocie point comme la liberté,mais elle s’arrache!Stabilité de qui?Jusque-là,l’Afrique est déstabilisée par un petit pays (la france) trop dépendant de la servilité du continent qui,comme le peuple d’Israël,doit continuer à faire les briques et pyramides du pharaon d’Egypte.Pire,dame Dati parle d’idéologie!Esprit malin,quitte les français!Il s’agit d’une prise de conscience (idéologie) mais s’approprier de sa propre chose est un droit et non une idéologie,jeune femme rusée!Ils ne vont jamais changer,ces petits qui ne se savent pas tels!

  2. Les Africains n’ont pas forcément besoin de la France pour exister et précisons que le Cfa doitttout simplement être abandonné pour laisser la place à unemmonnaie africaine sans aucun concour de la France pour son arrimage à l’euro. Donc chère Madame, Laisses les Africains décider de ce qu’ils veulent faire de leur monnaie.Ton oopinion ne nous intéresse pas. Merci

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