Fraternité Matin : Opération «Venance Konan dégage» en cours

Fraternité Matin : Opération «Venance Konan dégage» en cours

Venance Konan, Directeur général de Fraternité est-il à la porte de sorti ? En tout cas, toit porte à le croire. Les travailleurs ne veulent plus de lui. Ils réclament son départ.

L’atmosphère était lourde, ce mardi 5 décembre 2017, à Fraternité. Le siège de la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (Snpeci) sis à Adjamé était en ébullition. Les portes de l’entreprise sont fermées. Amedé Assi, Rédacteur en chef central n’a pu avoir accès à son bureau. Il faut dire que le journal pro-gouvernemental est dans le dur depuis quelques mois. Il présente une gestion déficitaire. Pour ce faire, ces premiers responsables ont sollicité le soutien de l’Etat.

Dans le communiqué final du récent conseil des ministres, il a été indiqué le déficit financier de cette entreprise. Aussi, le gouvernement s’est-il proposé d’injecter près de 10 milliards Fcfa pour sauver ce qui peut l’être encore. Pour l’actuelle direction générale, un plan social s’impose. Et hic, c’est que ladite direction générale se propose de licencier des travailleurs. D’où la colère de ceux-ci réunis au sein du Syna-Frat-Mat, du Syle-Frat-Mat du Syntra-Frat-Mat et du Cjdd-Frat Mat. Ils réclament le départ de Venance Konan, actuel Directeur général de Fraternité Matin pour malversation.

Selon Marc Yevou, secrétaire général de la Coordination des journalistes pour la défense de leurs droits (Cjdd), la gestion de l’actuelle direction générale n’est rien d’autre qu’un échec. Dès lors, elle doit céder la place aux plus méritants. «Il s’agit d’un combat que nous menons pour notre survie et celle de nos enfants. Nous ne sommes pas prêts à l’abandonner. Pendant qu’on parle de redressement, nous sommes confrontés à des réglemente de compte. La direction veut procéder à des licenciements. Nous sommes d’accord avec un redressement, mais avec de nouveaux gestionnaires. Ceux qui ont mis cette entreprise à genoux ne pourront pas la relever» a martelé Marc Yevou.

Par ailleurs, les responsables syndicaux reproches aux autorités de n’avoir pas été associés à ce plan de redressement. En effet, les travailleurs pensent avoir des propositions à faire pour la survie de l’entreprise dont la masse salariale est estimée à plus de 140 millions Fcfa pour à peine 300 employés.

Guillaume Gbato, secrétaire général du Synappci a marqué sa solidarité en étant au coté des travailleurs de Fraternité Matin. A l’occasion, il a invité le gouvernement à sauver les emplois. «Nous ne voulons pas de prime à la médiocrité. Que ceux qui ont poussé l’entreprise à la chute doivent tirer toutes les conséquences» a-t-il prévenu.

POY

Source: letempsinfos.com

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