Gabon: Jean Ping promet le chaos après le 15 Octobre 2016

La Cour Constitutionnelle gabonaise a, on le sait, déclaré Ali Bongo Ondimba vainqueur de l’élection présidentielle du 27 Août 2016. Mais depuis lors, tant les autorités politiques françaises que celles de l’Union Européennes s’activent à entretenir une psychose de chaos dans le pays en en mettant en cause l’autorité d’une des plus hautes intitutions gabonaises qu’est la Cour Constitutionnelle.

En effet, deux jours après la proclamation définitive des résultats par la Cour Constitutionnelle, les observateurs électoraux de l’Union Européenne (UE) au Gabon ont critiqué la décision de cette Cour. «La Mission d’observation électorale regrette que la Cour constitutionnellle n’ait pas, été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement des votes», avait écrit madame Marya Gabriel, l’observatrice en chef de l’UE au Gabon. A sa suite, la France officielle a à travers Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères, également regretté que l’examen des recours n’ait pas levé « tous les doutes » sur la réélection du président gabonais. Toutefois, Jean-Marc Ayrault et la France officielle ont tenu à demander « à ceux qui continuent de contester les résultats de récuser l’action violente et de poursuivre leurs revendications selon des voies qui ne remettent pas en cause la paix et le bien-être du pays ».

Endouragé par ces déclarations belliqueuses, monsieur Jean Ping, le candidat malheureux, a reçu les ambassadeurs au Gabon à son domicile, notamment ceux de l’Union Européenne, les États Unis, la France, ainsi que l’UNOCA, pour affirmer qu’il ne reconnaissait pas la victoire d’Ali Bongo Ondimba, proclamée par la Cour Constitutionnelle pour l’élection présidentielle 2016, et que “Son mandat actuel arrive à son terme le 15 octobre 2016”. Voici l’intégralité du communiqué sur sa page Facebook :


RENCONTRE AVEC LES AMBASSADEURS

EN PRÉSENCE DES AMBASSADEURS DE L’UNION EUROPÉENNE, DES ETATS-UNIS, DE FRANCE, AINSI QUE LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU POUR L’AFRIQUE CENTRALE (UNOCA).

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur Jean Ping remercie la Communauté internationale pour sa contribution avant, pendant et après l’élection.

Aujourd’hui, les choses sont claires, le peuple gabonais a tranché. Nous avons, d’un côté une tentative grossière de contournement du choix du peuple et quelqu’un qui veut s’imposer une nouvelle fois par un Coup d’Etat électoral et une mascarade judiciaire. Et, de l’autre côté, un peuple qui a fait très nettement son choix en sa faveur.

Le Président que les Gabonais ont élu le 27 août dernier est Monsieur Jean Ping. La responsabilité qui lui incombe est de faire respecter le choix des citoyens conformément à l’article 9 de la Constitution de la République, ainsi que la charte des Nations-Unies, qui reconnait l’autodétermination des peuples à choisir librement leurs représentants. En effet, aucune institution au Gabon ne saurait être au-dessus de la Constitution ou du vote populaire.

Nous avons d’une part la Constitution, et d’autre part la décision inique d’une institution dévoyée et corrompue par un pouvoir complètement mis à nu.

Il constate aussi que la Cour constitutionnelle, malgré le risque de discrédit qui pèse sur elle, a pensé que la raison du plus fort est toujours la meilleure. Elle a ainsi fait le choix de figurer dans les pages les plus sombres de l’histoire du Gabon. Quelle triste destinée pour ceux qui vont devoir assumer cette responsabilité.

Depuis le début du processus électoral, Monsieur Jean Ping a toujours clairement exprimé son scepticisme sur les capacités des institutions en charge de la gestion des élections. La Communauté internationale, avec insistance, a fait valoir l’impérieuse nécessité de se conformer aux voies légales et de jouer le jeu des institutions.

Le processus électoral s’est soldé par un échec de la démocratie. Nul ne le conteste. Il s’est une nouvelle fois soldé par un Coup d’Etat électoral. C’est le lieu d’interroger la Communauté internationale et de l’inviter à prendre ses responsabilités devant cette situation qui l’engage également.

Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas une comptabilisation précise des arrestations, des assassinats et des massacres qui ont été perpétrés par certains éléments des forces de défense et de sécurité, appuyés par les escadrons de la mort.

Au Gabon, sous Ali Bongo, l’Etat de droit n’est désormais plus qu’une vue de l’esprit. On a du mal à compter les enlèvements à la pelle de personnalités politiques. Les arrestations arbitraires et les perquisitions illégales sont légion… Tout est mis en œuvre pour créer un climat de terreur et de psychose généralisé. Le régime Bongo-PDG a atteint le point de non-retour dans la barbarie, la dictature et le non-respect des droits élémentaires vis-à-vis de la personne humaine.

Monsieur Jean Ping, tout en condamnant le Coup d’Etat électoral, est déterminé à assumer toutes ses responsabilités pour restituer au peuple gabonais sa souveraineté, et donner toute sa légalité au pays réel qui dispose de la légitimité.

Il n’est donc pas question pour lui et les siens de reconnaitre Ali Bongo comme futur Président de la République. Son mandat actuel arrive à son terme le 15 octobre 2016.

Le président Ping ne se prêtera et ne cautionnera aucun arrangement d’arrière-boutique sur le dos du peuple gabonais qui a tant souffert, et qui souffre encore de cette période traumatique.

Viendra le temps de la réconciliation qui passera par le dialogue. Mais tant que la vérité des urnes ne sera pas restituée au peuple gabonais, rien de cela ne sera possible ou tenable.

Il appelle donc les Gabonais à la mobilisation et à la vigilance, pour faire échec à ce coup d’Etat électoral.

Plus que jamais, le Gabon, dans cette phase critique de son histoire, a besoin de tous ses enfants et de tous ses amis, unis et rassemblés, pour mettre en échec ce pouvoir illégitime et honnis dans les urnes par le peuple. La Libération du Gabon est en marche.

Je vous remercie.

En d’autres termes, Jean Ping donne jusqu’au 15 Octobre 2016 à Ali Bongo Ondimba pour quitter le pouvoir. On s’imagine donc qu’après cette date, Jean Ping mettra en exécution son plan de chaos généralisé qu’il a promis aux gabonais si la Cour Constitutionnelle ne déclarait pas président élu du Gabon.

Eburnienews.net

About Tjefin

2 comments

  1. Ali Bongo doit apporter une réponse sèche à ce goujat de PING!
    Maintenant! Et le mettre en garde!

    La justice Gabonaise doit se saisir du cas PING et lui coller aux fesses une lourde procédure criminelle de non respect de l’autorité de la chose jugée. La COUR Constitutionnelle a recompter devant témoins, et rendu une décision qui doit s’imposer à tous.

    Le peuple gabonnais doit refuser la violence de PING.

  2. Attention eburnienews!Postez mon message!Est-ce étonnant de la part de Jean-Ping?Cet inféodé mental de la colonisation,pur type des consorts Dramane Wattra,c’est le même procédé,les mêmes subversions et les mêmes idées troubles visant à bafouer les acquis démocratiques tels que le respect des autorités que nous nous sommes donné! Ce sont des assoiffés de pouvoir et hautains fabriqués par l’empire colon pour déstabiliser le continent. De telles espèces,il faut tout simplement s’en débarrasser;ce sont des voyous qui n’ont aucun scrupule en plus de n’avoir aucun réel attachement à la terre d’appartenance qui leur a tout donné.Ils peuvent tuer toute la population avec le seul objectif d’avoir le pouvoir.SEM Gbagbo en a fait les frais en voulant caresser le poulain rebelle de la france.Hélas! Ces bandits sont des bons à rien,des nullards sans programme de société pensés propres à eux,si ce n’est la dictée des parrains.Voici Adokaflai qui dilapide les deniers publics de la Côte d’Ivoire en le mettant dans une dette colossale avec la complicité de très peu d’Ivoiriens et de pléthore de non Ivoiriens prêts à fuir au moment opportun!C’est ça leur projet de développement:voler,se servir en même temps que le parrain colon,le peuple,on s’en fout!Il faut les stopper vitement!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*