Gabon: Jean Ping rejette le dialogue avec Bongo et se fait menacer d’arrestation «s’il franchi la ligne rouge»

Gabon: Jean Ping rejette le dialogue avec Bongo et se fait menacer d’arrestation «s’il franchi la ligne rouge»

La fenêtre d’une paix de braves s’ouvre entre Ali Bongo et Jean Ping avait annoncé le site africtelegraph.com, qui faisait écho des démarches menées par le président sortant, Ali Bongo Odimba, par ailleurs proclamé réélu par la Cénap à l’élection présidentielle du 27 août dernier, envers l’opposition afin d’éloigner les spectres de l’apocalypse du Gabon.

En effet, africtelegraph.com rapporte que le président sortant Ali Bongo Ondimba a, par le truchement du porte-parole du gouvernement, monsieur Alain-Claude Bilie-By-Nzé, exprimé son intention de rencontrer l’ensemble des candidats (y compris son principal rival Jean Ping) à l’élection présidentielle du 27 août dernier. Le but visé par ce désir de rencontre serait, affirme monsieur Alain-Claude Bilie-By-Nzé, d’éviter la mort de Gabonais par suite de la crise post-électorale.

«Le président Ali Bongo Ondimba est prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle, y compris M. Ping, afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort sous prétexte d’une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous», a précisé Alain-Claude Bilie-By-Nzé.

A cette relative main-tendue pour qu’un dialogue inter-gabonais soit initiée, le camp Jean Ping a opposé une fin de non-recevoir. Ce refus fut annoncé par Jean Gaspard Ndoutoume, porte parole du candidat Jean Ping, le soir du mardi 20 septembre 2016. A la suite de ce refus, le gouvernement a lancé mis en garde, à l’endroit du candidat Jean Ping, contre toutes manifestations violentes suite au verdict des neufs juges de la Cour attendu pour vendredi.

«M. Ping a dit clairement que si la Cour constitutionnelle ne le déclarait pas vainqueur de l’élection présidentielle, il y aura des troubles…. Nous mettons en garde Jean Ping  contre toute tentative de déstabilisation, nous les mettons en garde car nous savons qui ils sont…celui qui sortira de la légalité en répondra…. s’il franchit la ligne, il sera arrêté», a prévenu le ministre de la Communication, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, lors d’une conférence de presse. Poursuivant sur la même ligne, le ministre de l’Intérieur a lui aussi mis en garde contre de nouvelles violences.

«Aujourd’hui, nous entendons parler de plus d’appels au trouble par certains compatriotes. Nous savons qui ils sont, nous savons où ils sont. Nous ne les laisserons pas faire», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya lors de la même conférence de presse.

Rappelons que le décompte des voix par la Cour constitutionnelle s’effectue sous le contrôle de l’Union africaine qui a depêché 5 représentants (Tchad, Niger, Cap Vert, Togo et un représentant de la commission de l’Ua). L’opposition n’a aucun représentant lors de ce décompte, contrairement à ce qu’elle avait souhaité.

Selon les dispositions du code électoral gabonais, la Cour constitutionnelle dispose d’un délai de quinze jours – qui court jusqu’à vendredi 23 septembre – pour se prononcer.

Eburnienews.net

About Tjefin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

CLOSE
CLOSE