Gabon: Le serpent n’est pas mort. Le plus dur commence pour le Président Bongo

Gabon: Le serpent n’est pas mort. Le plus dur commence pour le Président Bongo

La rancune est tenace en Occident. La lâcheté un caractère. Et la vengeance un devoir. Cette logique pourrait s’appliquer au président Ali Bongo. Depuis sa prise de fonction en 2009, Ali a brisé des tabous. Cassé des totems. Détruit des mythes. Déconstruit des réseaux. Redessiné la politique commerciale et étrangère du Gabon… Toute chose que le système colonio-impérialiste déteste.

Péché Economique

Parlant des lobbies militaro-industriels et des chocolatiers, Le président Gbagbo disait, “le serpent n’est pas encore mort. Il ne faut pas jeter son bâton.” Cette sagesse devrait inspirer le président Ali. Puisque sa nouvelle orientation politique pour l’intérêt du Gabon fait grincer les dents. Le redressement de Total, l’interdiction de l’exportation du bois non transformé—répondant à la politique de la transformation des ressources naturelles du continent par le continent, le développement de l’agriculture à travers l’opération graine, la diversification économique interne, ou la diversification des partenaires économiques du Gabon mis en concurrence avec les entreprises Françaises très forte dans la corruption mais excessivement médiocre en ce qui concerne la créativité entrepreneuriale, ont dressé les lobbies des multinationaux contre son système.

A côté de cela, le scellé mis sur les caisses qui servaient à rémunérer les prébendiers et mercenaires francafricains de tous bords et de toutes origines, surtout Français comme Bourgi, a créé des sentiments d’hostilité.

Liberté de Ton: Un crime

En plus des faits économiques, la liberté de ton du président Gabonais exigeant plus de souveraineté pour les nations Africaines et une revendication à laisser l’Afrique s’approprier sa capacité et stratégie à se développer par elle-même, dérange. D’ailleurs, le rappel à l’ordre fait à la France qui s’octroie le devoir d’ingérence dans les affaires Africaines est sans ambiguïté quant à son indépendance d’esprit. “Les Africains ne demandent aux présidents Français comment composer leur gouvernement, la France doit s’occuper de ses affaires. Nous sommes assez majeurs pour gérer nos affaires avec qui nous voulons. L’époque coloniale n’est plus d’actualité.”

Le déroulement de son programme politique pendant la campagne électoral a confirmé qu’il s’éloignait de plus en plus de l’occident. Il a exercé ce langage non binaire au Sommet de la Francophonie à Dakar en 2014 à travers les mots qui étaient siens. Non empruntés à une plume de l’ombre. Le discours de Dakar du président Bongo a dû inspirer la préparation du 27e Sommet de l’Union Africaine–UA–, qui s’est déroulé à Kigali les 17 et 18 Juillet 2016. Lors de ce Sommet, aucun des partenaires de l’UA—France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine, Union Européenne… n’étaient pas invités. Un signe que l’Afrique progressiste—pas celle des Ouattara, Muhammadu Buhari, et autres—, ne veut plus voir les pattes blanches traînées dans les couloirs de leurs rassemblements. Cette Afrique a décidé de s’auto-définir. 

Développement Autocentré Ressuscité

Ali Bongo sans le dire a ressuscité de façon subtile le concept du développement autocentré. Cette fois pensé avec les contours Africains à creuser. Le faisant, il retire la conception et la certification des concepts de développement du continent des mains des maîtres penseurs des institutions de Bretton Woods qui versent dans la propagande plutôt que dans des actions concrètes. Pourvu qu’il soit suivi. Et cela ne peut donc lui être pardonné.

Mediamensonge a l’œuvre

—“”“”La campagne anti-Ali a donc commencé avec le traitement partiel et partial du journal Français JDD dans son article “Watergate au Gabon: comment Bongo a espionné les émissaires de l’Europe.”  La vanne est ouverte. D’autres accusations suivront. D’ici-là, ils vont rappeler au Gabonais et au monde les délires de Ping du genre: on a découvert “un charnier à la cité de la démocratie.” Il y a eu “cinquante à cent personnes exécutées par des mercenaires encagoulés.”….les forces pro-Ali ont “bombardé le QG” de l’opposition et non de l’opposant Ping. Ou encore, “les arrestations arbitraires,” ont été opérées.

Tout ceci sera dit en déformant les faits, et en manipulant le contexte, afin d’habiller leurs mensonges d’une ombre de vérité. Puis exiger des sanctions économiques pour asphyxier l’économie. Stratagème pour réveiller la colère des Gabonais. Méthode pratique pour revenir sur l’élection du 27 Août, et lui donner l’interprétation qu’ils n’ont pas réussi à faire ces derniers mois. L’option seconde serait de monter une rébellion ou un putsch. Mais cette éventualité se briserait si les autorités militaires, les chefs de corps des armées, et le peuple, se rangent derrière leur président pour la défense de la patrie et de ses institutions.

Prévenir

Faire la purge si nécessaire avant la purge de “l’alliance-franco-rebelles-étatsuniens,” pour se débarrasser des officiers félons comme Philipe Mangou, ex-chef d’Etat-major des armées Ivoiriennes, sous le président Gbagbo, actuellement ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon. Soldat sans honneur qui a trahi la patrie, et aurait été impliqué, selon certaines sources, dans l’affaire Mamadou Diane et les Hackers de Ping.

Les Gabonais doivent être prêts à opposer une résistance aussi faible soit-elle aux forces crimino-déstabilisatrices exogèno-endogènes. L’expérience Ivoirienne devrait les inspirer. Ils doivent se rendre à l’évidence que Jean Ping, le Cheval de Troie des prédateurs occidentaux est un non-partant pour le Gabon. Tout en se rappelant que s’il y avait les jeux olympiques des déstabilisateurs, Jean Ping remporterait la médaille d’or pour l’Afrique Centrale.

Feumba Samen

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