Gagné une étrange paranoïa de Coup d’Etat, Ouattara appelle Israël à l’aide | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Gagné une étrange paranoïa de Coup d’Etat, Ouattara appelle Israël à l’aide
Gagné une étrange paranoïa de Coup d’Etat, Ouattara appelle Israël à l’aide

Gagné une étrange paranoïa de Coup d’Etat, Ouattara appelle Israël à l’aide

Le ministre des affaires étrangères d’israël et leader de l’extrême- droite (fondateur du parti Israël Beytenou), Avigdor Liberman, a effectué une visite officielle de 72 h en Côte d’Ivoire (du 12 au 14 juin).

Depuis 2012, après la visite d’Alassane Ouattara en Israël, le gouvernement ivoirien avait émis le voeu de signer des accords de coopération de défense et de sécurité avec israël. Mais également que les hommes d’affaires israéliens viennent investir en Côte d’Ivoire. sous Laurent Gbagbo, Israël était bien accueilli.

Ouattara veut faire la même chose que son prédécesseur. Mais en sus, il aurait décidé de confier sa sécurité à l’Etat hébreux à travers une assistance en matière de renseignements et d’appuis stratégiques. « C’est le véritable sens des deux accords liés à la consultation régulière et la sécurité intérieure qui ont été signés samedi entre les ministres ivoirien et israélien des affaires étrangères », soutient une source militaire ivoirienne sous le couvert de l’anonymat. M. Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir depuis le 11 avril 2011, est totalement anéanti par la psychose du coup d’etat. au point où il voit des déstabilisateurs partout.

Parmi ses opposants, évidemment. dont plus de 700 sont détenus, dans des conditions inhumaines, dans les geôles du pouvoir sous le fallacieux prétexte d’ « atteinte à la sûreté de l’etat ». Le chef de l’etat ivoirien, devenu totalement paranoïaque, redoute aussi certains de ses proches au premier rang desquels l’actuel président de l’assemblée nationale et chef de l’ex-rébellion armée, Guillaume Soro Kigbafori. Dont les chefs de guerre qui lui sont restés fidèles et qu’Alassane Ouattara a nommé à des hauts postes dans l’armée au nom d’une sorte de partage du pouvoir sont désormais frappés d’ostracisme par le cercle proche de ouattara. « Ils sont des persona non grata au palais présidentiel puisque ni le chef de l’Etat, ni son entourage immédiat ne font confiance à ces ex-chefs rebelles proches de Soro », soutient une source proche du RDR, le parti de M. Ouattara.

A cela s’ajoute, la guerre larvée à mille inconnus que se livrent les « frères » ennemis, Hamed Bakayoko (ministre de l’intérieur) et Guillaume Soro. Une tension qui paralyse le centre de commandement des décisions opérationnelles (CCDO), pâle copie du centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS) félicité, à l’époque, par les chancelleries étrangères pour son efficacité dans la lutte contre le grand banditisme à Abidjan. Le ministre Hamed Bakayoko ne voudrait plus, a-t-on appris, de l’ex-chef rebelle Wattao (un proche de soro) dans le commandement du CCDO. Wattao ferait de la résistance. Il se considère comme le véritable patron du CCDO devant le commissaire Kouyaté, un proche de Hamed Bakayoko. Un bicéphalisme qui en dit long sur le climat délétère au sein du régime Ouattara.

Trois ans après l’installation d’Alassane Ouattara au pouvoir, la Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins au triple plan sociopolitique, économique et sécuritaire. C’est donc dans un véritable Capharnaüm qu’Avidgor Liberman va lancer les services officiels d’Israël. Pays ami de la Côte d’Ivoire depuis mars 1961. Mais surtout sous Houphouët- Boigny puis Laurent Gbagbo, Israël devra s’assurer dans sa coopération sécuritaire qu’il ne contribue pas à l’accentuation des violations des droits humains, des exactions et autres tortures ainsi qu’à la mise à mort définitive de la démocratie fortement mise à mal sous ouattara. de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme n’ont eu de cesse de dénoncer depuis plus de trois ans des pratiques monstrueuses de torture dans des lieux de détentions secrets. Et ce n’est plus un secret que les endroits comme la direction de la surveillance du territoire (DST) sont de hauts lieux de maltraitance des opposants. Israël sera donc également tenu pour complice des dérives d’un régime qui se raidit chaque jour et qui ne peut pas s’accommoder d’une opposition qui refuse de se faire apprivoiser, si l’etat hébreux ne s’assure pas que ces pratiques ont cessé .

Didier Depry

 

Source: Notre Voie

About admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.