Gbi De Fer, une autre plaie puante du régime Ouattara

Gbi De Fer, une autre plaie puante du régime Ouattara

Depuis soixante et douze heures, un élément vidéo intitulé ‘’journal de l’émergence’’ circule sur la toile. On y voit et y entend le comédien ivoirien GBI DE FER donner dans un baratin aussi stupide qu’insultant, suite aux récents troubles soldés par plus d’une dizaine de morts à Béoumi, ville du centre de la Côte d’Ivoire.

Pourquoi la sortie de GBI DE FER est déplaisante ?

D’abord parce que tout le long de sa diarrhée verbale de cinq minutes trente et sept secondes, le comédien GBI DE FER s’est essayé à jouer au mauvais équilibriste: en voulant désigner les fauteurs de troubles, il refuse de voir toute la gangrène interne à son pays et il indexe les étrangers (il dit : ‘’au nord du nord de la Côte d’Ivoire’’) comme étant les seuls vrais coupables des violences vécues à Béoumi et dans toutes les autres villes du pays. Ce qui est loin d’être vrai parce qu’être étranger n’est pas synonyme d’être forcément un brigand. Mais en parlant d’étrangers ‘’au nord du nord de la Côte d’Ivoire’’, il est clair que GBI DE FER verse dans la xénophobie et l’ivoirité lâchement collées par la rébellion et ses parrains occidentaux aux patriotes ivoiriens et à Laurent GBAGBO dès septembre 2002 !

Deuxièmement, GBI DE FER s’attaque aux conséquences, rien qu’aux conséquences et non aux causes réelles de ce qui se passe depuis toujours, pour la simple raison que dans son effort de ruse, il se permet de dire : ’’avec ce que vous faites, OUATTARA lui-même est gêné’’. Ah, GBI DE FER ! En mauvais critique, GBI DE FER pense pouvoir faire oublier aux Ivoiriens que c’est OUATTARA qui a appelé la C.E.D.E.A.O., l’U.A. et l’O.N.U. (vous avez dit étrangers ?) à entrer en guerre contre le peuple de Côte d’Ivoire, là où GBAGBO demandait le recomptage des voix. La triste suite de tout cela, c’est ce qui se perpétue et se propage partout en Côte d’Ivoire, au nom du rattrapage ethnique voulu par OUATTARA. Le même OUATTARA qui, dès 2002, avait promis rendre ce pays ingouvernable.

Troisièmement, GBI DE FER, s’étonne de ce que toutes les forces militaires basées à Bouaké, à cinquante kilomètres de Béoumi, ne soient pas intervenues à temps. Mais là aussi, GBI DE FER le dit parce qu’il faut le dire : GBI DE FER connaît l’adage ivoirien ‘’chien ne mange pas chien’’ ! Comment GBI DE FER veut-il que ces soldats de Bouaké, soldats d’une armée ethnique, aillent combattre leurs frères d’armes d’hier, quand ils étaient dans la rébellion ? Et voici GBI DE FER, sans honte, pour éviter de dire que ces acteurs de la violence permanente ont le plus souvent des armes de guerre, qui ne cite que machette et… pistolet, là où ces anciens rebelles pour la plupart d’entre eux, ont des kalachnikovs et des lance-roquettes. Aussi, ce cher GBI DE FER ne devrait pas être amnésique : devant le camp des réfugiés autochtones Wê à Nahibly en 2012, les autorités administratives, les forces de police, les militaires et soldats de l’O.N.U. étaient là, présents sur les lieux des massacres mais par effet de forte densité ethnique (GBI DE FER les désigne par le vocable dioula) et par esprit de complot, tous sont restés les bras croisés pour assister en direct à des crimes de masse. Pour rappel, un sous-préfet, celui de Guéhiébly à cette époque, s’était même saisi d’un bâton et avait eu le désir d’ ‘’apprendre à tuer un guéré’’. Il a été verbalement repris et dissuadé par un de ses collègues. Sur ces atrocités dignes du moyen-âge, personne, ici en Côte d’Ivoire, ne se souvient que GBI DE FER en ait prononcé la moindre condamnation. Et les assassins sont encore et toujours là, narguant leurs victimes, sans être inquiétés par la moindre justice !

Quatrièmement, GBI DE FER ne dit pas un mot ou ne nous situe pas quant à la responsabilité de ce qui arrive comme violences partout en Côte d’Ivoire. Sommes-nous vraiment en sécurité dans ce pays ? Pourquoi un tel mauvais vent d’impunité ? Pourquoi la majorité des conflits sauvages que nous vivons est due aux transporteurs ? Ce secteur est-il régi par la loi, c’est-à-dire régi par l’Etat ou par une mafia aux tentacules de pieuvre ? Pourquoi, à chaque fois qu’il y a de tels conflits entre transporteurs ou entre agriculteurs et éleveurs, jamais il n’y a eu de sanctions exemplaires ? Pourquoi ce genre ridicule de justice de ‘’tout le monde a raison’’ qui met des protagonistes dos à dos, sans régler définitivement le conflit ou ce fléau ? Non, GBI DE FER ne pose pas de telles questions et tel un agent en mission, il taxe son peuple d’origine (krou et le guéré) de ‘’violents’’, là où c’est ce peuple qui a subi tous les odieux massacres ! Pour ce masochisme exacerbé de GBI DE FER, nous porterons plainte contre lui un jour, qu’il en soit saisi !

Cinquièmement, au vu de la puissance de feu déployée à chaque fois par ces bandits ‘’protégés’’ et impunis, peut-on affirmer que le désarmement proclamé par le régime et par l’organisation des nations unies en Côte d’Ivoire en 2015 est-il effectif ? Sinon, qui a-t-on voulu tromper, puisque les conflits mortels à répétition nous prouvent le contraire de l’effectivité d’une telle opération ?

Sixièmement, le très méticuleux et méthodique GBI DE FER, en fin instrument du sérail de la pacification programmée du territoire, jamais ne s’est prononcé sur les lacunes ou les failles grossières de ce régime dépassé pour lequel il se pose en piètre défenseur, disons, pour parler en ivoirien, en grossier ‘’mangeur’’ : l’école ivoirienne va mal par la faute du régime, cela ne lui dit rien. La santé des Ivoiriens ? Tant pis pour lui. Leur sécurité ? Qu’est-ce ça peut lui faire tant que lui, GBI DE FER, peut manger jusqu’à roter autant de fois qu’il le veut ? Les scandales outranciers qui heurtent ou blessent la conscience du citoyen lambda, provenant de dignitaires du régime en place sont légion mais le très engagé GBI DE FER ne voit rien de tout ça et joue les ‘’Zorro’’, pardon, les zéro à travers un journal télévisé dit de l’émergence mais alors un journal qui programme l’immersion totale des consciences naïves ou barrées !

En définitive, il faut en conclure que GBI DE FER, comme tant d’autres artistes et comédiens ivoiriens de bas étage qui se sont honteusement illustrés avant lui, par son manque de courage et d’objectivité, continue de donner dans la forfaiture qui a fait tomber ce pays très bas. Les patriotes ivoiriens, face à de tels agissements se disent : de même que ‘’le temps, c’est l’autre nom de Dieu’’, la malédiction est l’autre nom de la traîtrise !

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 25/05/2019.

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