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Gestion des affaires de l’Etat: Le camp Soro au bord de la rupture avec Ouattara

Gestion des affaires de l’Etat: Le camp Soro au bord de la rupture avec Ouattara

Ils n’en finissent plus de donner de la voix pour tirer soit sur la mauvaise conduite des affaires publiques, par le régime, soit pour fustiger la grande inhumanité de celui-ci, ou encore reprocher aux uns et aux autres, leur ingratitude et leur morgue de nouveaux manitous. Ils, ce sont les proches de Guillaume Soro, qui ces derniers temps, ont pris pour habitude, de ruer dans les brancards contre le pouvoir Ouattara.

La dernière sortie en date, est celle de Fatoumata Diop, ex-DG de la RTI, qui à la faveur du scandale Madjara Ouattara,- du nom de la jeune dame qui a tenté de s’immoler mercredi dernier devant le palais présidentiel-, a signé un post où elle manque de s’étrangler, en ces termes : « Je dis ohhhhhh, il y a quoi même dans la tête et le coeur de ceux qui doivent décider ? Franchement, même les aveugles ont pu voir que cette dame a tenté de s’immoler sous vos yeux, en pleine journée, devant vos bureaux. Vous pensez pouvoir aller où même avec cette farouche amnésie et cette méchanceté gratuite ? Quand on veut parler, c’est pour dire «récupération politique». Mais au fait, en 2007, vous-même vous étiez où ? Vous occupiez quelle fonction ? Soldez le compte de la jeune dame si l’Etat de Côte d’Ivoire lui doit quelque chose, afin qu’elle se soigne dignement. Depuis plus de 48 heures, toute la nation ivoirienne veut savoir ce qui se passe, mais rien ! Belle place est aux rumeurs… En ce vendredi saint, prions pour cette brave dame Ouattara en réanimation au CHU de Cocody ( ?), pour sa maman,actuellement malade d’AVC, pour toute sa famille, pour le peuple qui partage leur souffrance mais aussi d’autres personnes qui vivent ce genre d’injustice. N’oublions pas de prier pour ceux qui doivent traiter cette situation, peu glorieuse pour notre pays.»

Une attaque sévère à l’endroit des hommes-clés de la maison Ouattara traités d’amnésiques, pour leur rappeler certainement, qu’ils ont oublié que c’est grâce au combat de la rébellion de Guillaume Soro qu’ils sont aujourd’hui là où ils sont. Et que pour cette raison, ils devraient pouvoir avoir la reconnaissance du ventre à l’endroit de leurs bienfaiteurs d’hier. L’ancienne directrice générale de la RTI sait bien de quoi elle parle, elle qui a, pratiquement disparu des écransradars de la Ouattarandie depuis le 11 avril 2011.

Mais avant elle, c’est le député Konaté Sidiki, grande gueule de la maison Soro,qui récemment, dans les colonnes d’un journal de la place, a fermement mis en garde ceux qu’il accuse de s’accaparer le fruit du combat de l’ex-rébellion. A l’occasion, le candidat malheureux aux dernières municipales à Man, a menacé de se dresser sur le chemin de ces derniers. Le parlementaire a également de quoi nourrir sa rage, lui qui, de bonnes sources, aurait ces derniers temps, vu, sa surface financière fondre comme neige au soleil. Et l’homme éprouverait toutes les peines du monde à renflouer sa trésorerie, les portes des nouveaux décideurs se refermant régulièrement devant lui.

Mais la charge la plus virulente est venue de Touré Moussa, conseiller en communication et proche collaborateur du président de l’Assemblée nationale, qui, surfant sur l’affaire Madjara Ouattara, a réglé bien de comptes, en interne. « J’ai entendu et lu beaucoup de mensonges et découvert avec beaucoup de dégoût, une vaste entreprise de diabolisation de Ouattara Madjara alias Oxy chocolat D. Oxana, la jeune femme qui a tenté de s’immoler, devant le palais de la Présidence, au Plateau.  Mon amertume tient au fait que les injures les plus graves, sont venues de son propre camp, notre propre camp. Je connais Madjara, une femme forte, courageuse,battante, engagée pour la cause d’Alassane Ouattara et du RDR. Elle s’est battue corps et âme, pour que notre régime soit au pouvoir aujourd’hui. Je fais partie de ceux qui lui ont conseillé d’aller en exil au Burkina Faso, parce que son nom revenait dans tous les forums Lmp parmi ceux des gens à abattre. Son domicile avait même été indiqué sur Facebook. De Ouaga, elle est allée en France où elle a mené une guérilla médiatique contre le régime de Gbagbo. Les dettes que Madjara détenait sur l’Etat de Côte d’Ivoire, n’ont jamais été honorées, alors qu’elle est de notre camp, qu’elle connait personnellement tous les dirigeants actuels, elle a leurs numéros de téléphone direct, elle fréquente leurs bureaux… Personne n’a levé le petit doigt pour aider cette jeune dame, une militante convaincue, jusqu’à ce qu’elle s’enfonce dans la misère, une misère noire. Vidée de son appartement de la Riviéra-Palmeraie,elle a erré de proche en proche, ses affaires dispersées dans tout Abidjan. Pourtant, elle avait des dizaines et des dizaines de millions en créances. Elle ne mangeait pas à sa fin. Et ce qui l’a assassinée, c’est la maladie de sa mère. Victime d’un Avc, Madjara s’est rendue à son chevet, à Korhogo, mais vu la gravité de son état, la pauvre dame a été admise à l’Institut de cardiologie d’Abidjan où elle a été admise en soins intensifs. Madjara a frappé à toutes les portes pour avoir un peu d’argent sur ses créances, pour soigner sa mère. Rien. Par désespoir, elle a décidé de se suicider. Si nous ne l’avons pas aidée, respectons au moins sa douleur. Ceci n’arrive pas qu’aux autres. Personne ne sait ce que le destin lui réserve », a éclairé Touré Moussa.

En somme, un recadrage des choses qui a eu le chic de rabattre définitivement le caquet aux communicants du régime qui de bonne heure, avaient soit tiré le scandale Mandjara, vers un dépit amoureux, soit, dans une acrobatie pathétique,tenté de faire porter le chapeau au président Laurent Gbagbo. Signe des temps, la ministre Anne-Désirée Ouloto, qui ne manque aucune occasion de pérorer, invitée hier, sur les antennes de la radio onusienne à Abidjan, a évité d’aborder le sujet Mandjara Ouattara alors que selon le format de l’émission, elle devait se prononcer sur les grands sujets de l’actualité,de la semaine. Anne Ouloto a préféré parler de tout, sauf le cas inédit de la tentative d’immolation, survenue mercredi dernier, devant la Présidence. C’est dire si l’affaire Mandjara Ouattara a créé une gêne terrible au sein du régime !

Aussi, quand on lit entre les lignes du texte de Touré Moussa, on comprend que Soro et les siens ont désormais leurs marges de manoeuvres réduites, au Palais d’Abidjan comme avait annoncé ‘la lettre du continent’ de Paul-Antoine Glaser. Autrement, eux, auraient pu aider l’infortunée Mandjara à trouver une situation à son problème. De sources proches du RHDP, les hommes de Soro auraient, de plus en plus de mal à trouver place dans le dispositif Ouattara où l’adversité contre eux, ne manque pas. On cite le cas du ministre Alain Lobognon, dont les communications en conseil des ministres, sont soit recalées, soit acceptées mais avec des corrections qui, au final, dénaturent le projet initial.

A en croire nos sources, c’est la conséquence de la guerre Soro-Hamed Bakayoko, qui se joue dans la perspective de l’après-Ouattara. Alors que le camp Soro se convainc que les dirigeants actuels, leurs doivent reconnaissance et attention, les autres,pensent plutôt que les ex-rebelles n’ont plus à bénéficier d’un traitement de faveur, Ouattara devant plutôt son règne à tous les Ivoiriens qui l’ont élu. Les tenants de cette ligne dure, seraient, Hamed Bakayoko, Marcel Amon Tanoh, Gon Coulibaly, Amadou Soumahoro, dit ‘’cimetière’’ et autres Mamadou Sanogo.

Un cinq majeur qui aurait la bénédiction de Mme Dominique Ouattara, dans le rôle du grand coach. Une situation vécue difficilement par le camp Soro qui ronge son frein en attendant l’occasion, dit-on, de se relancer au coeur du pouvoir. De quelle manière ? Motus et bouche cousue pour l’heure, mais une chose est certaine, la révolte gronde chez les partisans du chef du Parlement, même si ce dernier feint de ne rien laisser transparaitre,se contentant à la limite, de fustiger au passage, le rattrapage ethnique, tout en prenant soin d’épargner Ouattara. Mais pour combien de temps encore ? Surtout qu’au sein de la troupe, des soldats qui dit-on, doivent tout à l’ancien chef rebelle, se plaindraient régulièrement de frustrations dont ils seraient l’objet de la part de la hiérarchie, du fait de leur proximité avec le président de l’Assemblée nationale.

Le feu couve donc.

Source: Aujourd’hui

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One comment

  1. Vous savez quand des hyenes et des loups s associent pour chasser ensemble ils finissent toujours par s entre tuer autour du gibier

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