Gouvernement Ouattara: L’échec du RGPH expliquerait la dérive dictatoriale de ces derniers temps. Ça palabre actuellement au sein du gouvernement Ouattara.

Gouvernement Ouattara: L’échec du RGPH expliquerait la dérive dictatoriale de ces derniers temps. Ça palabre actuellement au sein du gouvernement Ouattara.

C’est en Conseil des ministres que Ouattara et ses hommes ont pris la décision d’arrêter les dirigeants du Fpi

Ça palabre actuellement au sein du gouvernement Ouattara.

Des ministres accusent ouvertement leur collègue du Plan de faire cavalier seul dans la conduite du recensement général de la population et de l’habitat. Certains n’hésitent même plus à qualifier cette opération de «recensement UDPCI», du nom du parti du ministre Mabri Toikeusse. «Dans son cortège, explique un préfet, il  n’y a que des militants de son parti. Comme si c’était  une affaire de parti». D’autres l’accusent ouvertement  d’accaparer le processus dans le but de faire main  basse sur la masse financière qui l’accompagne.

Selon un conseiller à la présidence de la république, Alassane Ouattara lui-même n’y comprend plus rien et semble se mettre du côté de ceux qui interpellent vertement Mabri. Il est d’autant surpris que les vrais chiffres du recensement lui ont été fournis par des experts. Le pourcentage de réussite, selon notre informateur, n’atteindrait pas les 30% malgré un premier report de plus d’une semaine. allongeant ainsi l’opération au-delà de 30 jours alors qu’elle était prévue pour ne se dérouler qu’en 21 jours.

Devant cet échec patent, Ouattara aurait piqué une crise de colère en conseil des ministres et, sur-le-champ, instruit le ministre de la justice à l’effet de se mettre en rapport avec le procureur de la république aux fins de voir dans quelle mesure la loi sur les troubles à l’ordre public peut être appliquée aux dirigeants du FPI.

Auparavant, deux camps s’étaient opposés sur le dossier. Le premier a argumenté dans le sens de l’apaisement en ne cherchant pas à mettre de l’huile sur le feu par l’arrestation et l’emprisonnement des responsables du FPI. Il a plutôt suggéré la gestion en douceur du dossier pour éviter de braquer les caméras du monde entier sur la Côte d’Ivoire. Ces arguments ont été battus en brèche par un autre camp, majoritaire, qui a expliqué à Ouattara que si, au moment où l’on craignait le FPI, il n’a rien pu faire, ce n’est pas maintenant qu’il pourra faire quelque chose qui puisse ébranler le pouvoir.

«Ils sont dans la galère. Ils broient du noir avec leurs avoirs gelés. Ils n’ont plus aucune ressource. Ils ne peuvent rien nous faire. Il n’y a pas à avoir peur d’eux», a notamment argumenté l’autre camp.

Dans un environnement où tout le monde ou presque est excité, les discours violents ont souvent la chance d’être suivis par la majorité. C’est ce qui s’est passé lundi dernier. L’interpellation de Pascal Affi N’Guessan, Richard Kodjo, Marie-Odette Lorougnon et Laurent Akoun n’est ni plus ni moins que l’expression violente d’un etat violent. D’une pure dictature.

Source: Notre Voie

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