Grève des fonctionnaires : Mamadou Diomandé, le SG de la Plateforme Nationale des Fonctionnaires, confirme la situaton d’insécurité lors de la rencontre avec Amadou Gon

Beaucoup de versions circulent sur la rencontre entre les responsables syndicaux qui ont lancé la grève des fonctionnaires dans la fontion publique et le premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Pour certains, les responsables syndicaux qui ont fait une déclaration à RTI pour demander à leurs camarades de repremdre le travail, y ont été contraints par la force. Des informations ont circulé faisant croire que des responsables syndicaux ont été tabassés par les FRCI jusqu’à perdre connaissance.

Par la suite, les leaders syndicaux concernés sont réapparus dans la presse et sur les réseaux sociaux pour démentir l’information de leur séquestration et de la probable hospitalisation suite à des prétendues blessures occasionnées par la supposée bastonnade dont ils auraient été victimes. Dans tout cet imbroglio, nul n’a su avec exactitude où se trouvait la vérité sur la levée ou non du mot d’ordre de grève. C’est chose faite.

En effet, selon Mamadou Diomandé, le Secrétaire Général de la Plateforme Nationale des Fonctionnaires, les responsables syndicaux présents à la rencontre avec monsieur Amadou Gon ont lu la déclaration non écrite pour sauver leur peau.

«La déclaration non écrite qui a donc été lue par le Pdt GNAGNA ZADI repose sur le principe de sortir de cette situation visiblement insécuritaire pour les responsables syndicaux», soutient Mamadou Diomandé.

Ce qui, en d’autres termes, signifie que les leaders syndicaux présents à la rencontre avec monsieur Amadou Gon ont été menacé.

Ci-dessous le point de la rencontre faite par Mamadou Diomandé.

Camarade, après la journée d’aujourd’hui où les Fonctionnaires de Côte d’Ivoire ont montré leur détermination à voir le Gouvernement apporter les réponses attendues à la question du stock des arriérés et de la bonification indiciaire des 150 points, je voudrais vous retracer ce qui s’est réellement passé hier à la Primature en tant que témoin et acteur.

Il est bon tout de même de féliciter les Fonctionnaires qui ayant vu les images de la déclaration se sont mobilisés pour recadrer les choses sur le terrain.

En effet Camarades, suites à des contacts avec les emmissaires du 1 er Ministre, une délégation de la Plateforme Nationale conduite par le Président a eu des contacts avec le Ministre du Transport.

Il s’agissait pour Mr AMADOU KONE, envoyé par le 1er Ministre de trouver un accord avec la Plateforme, accord qui devait l’objet de signature dans la soirée. Une autre personnalité était chargée de rencontrer l’IF-CI.

Pour cela le Présidium de la Plateforme a appelé les SG des organisations membres pour obtenir leur onction pour cette démarche.

Par la suite, la Plateforme et l’IF-CI se sont retrouvé pour harmoniser leurs points avant de rencontrer le 1er Ministre.

Ensuite vers 22h 15 min, les 2 groupes se sont rendus ensemble à la Primature où le 1er Ministre les attendait dit-on depuis 18 heures.
Une fois dans la salle, le 1er Ministre a ordonné que tous les téléphones et tablettes soient retirés pour être remisà la fin de la séance (1er élément de la séquestration).

Ensuite, après les échanges qu’il a balisées par une une mise au point musclée assortie de menaces de represailles (2ème élément), il a insisté pour qu’une déclaration de suspension du mot d’ordre soit faite malgré l’insistance des syndicats à vouloir respecter les procédures syndicales en cette matière, à savoir convoquer les SG pour le lendemain matin (3ème élément).

La déclaration non écrite qui a donc été lue par le Pdt GNAGNA ZADI repose sur le principe de sortir de cette situation visiblement insécuritaire pour les responsables syndicaux.

C’est le lieu pour moi de féliciter tous les Fonctionnaires et Agents de l’Etat pour cette expression de leur détermination à aller jusqu’à la satisfaction de ces points.

C’est également le lieu d’interpeler le Président de la République afin qu’il vienne au secours de son gouvernement pour que les décisions justes attendues soient prises.

Mamadou Diomande S.G.N du S.Y.L.E.G et S.G de la Plateforme Nationale des Fonctionnaires (P.F.N)

Cette situation d’insécurité et de ménace a d’ailleurs été confirmée par Théodore Gnagna Zadi, le président de la Plateforme nationale lui-même. Joint au téléphone par l’AFP, monsieur Zadi dit avoir “subi des pressions”.

«Le Premier ministre nous a dit de lancer un appel à la reprise du travail sinon nous serions responsables de tout ce qui adviendrait. Donc j’ai parlé comme il m’a demandé. Ca n’engage que moi, pas mes camarades», a déclaré Théodore Gnagna Zadi. «Je m’inquiète pour ma sécurité», a-t-il ajouté.

Rappelons que malgré la confusion qui regne, la grève des fonctionnaires se poursuit toujours sur le terrain.

EBURNIENEWS.NET a pu par exemple constaté que seul le service minimum est assuré dans les CHU à Abidjan. Aucune reprise n’a été notée dans les université, les écoles ou lycées à Abidjan. Les agents des ministères ou des collectivités sont également restés chez eux. C’est pratiquement le même constat dans les villes de l’interieur du pays, Bouaké, Yamoussoukro, Daloa, Akoupé, Man ou Bangolo.

Eburnienews.net

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