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Henriette Diabaté demande à Ouattara d’écouter l’opposition et lui rappelle que «la réconciliation ne se décrète pas»

Henriette Diabaté demande à Ouattara d’écouter l’opposition et lui rappelle que «la réconciliation ne se décrète pas»

Le 54ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a été célébré hier jeudi 7 août 2014 au palais présidentiel du Plateau. Un incident protocolaire a failli chambouler le déroulement de cette cérémonie officielle.

Il est 10 heures 2 mn quand le cortège du chef de l’Etat Alassane Ouattara fait son entrée dans l’enceinte du palais présidentiel. Il est accueilli par le chef d’état-major
général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), le général des corps d’armée Soumaïla Bakayoko sur l’esplanade. Mais conformément au protocole cérémonial, le locataire du palais présidentiel doit marquer un arrêt devant les soldats, qui sont quelques mètres après, pour le salut au drapeau. Une étape que le chef de l’Etat a failli ignorer ; manquant de peu de chambouler le protocole de la cérémonie.

Alors qu’il devait se tenir devant le soldat qui tenait le drapeau national, il l’a dépassé de quelques foulées avant de revenir sur pas (manifestement interpellé pas ses proches) pour le salut au drapeau. Le chef de l’Etat a ensuite, à bord du command-car, passé en revue les troupes. Cette étape s’est déroulée de manière simultanée avec les coups de canons (préalablement enregistrés) tirés à chaque célébration du 7 août.

Henriette Diabaté demande à Ouattara d’écouter l’opposition

Après le cérémonial marqué par le défilé de 42 détachements militaires et paramilitaires, a suivi la partie civile. Elle a été ponctuée par le discours
de la grande chancelière Henriette Dagri Diabaté qui a directement interpellé Alassane Ouattara, qui continue de ruser à la réconciliation nationale. «La réconciliation ne se décrète pas», a-t-elle déclaré.

Selon elle, depuis 2000, les élections n’ont pas aidé à construire le «consensus». Elle a donc invité le chef de l’Etat, en cette «année préélectorale», à dialoguer avec l’opposition pour que les élections à venir soient apaisées. «Je vous encourage à poursuivre le dialogue institutionnel et direct avec les différents acteurs politiques pour, encore et encore, les entendre et adopter le cas échéant, toutes mesures raisonnables et légitimes pour un meilleur apaisement des coeurs et des esprits», exhorte Henriette Diabaté.

Un discours quasiidentique à celui tenu par la grande chancelière à la cérémonie du 7 août 2013. Puisqu’au regard de l’impasse du processus de réconciliation national, son message délivré il y a un an, n’est assurément pas passé.

En tout cas, fasse à l’intransigeance d’Alassane Ouattara à ouvrir le jeu démocratique en vue des prochaines élections apaisées et transparentes, la grande chancelière, Henriette Diabaté, demande indirectement au chef de l’Etat de faire droit aux préoccupations,du reste pertinentes, soulevées par le Front populaire ivoirien (Fpi) et de l’ensemble de l’opposition.

Il y n’a pas meilleur conseil qui puisse venir d’un haut cadre du Rassemblement des républicains (Rdr), parti d’Alassane Ouattara.

Source: Le Nouveau Courrier

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