Heurts entre mutins et civils à Bouaké

Heurts entre mutins et civils à Bouaké

Aux dernières nouvelles, des manifestants opposés au mouvement des mutins ont repoussé ces derniers d’une position qu’ils occupaient à Bouaké, en Côte d’Ivoire. Les mutins avaient d’abord tiré en l’air, dispersant une première tentative d’une foule en colère qui leur résistait.

Des journalistes sur place rapportent que le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi est arrivé sur lieu pour tenter d’apaiser la tension. Il est accompagné du nouveau chef d’état-major Sekou Touré, du nouveau commandant de la gendarmerie et du ministre de l’emploi et de la jeunesse.

Une rencontre entre la délégation et les mutins est prévue dans les minutes qui suivent.

“Les populations en colère ont réussi à déloger les militaires qui avaient pris position dans l’enceinte de la Préfecture de police, située en face du rond-point de la gare routière”, a indiqué un journaliste contacté par VOA Afrique à Bouaké.

Des habitants de la ville témoignent que des mutins paradent dans certaines rues. “Les corridors nord et sud de la ville sont jusque-là tenus par la police et la gendarmerie”, signale une source locale.

Quelques heures plus tôt, les militaires mécontents ont tiré en l’air pour disperser des manifestants opposés au mouvement des mutins.

Les militaires insurgés étaient en face de plus d’une centaine de jeunes rassemblés à la gare routière de Bouaké pour marquer leur mécontentement aux mutins.

Les manifestants ont été dispersés par des tirs de sommations, indiquent des témoins.

Le bilan de l’incident n’est pas encore connu.

La grogne des militaires mutins avait gagné tout l’ouest de la Côte d’Ivoire le week-end dernier.

Sans s’en prendre aux civils, les hommes en uniforme réclamaient le paiement de leur solde en tirant en l’air, érigeant des barricades et occupant certains lieux comme le ministère de la défense.

Samedi, les mutins ont retenu pendant plusieurs heures le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi qui avait entamé des négociations avec eux à Bouaké.

Le président Alassane Ouattara avait appelé au calme et promis d’améliorer leurs conditions. La promesse n’a pas encore été tenue.

Reportage de Narita N’amassé

Source: voaafrique.com

 

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