Hommage à Simone Gbagbo à l’ocasion de la journée de la femme: Tu es notre Aline Sitoé Diatta, Ngola Mbandi Nzingha Bandi Kia Ngola, Yaa Asantewaa

Hommage à Simone Gbagbo à l’ocasion de la journée de la femme: Tu es notre Aline Sitoé Diatta, Ngola Mbandi Nzingha Bandi Kia Ngola, Yaa Asantewaa

On a coutume de dire dire que derrière un homme fort, se trouve toujours une femme de caractère. Toi tu n’es pas de celles là. En effet contrairement à ce type de femmes, tu es aux prémières lignes, à côté de ton homme pour mener la lutte pour la conquête de nos libertés. C’est pourquoi je préfère te comparer à Ngola Mbandi Nzingha Bandi Kia Ngola, Aline Sitoé Diatta ou encore à Nana Yaa Asantewaa. Car commes ces grandes dames Africaines, tu as fait et continue de faire l’histoire de ton peuple.

Ton histoire (ou du moins l’histoire de ta lute pour nos liberté) ressemble de très pès à celle de chacune des valeureuses dames citées plus haut et que je vais conter aux Africains maintenant

Aline Sitoé Diatta, reine et prêtresse, héroïne de la résistance casamançaise

Née entre 1910 et 1920 à Kabrousse dans le quartier de Mossor, la fille de Silosia Diatta et d’Assonelo Diatta, est devenue le symbole de la résistance de la Casamance à toute forme de domination.

Pour éviter que beaucoup d’innocents furent tués, elle alla elle-même se présenter aux colons. Aline Sitoé Diatta fut donc arrêtée, le 8 mai 1943. On mit aussi son mari aux arrêts. Il sera libéré des années plus tard. La reine de Kabrousse fut déplacée d’une prison à l’autre au Sénégal et en Gambie avant d’être en définitive déportée à Tombouctou, au Mali, où elle meurt en 1944. Elle a probablement succombé aux brimades, aux tortures aux privations de nourriture et au refus de la soigner lorsqu’elle tombait malade.

Malgré les histoires obscènes racontées sur ton compte et tendant à te faire passer pour une adoratrice de fétiches, les écervelés qui t’on accusé sont au pouvoir dépuis cinq ans maintenant. Ils ont détruit tous les monuments où se trouveraient tes fétiches. Mais au jour d’aujourd’hui, aucun d’entre eux n’a été capable de montrer un début de preuve de ces affirmations farfélues.

Non! Ehivet n’est pas une prêtresse, mais plutôt une combattante dont le nom rassemble. Pas plus.

Ngola Mbandi Nzingha Bandi Kia Ngola, la Reine qui a défait le colonisateur portugais

La Reine Ngola Mbandi Nzingha Bandi Kia Ngola, nom qui signifie « la reine dont la flèche trouve toujours le but ». De son nom vient le nom du pays Angola. Ngola Mbandi Nzingha Bandi Kia Ngola a dominé pendant une trentaine d’années l’histoire de l’Angola du 17e siècle jusqu’à sa mort à 82 ans. Succédant à son frère en 1624, cette femme d’exception résista aux armées occidentales pendant trente ans de campagnes quasi ininterrompues, sans jamais capituler !

N’en pouvant plus d’essuyer des échecs face à ce genie militaire hors du commun, les portugais pensant pouvoir ruser avec la Reine Nzingha, lui envoyèrent un émissaire lui proposer de mettre fin à la guerre à condition que cette dernière se soumette à la couronne royale du Portugal et accepte de payer des impôts. Irritée par cette nouvelle proposition indécente, Nzingha répondit en ces termes:

«Étant née pour diriger mon Royaume, je n’ai pas à obéir ni à reconnaître un autre souverain et passer de Reine absolue à employée ou esclave. Si les Portugais veulent de moi une donation chaque année, qu’ils en fassent de même, et ainsi nous serons égaux dans la courtoisie».

Sans être une Reine, tu as le caracère de Nzingha Bandi Kia Ngola. Et comme elle, tu reste la Reine de notre lute pour la conquête de nos liberté. Ce que tu demandes en effet c’est que les autres nous traitent comme leurs égaux.

La Reine Ashanti Yaa Asantewaa: A l’âge de 60 ans, elle organisa la résistance contre l’intrus anglais

Yaa Asantewa est née entre 1840 et 1860. Elle meurt en exil le 17 octobre 1921 aux Seychelles où elle fut déportée après l’échec de la guerre contre l’intrus anglais en 1900. Nana Yaa Asantewaa avait reçu le titre de “Reine Mère d’Ejisu” par les services des aînés du lignage qui firent de son frère Nana Akwasi Afrane Okpese, le “Ejisuhene“, c’est à dire le Chef d’Ejisu, de la Confédération Asante ou Ashanti.

Pendant la pénétration coloniale, Kumasi, la capitale des Ashanti a beaucoup souffert. Elle fut brûlée, pillée par les Anglais en 1874, alors qu’elle connaissait une ère de prospérité. Cette défaite brisa le moral des Ashanti, qui se croyaient jusque-là invincibles comme ils l’avaientt montré maintes fois auparavant.

Pour humilier advantage les Ashanti, le gouverneur Frederick Hodgson exigea qu’on lui livre le Tabouret d’Or sur-le-champ afin qu’il puisse y asseaoir.

A la chambre des communes, le secrétaire d’Etat aux colonies, J. Chamberlain expliqua cette revendication injurieuse en ces termes:

«Compte tenu de l’importance de l’objet dans l’imaginaire des tribus, et en référence à leur coutume, la possession du tabouret confère la suprématie…. Par conséquent, il est de la plus haute importance de se saisir de ce symbole de la souveraineté.»

La réaction à l’arrogance du gouverneur ne se fit pas attendre. Sous les ordres de Yaa Asantewaa, la “Reine Mère d’Ejisu”, les Ashanti prirent les armes et firent le siège du fort de Kumasi où l’imprudent Anglais s’était réfugié. A l’âge de 60 ans Yaa Asantewaa combattit à la tête de ses troupes. Son histoire fait la fierté de tous les Ashanti en particulier et de tous les africains en général.

Pour l’amazone, la guerre s’imposait et elle le signifia en des termes assez Claires à ses sujets:

«Animguase Mfata Okanim ba: un fils d’Akan ne peut survivre à la honte. Comment un fier et brave peuple comme celui des Ashanti peut-il rester assis et voir les hommes blancs prendre leur royaume et ses chefs, et humilier son peuple en lui réclamant le tabouret en or? Le tabouret royal n’est que de l’argent pour les hommes blancs; ils le chercent et creusent partout. Je ne paierai pas un predwan (la monaie locale) au gouverneur. Montu ma danta mma me na monye me tam: Si vous, les chefs des Ashanti vous vous comportez comme des lâches, vous pourrez échanger vos pagnes contre mes sous-vêtements».

Ses supporters les plus enflammés étaient les femmes qui firent la grève du lit conjugal quand leurs époux montraient peu d’ardeur à prendre les armes.

La légende rapporte que Yaa Asantewaa se rendit pour empêcher que sa fille et ses petits-enfants furent fait prisonniers. Tout comme le roi Agyeman Prempeh Ier, elle fut exilée au Seychelles où elle mourut en 1921.

Les Anglais ne prirent jamais le tabouret en or.

Simone, tu es notre Nana Yaa Asantewaa. Comme elle, nous savons que tu as su préserver “le tabouret en or”, c’est à dire le socle de notre lutte pour la liberté. Nous savons aussi que tu nous le rendra très bientôt.

Bonne fête à toi!

Par Tanoh

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2 comments

  1. Bonne fête des Femmes à toi SEM Simone Gbagbo,grande combattante pour la liberté de l’homme Noir en général et de l’Ivoirien en particulier.Bonne fête des Femmes à vous toutes les Femmes,mères/mamans du monde entier sauf à Dominique Nouvian Wattra Dramane (par dépit!) qui,sans savoir comment enfanter,fait tuer les enfants des autres ou se tait face aux tueries des enfants par son mari diabolique et franc-maçon qui fait des sacrifices humains! On verra en bas si elle est femme et sait les douleurs de l’enfantement! Tchhhrrrrr! C’est moi Djallo,ancien exilé en Côte d’Ivoire qui ai parlé!

  2. A Simone Gbagbo
    Merci pour cette tribune excellente qui lui est dédiée. Merci à l’auteur.

    Bonne fête des femmes à Simone Gbagbo.

    Simone RESTE notre Première Dame
    notre Mama Africa, à Jamais.

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