Il était une fois Alassane Dramane Ouattara le vagabond (Par James Cenach)

Il était une fois Alassane Dramane Ouattara le vagabond (Par James Cenach)

Né le 1er janvier 1942 à Dimbokro, en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara est retourné avec son père, dans les années 50, en Haute-Volta, où il a effectué ses études scolaires, qu’il a poursuivies à Philadelphie, aux États-Unis d’Amérique, en tant que boursier au titre de la Haute-Volta dont il a obtenu les documents officiels.

L’intéressé lui-même affirme s’être rendu aux USA en 1962 pour y poursuivre sa scolarité, muni d’un passeport ordinaire voltaïque (Jeune Afrique n°1812 du 28 septembre au 4 octobre 1995 p. 67). Sur place, il s’est fait recenser comme étudiant voltaïque et sa carte de sécurité sociale délivrée par les autorités américaines en octobre 1962 porte le n°165-40-9295 Jeune homme âgé de 20 ans, il a été, en mars 1962, peu avant son départ pour les USA, convoqué pour satisfaire à ses obligations militaires, a été recensé dans le premier contingent des Forces armées voltaïques naissantes sous le numéro matricule 62/824 FAV de la classe de 1962, avant de bénéficier d’un sursis. Les registres des Forces armées, encore disponibles au Faso, qui peuvent être consultés sans déplacement, en attestent.

Une fois ses études terminées aux USA, il a été recruté, en tant que citoyen voltaïque, au poste d’économiste principal au Fonds monétaire international en avril 1968. À chacune de ses promotions au sein de cette institution, la presse panafricaine, particulièrement Jeune Afrique, l’a toujours présenté comme un national de la Haute-Volta sans que cela soit démenti. Les livres de référence du FMI disponibles à Washington au siège de l’institution le présentent aussi sous cette nationalité. Haut fonctionnaire de la Haute-Volta, Alassane Ouattara a bénéficié de deux passeports diplomatiques de ce pays sous les n° 457 du 23/12/1973 et n°DPL/1478 du 10/09/1985.

Alassane Ouattara est il ivoirien Il était une fois Alassane Dramane Ouattara le vagabond (Par James Cenach)

Les dossiers pour l’obtention de ces documents contenant bien un certificat de nationalité voltaïque de l’intéressé sont, eux aussi, disponibles au Faso, et les registres chronologiques du ministère des Affaires étrangères qui les a délivrés mentionnent que l’intéressé a la nationalité voltaïque ou burkinabée. Dans le cadre de ses visites de travail dans les pays africains, du temps où il était agent FMI, Alassane Ouattara a séjourné, du 2 au 9 janvier 1988, en Côte d’Ivoire, a produit à la réquisition de la police des frontières des documents officiels burkinabés pour justifier de son identité et de sa nationalité, a rempli et signé de sa main les fiches de police en y indiquant librement la même nationalité. À l’hôtel ivoire où il a séjourné, les mêmes informations ont été données. Ces fiches dont copies ont été portées à la connaissance de l’intéressé sont disponibles dans les archives de la police nationale et à l’hôtel Ivoire.

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Les autorités voltaïques l’ont, toujours, considéré comme un national de leur pays. C’est pourquoi, sur leur proposition, il est nommé, le 1er décembre 1982, vice-gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest en remplacement de son compatriote Charles Bila Kaboré, admis à faire valoir ses droits à la retraite. Les dénégations de l’intéressé selon lesquelles il serait parvenu à ce poste suite à un accord secret entre les autorités ivoiriennes et celles de la Haute-Volta sont une vaine tentative de dissimuler par un grossier coup de pinceau un passage révélateur de son appartenance au jus sanguins voltaïque. Le 1er août 1999, au congrès du RDR, il a reconnu publiquement, et cela pour la première fois, ce que tout le monde savait : avoir représenté la Haute-Volta dans les institutions internationales. Or, une telle représentation est dans tous les pays souverains du monde une fonction publique réservée aux seuls nationaux.

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Le 27 décembre 1982, comme le certifient les énonciations du registre de la Grande Chancellerie ivoirienne, Alassane Ouattara a été décoré par les autorités ivoiriennes en tant que citoyen voltaïque, donc comme étranger. Le registre des actes officiels de la Grande chancellerie, seul document qui fait foi, est disponible au siège de l’institution à Abidjan où Hadja Matto Loma Cissé peut, si elle le veut, le consulter. Le livre d’or de la Grande Chancellerie édité au moment où le récipiendaire était Premier ministre de Côte d’Ivoire, et dont il a remis copie au Directoire du Forum pour la réconciliation nationale, n’a aucune valeur probante et relève de l’amalgame. Interpellé le 11 avril 1980, et le 24 août 1984 à décliner son identité et sa nationalité, par Me Daniel Konan Kouakou, notaire à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour conclure deux transactions immobilières, Alassane Ouattara a librement répondu qu’il était de nationalité voltaïque.

Pourquoi ne s’est-il pas présenté comme Ivoirien puisqu’il possédait, depuis 1982, une carte nationale d’identité ivoirienne?

Il convient donc d’être d’accord avec le Conseil constitutionnel ivoirien pour affirmer, comme il l’a fait dans sa décision du 6 octobre 2000, qu’il est difficile d’admettre, voire curieux qu’un Ivoirien d’origine né de parents eux-mêmes ivoiriens d’origine, ait comme réaction d’instinct de présenter des pièces d’identité étrangères à l’occasion d’actes d’intérêt juridique accomplis sur le territoire national. En France, un tel comportement – c’est-à-dire le fait pour un individu qui se prétend français de produire des documents étrangers sur le territoire national – rend équivoque la nationalité française de son auteur, qui risque d’être relevé de l’allégeance française par décret pour s’être comporté dans les faits comme le national d’un pays étranger.

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Au cours de son séjour aux États-Unis d’Amérique, Alassane Ouattara a été immatriculé non pas au Consulat ivoirien, mais au Consulat voltaïque, et cela en tant que citoyen de ce pays. C’est aussi à ce consulat qu’ont été enregistrés tous les actes de sa vie civile et plus particulièrement la déclaration de naissance, le 2 novembre 1970, de sa fille, Fanta Catherine Ouattara. Les dénégations faites en son temps par l’hebdomadaire Jeune Afrique sous la plume de Frédéric Guirma – ancien représentant permanent de la Haute-Volta à l’ONU, ancien Chargé d’affaires de ce même pays à Washington – selon lesquelles Alassane Ouattara était considéré aux USA comme un Ivoirien, sont irrecevables pour les raisons ci-dessus et pour les deux autres qui suivent. La première, Frédéric Guirma vivait, lui-même, en août 1962, était en brouille avec son gouvernement et plus précisément avec son ministre de tutelle, Lompolo Koné.

Alassane Dramane Ouattara a présenté dans ses divers documents administratifs deux femmes différentes comme étant ses mères. Il était une fois Alassane Dramane Ouattara le vagabond (Par James Cenach)

Alassane Dramane Ouattara a présenté, dans ses divers documents administratifs, deux femmes différentes comme étant ses mères. Sur son jugement supplétif (acte de naissance), la mère de Ouattara s’appelle Nabintou Ouattara née à Odienné. Mais, dans le dossier qu’il a présenté à l’élection présidentielle de 2000, sa mère s’appelle cette fois Cissé Nabintou née à Dabou.

Par décision n°471-PRES, du 5 novembre 1962, il a été admis au bénéfice d’un congé administratif, pour en jouir en Haute-Volta. Le même jour, par décret 473-PRES-AET, il a été remplacé aux deux postes qu’il occupait depuis le 1er février 1961 par son compatriote, John Bouréïma Kaboré, précédemment en poste à Accra. Lompolo Koné, alors ministre des Affaires étrangères de la Haute-Volta, se trouvait à New-York pour l’Assemblée générale de l’ONU. C’est lui-même qui a confié le jeune Alassane Ouattara, fils d’un chef traditionnel influent de sa contrée et son cousin éloigné, au nouvel ambassadeur. Henriette Diabaté, alors épouse de John Bouréïma Kaboré, sait que le jeune homme qu’elle a accueilli était bel et bien un Voltaïque et non un Ivoirien. C’est à ce jeune étudiant voltaïque qu’elle a offert une réception quand il s’est marié avec Mlle B.J. Davis. Elle sait mieux que quiconque qu’il est Voltaïque. Voici pourquoi tant qu’Alassane Ouattara sera président du RDR, il ne pourra en rien s’opposer à Henriette Diabaté dont la défection mettrait à nu ce passé que dissimulent soigneusement ces deux personnalités. Ils ont un cadavre dans le placard.

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La seconde raison est que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Washington, à cette époque, était un certain Henri Konan Bédié, qui, en connaissance de cause, a soutenu, dans son livre d’entretien « Les chemins de ma vie » qu’Alassane Ouattara n’est pas un citoyen ivoirien. Le jeune Alassane n’est jamais ne s’est jamais présenté à l’ambassade de Côte d’Ivoire pour quelque formalité que ce soit. Sa présence aux USA n’a pas été relatée sur les registres du consulat ivoirien. S’il est indéniable qu’à compter de 1990, devenu Premier ministre de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara s’est fait – sous sa propre dictée, donc sans fournir les pièces requises sauf son passeport diplomatique ivoirien- établir une pièce d’identité nationale ivoirienne et s’est fait inscrire sur le fichier électoral ivoirien, on ne saurait cependant déduire de ces circonstances qu’il s’est toujours comporté depuis l’accession de notre pays à la souveraineté internationale comme un Ivoirien et qu’il a joui depuis cette époque des droits et s’est acquitté des obligations attachées à cette qualité.

Les papiers ivoiriens qu’il a obtenus dans les conditions ci-dessus ne traduisent en rien la croyance sincère de l’administration ivoirienne en son état d’Ivoirien. Ils ne peuvent donc être retenus comme des indices susceptibles de lui faire bénéficier de la présomption de la nationalité ivoirienne. Encore faut-il noter que, de 1960 à 1995, le droit de vote en Côte d’Ivoire n’était pas exclusivement réservé aux nationaux, les étrangers résidant en Côte d’Ivoire et inscrits sur les listes électorales depuis l’époque de la Communauté franco-africaine pouvaient voter. Totalement absent du fichier juridique ivoirien, Alassane Ouattara ne figure pas non plus dans le fichier militaire du pays. Il est inconnu au tableau ivoirien de recensement militaire de sa classe. Il est inadmissible qu’un individu qui ne s’est pas acquitté de ses obligations militaires, qui pourrait, pour cette raison, être compté parmi les objecteurs de conscience, se découvre subitement l’envie de devenir président de la République.

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Passant outre les décisions du Conseil constitutionnel qui a jugé qu’il n’a pas la qualité d’Ivoirien, lesquelles décisions s’imposent à lui et à tous les pouvoirs publics, il force la main à l’administration du tribunal d’Abidjan-Plateau pour s’octroyer un certificat de nationalité. Pour certifier une nationalité qu’il n’a pas, et qu’il n’a jamais eue. Il se déduit de ce qui précède qu’Alassane Ouattara, tout comme son père, a la possession constante d’état de Voltaïque ou de Burkinabè. Il possède donc, conformément à l’article 244 du code de la personne et de la famille, la nationalité burkinabè à titre de nationalité d’origine. Par quelque bout que l’on envisage la question de la nationalité d’Alassane Ouattara, on aboutit toujours à la conclusion qu’il est Voltaïque et est devenu Burkinabè depuis la révolution sankariste.]

James Cenach

Article publié en 2003

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