“Ils m’ont sauvé la vie” : traité à la chloroquine au CHU d’Amiens, un patient atteint du coronavirus témoigne

“Ils m’ont sauvé la vie” : traité à la chloroquine au CHU d’Amiens, un patient atteint du coronavirus témoigne

Un patient du CHU d’Amiens atteint du coronavirus s’est vu administrer un traitement en partie composé de chloroquine. 48 heures après le début du traitement, son état semble s’être amélioré.

Je n’en reviens toujours pas“, nous écrit Xavier Fouque depuis sa chambre d’hôpital. “Samedi, j’étais un légume, je ne pouvais même pas ouvrir les yeux tant la lumière me faisait mal au crâne.

Les premiers symptômes du coronavirus Covid-19 sont apparus le 12 mars. L’homme de 48 ans, orginaire de Laviéville dans la Somme, s’est alors rendu chez son médecin traitant, qui lui a diagnostiqué une bronchite et lui a prescrit un traitement antibiotique.

“Je me suis senti mourir”

Une semaine plus tard, l’état de santé de Xavier s’aggrave et son médecin lui conseille d’appeler le 15. Une ambulance l’emmène au CHU d’Amiens. Xavier n’est pas fiévreux, mais ils est pris de grosses quintes de toux, de “brûlures dans la gorge et dans les poumons” et de maux de tête violents.

Le vendredi 20 mars, son état s’aggrave. “J’ai eu une grosse crise de toux, je n’avais plus moyen de respirer, raconte-t-il. Les personnels soignants n’ont pas réfléchi, ils se sont précipités dans ma chambre avec leurs masques et leurs gants.” C’est à ce moment-là que Xavier est au plus bas. “Je me suis senti mourir. (…) J’ai quatre enfants, je n’ai cessé de penser à eux. J’ai eu tellement peur de les abandonner.” Sans hésiter, il ajoute que les soignants lui ont “sauvé la vie”.

Un scanner révèle ensuite une infection aux poumons. Les médecins choisissent de lui administrer le fameux traitement évoqué depuis plusieurs semaines dans les médias, à base d’hydroxychloroquine, une molécule utilisée comme antipaludique, et d’un antiobiotique utilisé pour le traitement des infections à la gorge et aux bronches, l’azithromycine. “Il y avait urgence, mon état de santé s’est dégradé à grande vitesse, ils m’ont dit ce qu’ils allaient me donner (…) Si je fais partie des testeurs pour ce traitement, je ne le regrette pas.”

Nette amélioration en 48 heures

Dés le lendemain, Xavier en ressent les effets. “Je me sentais encore faible, mais je me sentais déjà mieux.” Aujourd’hui, 48 heures après le début du traitement, il est toujours un peu faible et a encore du mal à parler, mais il sent une nette amélioration. “Avant, j’avais des inhalations d’oxygène régulièrement, entre 8 et 12 par jour. Aujourd’hui, seulement en cas de besoin, quand la respiration devient trop difficile, indique-t-il. Les médecins me gardent sous surveillance, et si mon état continue à progresser, je pourrais finir le traitement chez moi, avec des règles strictes de confinement, il faut surtout que j’évite d’être à nouveau contaminé.” Les médecins surveillent également l’apparition d’effets secondaires, qui sont connus pour ces médicaments, mais pour l’instant Xavier n’en a eu aucun. “Inquiet ? Non, je leur fais confiance.

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