Inauguration des grands ouvrages : C’est l’œuvre de Gbagbo | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Inauguration des grands ouvrages : C’est l’œuvre de Gbagbo
Inauguration des grands ouvrages : C’est l’œuvre de Gbagbo

Inauguration des grands ouvrages : C’est l’œuvre de Gbagbo

Inauguration par-ci, inauguration par là. En tout cas, le moins qu’on puisse dire est que l’actuel chef de l’Etat, Alassane Ouattara ne chôme pas.

En sept (7) ans  près de gouvernance, autant d’œuvres de grandeur nature ont été inaugurées par  le régime Ouattara. Lequel ne cache pas sa joie au grand public, tambour battant. De l’inauguration du prolongement de l’autoroute du Nord à celle au pont de Bouaflé, en passant par l’inauguration du  pont de Jacqueville, du 3ème pont, ou encore récemment l’inauguration du barrage de Soubré, le 2 novembre 2017, tout y passe. Joie et allégresse au sommet de l’Etat. Tellement les choses avancent dans le sens souhaité. Et pourtant, la réalité est toute autre.

L’usage selon lequel l’administration est une continuité ne doit pas occulter la vérité. Et il faut faire preuve d’humilité devant les œuvres de prédécesseurs. Hélas, sous Ouattara, les vertus cardinales sont rangées au placard. Le pays  évolue au rythme d’animosités, de la haine et du « Tout sauf, Laurent Gbagbo». Pour les locataires de la rue Lepic, Laurent Gbagbo n’a jamais existé en Côte d’Ivoire. A plus forte raison entrepris une œuvre au prix d’une réflexion intellectuelle approfondie. Les années s’écoulent depuis  la chute du régime Gbagbo et l’on découvre à quel point le fils de Mama est haï des Républicains. On tente vaille que vaille de l’effacer de la mémoire collective au profit de Ouattara, mais en vain. Les faits sont là, têtus et parlent d’eux-mêmes et suscitent des interrogations.

En fait, qu’a  réalisé  véritablement Alassane Ouattara? A-t-il oublié toutes ses promesses de campagne ? Faut-il le rappeler que pendant  la  campagne  électorale, Alassane Ouattara a parcouru la Côte d’Ivoire pour faire des promesses dans chaque département. Du nord au sud,  de l’ouest à l’est en passant par le centre, il a inondé tout le pays de  promesses  de «milliards» de francs qui devaient pleuvoir sur la Côte d’Ivoire. Non sans occulter la réalisation de grands ouvrages. Tout était bien ficelé que  certains Ivoiriens n’ont pas manqué de mordre à l’hameçon du candidat Ouattara en jetant corps et âme dans la campagne de «Tout  sauf Gbagbo». La suite est connue de tous.

Après plus de 6 ans passé à la tête du pays le mentor du Rdr peine à sortir de terre une seule et unique de ses promesses. Il ne cache pas cependant sa fierté quand il s’agit d’inaugurer les œuvres pensées par ces prédécesseurs, notamment Laurent Gbagbo et même Henri Konan Bédié. En tout cas, depuis son accession au pouvoir, Ouattara a beau procéder aux poses de premières pierres et aux premiers coups de pioches des gros œuvres en Côte d’Ivoire, il ne pourra occulter une vérité tangible: à savoir que sous Gbagbo, nombre de projets étaient déjà bouclés et étaient sur la voie d’être exécutés inaugurés.

Une phase primordiale qui avait été suspendue du fait de la tenue des présidentielles de 2010. Et en raison de la guerre que lui a faite le régime Ouattara. Il ne se passe plus d’années que Ouattara n’inaugure de gros œuvres.  Des allocutions frisant la supercherie ne manquent pas aussi. A deux ans de la fin de son second et dernier mandat certainement, Ouattara se contente de  mettre en forme les réalisations de ses prédécesseurs, sans pour autant avoir le courage de souligner leur contribution dans la réalisation de ces œuvres.

A travers des cérémonies de poses de premières pierres ou de premiers coups de pioches  suivies maintenant d’inaugurations pompeusement médiatisées à coups de millions au préjudice du contribuable ivoirien. Ou encore diffusées en édition spéciale sur les écrans de la Rti. Des montages qui rappellent trait pour trait des pratiques sous le parti unique. A y voir de près, ces cérémonies d’inauguration  dans la plupart des cas, de gros œuvres de développement ne sont en réalité que le produit fini du régime de M. Gbagbo. Des documents en notre possession et dont l’authenticité n’est plus à démontrer, prouve que le «Woody de Mama reste le bâtisseur. Le Président Laurent Gbagbo, est en vérité le géniteur-concepteur des œuvres dont le régime actuel se prévaut.  Et qu’il refuse  de le reconnaître.

Prolongement de l’autoroute du nord, barrage de Soubré, hôpital d’Angré, pont de Bouaflé

On peut même dire que c’est du  pain béni pour le régime Ouattara. Aucun effort fourni, et le voilà en pleine joie, à sabler le champagne.  Là, où sous  Laurent Gbagbo, les financements d’un grand nombre de projets ont été bouclés. Mais leur exécution a été reportée pour «l’après élection présidentielle de 2010». Entre autres projets l’on peut aisément citer le «Le pont Laurent Gbagbo» qui fait partie du projet «Le grand Abidjan» dont l’architecte est Pierre Fackoury. D’un coût estimé à plus de 14 milliards de Fcfa, déjà mobilisés auprès de la Banque Ouest Africaine de Développement, (Boad), ce projet majeur doit relier l’île Boulay à la commune de Yopougon. Malheureusement, le nom de baptême de ce pont  a carrément  changé.

On peut évoquer  le cas de l’échangeur de la Riviera II où le  financement acquis sous Gbagbo a eu les  travaux  bâclés  pour offrir aux Abidjanais ce que nous voyons. Un échangeur en deçà des attentes d’une ville émergente. Il en est de même du projet du transfert  effectif de la capitale à Yamoussoukro qui a été simplement rangé aux calendes grecques. A la grande surprise des habitants de Yamoussoukro qui y voient une «seconde mort» du vieux Bélier, Félix Houphouët-Boigny.  Ouattara  a vite déployé son énergie  cependant sur la fin du prolongement de l’autoroute du Nord. Rien d’étonnant. Les financements des travaux du prolongement de  l’autoroute du Nord avaient été bouclés.

On a encore en mémoire les travaux très avancés et qui ont débouché sur la ville de Yamoussoukro. Or, a-t-on besoin de rappeler qu’il aura fallu attendre 2007 pour qu’enfin, le projet trouve un début de concrétisation grâce à un financement de 850 millions de dollars apporté par un groupement de banques arabes de développement  conduit par la Banque islamique de développement (Bid). C’est la société tunisienne Soroubat qui a remporté l’appel d’offres lancé par l’Agence de gestions des routes. Les travaux étaient déjà réalisés à 50%, l’ensemble devrait être achevé à la fin de 2011, soit trente ans après l’ouverture de tronçon Abidjan-Singrobo.

Restera à prolonger l’autoroute jusqu’à Ferkessédougou-Korhogo puis jusqu’à la frontière du Burkina Faso, cet axe essentiel pour le développement du pays et de son hinterland. Telle est la vérité sur les travaux que Ouattara brandis aux Ivoiriens comme ses œuvres. Que nenni. Çà a été le cas de l’autoroute de Grand-Bassam dont les  financements des travaux avaient été acquis sous l’ex-régime. Restait que de rendre le projet en réalité. Sans oublier le Pont de Bouaflé, l’hôpital général de Gagnoa. Autant de projets dont le financement avait été bouclé.

Il en va de même pour le  pont de Jacqueville qui relie désormais  cette île au reste de la Côte d’Ivoire. Lancé sous Laurent Gbagbo, le marché de sa construction a été enlevé par le Groupe Arab Contractors, une entreprise égyptienne opérant dans le secteur des Bâtiments et travaux Publics en Afrique. Le contrat en question a été signé entre la partie ivoirienne et égyptienne au nom de la Côte d’Ivoire, par Achi Patrick au Caire. Précisément le 24 mai 2009 avec le Président Directeur Général, Monsieur Ibrahim Roushdy Mahlab, du Group Arab Contractors. Patrick Achi qui est en ce moment ministre des Infrastructures Economiques de Alassane Ouattara ne peut pas dire le contraire.

Il est bon de rappeler que la pose de la première pierre du pont de Jacqueville a eu lieu le 12 juillet 2009 par S.E.M Laurent Gbagbo. Estimé à 18 milliards de francs Cfa, cet ouvrage en béton précontraint long de 570 mètres sur 10 mètres de largeur avec des trottoirs repose sur 16 appuis et 15 travées (espace entre deux appuis). Il comporte une voie à double sens. La hauteur des piliers variera entre 40 et 50 mètres en fonction de la profondeur de la lagune et la largeur des travées permettra la circulation d’engins sous le pont allant jusqu’à 6 mètres de largeur. Sa livraison était prévue dans 24 mois, soit à la fin du deuxième trimestre 2011.  Malheureusement, intervient encore la guerre faite au régime Gbagbo.

Une aubaine pour Alassane Ouattara de tronquer cette belle histoire lors de l’inauguration. La stèle portant le nom de Laurent Gbagbo lors de la pose la première pierre a été enlevée, effacée sans autre forme de procès. Là où l’humilité recommandait que le nom de Laurent Gbagbo, restât pour l’histoire de ce pont,  les vestiges du pays. Hélas! Là, encore, Ouattara  a préféré tronquer cette belle histoire des grands travaux écrite par Laurent Gbagbo et  en maquillant  la réalité des faits et en continuant de narguer les Ivoiriens. Même dans le secteur de la santé, là où devrait reconnaître le mérite de «Gbagbo Laurent le bâtisseur» le trompe-l’œil se poursuit. C’est le cas de l’hôpital général d’Angré dont l’achèvement est passé sous la coupole du Programme présidentiel d’urgence (Ppu) logé actuellement à la présidence de la République de Côte d’Ivoire.

Pour rappel, il est bon d’indiquer que c’est le 1er août 2009 que les travaux ont débuté. Confiés à l’époque à l’entreprise Ekacico, ces travaux sont exécutés sur une superficie de 4 hectares et 90% des gros œuvres sont terminés, avec au départ plus de 15 bâtiments, après une modification. Etant donné qu’il s’agit d’un projet en «Conception et Réalisation», l’on est à ce jour à plus de 20 bâtiments comprenant, entre autres, un cabinet dentaire, un amphithéâtre et une salle de travaux dirigés, un bâtiment d’hospitalisation et de Chirurgie d’une part, et d’une morgue et hospitalisation-médecine d’autre part. Sans oublier l’administration et la pharmacie.

Selon le chef de la mission du Bnetd rencontré sur le site en février 2011 le coût était estimé à 14 milliards de Fcfa. Le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angré, dans la commune de Cocody sera ouvert d’ici à la fin de l’année 2017.  Contre toute attente, le régime salue la réalisation du projet en l’érigeant via un décret pris en conseil des ministres le vendredi 3 novembre 2017, en un Centre hospitalier universitaire (Chu).  Un nouveau Chu verra le jour avant la fin de l’année en cours dans la commune de Cocody. C’est du moins ce qu’a annoncé le porte-parole du gouvernement Bruno Nabagné Koné à l’issue de ce  Conseil des ministres. Le gouvernement a en effet adopté lors de sa réunion hebdomadaire tenue ce vendredi 03 novembre 2017, l’adoption d’un décret relatif à l’ouverture du Centre hospitalier du quartier d’Angré dans la commune de Cocody.

En visite sur le chantier en mars 2012, très émerveillée par la conception, l’ancienne ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida, le Pr Thérèse N’Dri-Yoman, a voulu que l’hôpital général d’Angré, lui soit livré dans les plus brefs délais. «Les travaux ont repris le 19 janvier 2012. Les promesses de réaménagement qui ont été faites lors de notre premier passage ont été tenues. Ce sont des sentiments de joie qui m’animent. Avec cette dynamique que l’on vient de constater, nous espérons que l’hôpital nous sera livré très rapidement», s’est-elle félicitée. Cet hôpital a été financé à partir des fonds d’indemnisation des victimes des déchets toxiques. Une autre réalisation qui doit ramener les adeptes du régime Ouattara sur terre.

En tous cas, ceux qui croient aux vaines promesses du candidat du Rhdp. Mais la manipulation qui n’a pas manqué de choquer les observateurs du régime Ouattara est celle de la construction du pont de Bouaflé. Que n’a-t-on pas dit de ce «pont qui doit tourner la page d’une histoire qui date de 1956 !». Des Ivoiriens et des opérateurs économiques notamment se remémorent le président de la République d’alors parlant de ce pont. Laurent Gbagbo, le père de ce projet, disait tout sur cette œuvre qui fait aujourd’hui la joie du camp Ouattara.

Des infrastructures socio-économiques grâce à Gbagbo

En clair, pour peu d’effort fourni, le régime actuel se targue d’être à l’origine des infrastructures économiques érigés actuellement.  Et à chaque cérémonie marquant l’inauguration d’un des projets déjà pensé pour a seulement reçu les financements pour la réalisation, le mentor du Rdr ne manque pas de tronquer l’histoire. «Les études techniques et le financement du pont de Bouaflé ont été bouclés sous Gbagbo. C’est devant toutes les populations de la ville représentées au Stade Municipal (plein à craquer) que le Président Gbagbo, alors en campagne a dit: «Votre fils Diby même est là, il peut vous rassurer.

Le pont de Bouaflé sera livré bientôt. On a tout bouclé. La part de la Côte d’Ivoire a été déjà dégagée, il ne reste que celle de la Boad, qui sera libérée après les élections présidentielles». «Arrêtez d’attribuer à Ouattara les œuvres de Gbagbo. Un peu d’humilité et d’honnêteté, tout de même !», s’est emporté un observateur averti de la scène politique nationale  au lendemain la «prodada» du pouvoir Ouattara suite à l’inauguration de ce pont. Le clou de  la manipulation  a été observé à l’inauguration du barrage de Soubré.

Le 2 novembre 2017, la joie se lisait sur le visage de Ouattara. Dans son allocution, il n’a pas eu le courage de rappeler l’histoire de ce barrage. Le même jour, au soir, la Rti, a tenté maladroitement de revenir sur le sujet en omettant volontairement la contribution de Laurent Gbagbo à la réalisation de ce projet dont le site a été identifié en 1962. Il a  a pris son envol en 1996, sous Henri Konan Bédié avant d’être stoppé par un coup d’Etat dont les commanditaires courent toujours depuis 1999.

Arrivé au pouvoir, Laurent Gbagbo a relancé le projet pour aboutir à  la réalisation de l’étude de faisabilité qui a abouti au bouclage de son financement. En 2011, Ouattara n’avait pas grand-chose à faire que d’accélérer les travaux. Ce qui fut fait. Ouattara doit le reconnaître humblement pour saluer la part de ses prédécesseurs. Malheureusement, à Soubré, on nous a servi un discours en refusant de dire la vérité aux Ivoiriens. Comme il a toujours été pour le 3ème pont. Où Ouattara a crû bon de passer sous silence l’histoire vraie de cet ouvrage. Alors que la conception de l’ouvrage a été achevée début 1996. La première pierre de ce pont alors nommé Riviera-Marcory a été posée le 18  janvier 1999, avant son exécution ne soit stoppé par ceux qui ont introduit les armes en Côte d’Ivoire.

En tout état de cause, l’histoire est têtue. Ce que Ouattara a promis de réaliser une fois au pouvoir n’est qu’illusions à ce jour. Aucune de ses promesses n’est encore sortie de terre. En dehors de la réhabilitation d’ailleurs manquée des universités, les Ivoiriens attendent toujours la construction des universités promises par Ouattara.  Les  gros ouvrages qu’il inaugure sont le fruit des efforts de Laurent Gbagbo notamment qu’il vilipende, et même dans une moindre mesure, de l’ex-régime Henri Konan Bédié. Des œuvres dont il joui des retombées. Comme quoi, les autres ont bâti humblement dans le silence total, Ouattara  inaugure leurs œuvres s’en attribuant la paternité, en falsifiant l’histoire, au milieu d’un boucan indécent.

T.N

Source: letempsinfos.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.