Inondations à Abidjan : des sinistrés “oubliés” | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France | Inondations à Abidjan : des sinistrés “oubliés”eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France
Inondations à Abidjan : des sinistrés “oubliés”

Inondations à Abidjan : des sinistrés “oubliés”

Le gouvernement ivoirien a pris des mesures visant à amoindrir la détresse des personnes sinistrées par les pluies diluviennes. Mais déjà, certaines victimes se sentent exclues ou oubliées.

Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a été plongée mardi (19 juin) sous les eaux. Cocody, la commune présidentielle a payé le plus lourd tribut avec des pertes en vies humaines et de nombreux dégâts matériels.

72 heures après le drame, le Conseil National de Sécurité s’est réuni et a décidé de mettre à disposition des personnes affectées, une enveloppe d’urgence de deux milliards de Franc CFA (un peu plus de 3 millions d’euros).

Chaque famille éplorée devrait recevoir 1 million de Franc CFA (plus de 1.500 euros) sous forme d’assistance financière ainsi que la prise en charge des frais liés aux obsèques. Les familles déplacées devraient recevoir une assistance en vivres et non vivres.

Des sinistrés laissés pour compte

L’annonce n’a pas tardé à susciter d’autres revendications. Certains ivoiriens victimes de cette catastrophe se disant oubliés par le pouvoir à l’instar de Sylvie Dany, jeune opératrice économique. Elle venait d’approvisionner à crédit, sa boutique en articles d’une valeur d’1.750.000 F CFA (2,667.858 euros). Trois jours après, elle est encore inconsolable : « ce n’est pas facile. Je n’ai investi que l’année dernière … Et là j’ai tout perdu. Franchement j’ai tout perdu », explique-t-elle au micro de la DW.

Tous les sinistrés rencontrés durant la journée pluvieuse du jeudi (21.06.) disent avoir perdu tout espoir de reprendre un jour leurs activités, si les pouvoirs publics ne font pas de geste pour les aider. Thomas Sampa, vendeur de matériels informatiques insiste, ” nous sommes des sinistrés comme tout le monde “. Jessica, gérante d’un grand pressing aussi semble ne pas avoir autre alternative que d’en appeler à l’aide de l’Etat :” actuellement c’est sur l’État qu’on compte. Sinon qui va nous aider ? Nous avons besoin d’aide. »

Des dégâts matériels

Outre les commerçants, il y a aussi de simples particuliers qui ont perdu leurs biens mobiliers et immobiliers. Toute la maison de dame Rosalie Grant a été déménagée par les eaux. Comme beaucoup d’autres victimes, elle se sent abandonnée. ” Nous sommes livrés à nous même “, déplore-t-elle avant de poursuivre : ” parce que même si l’assurance venait, c’est une catastrophe, elle ne prend pas en charge. Et pour le moment on n’a pas le retour du gouvernement. C’est vrai que, on a vu les élèves de l’école de police en train de ramasser les gravats et tous les déchets mais ça ne doit pas s’arrêter à ça. Je pense qu’il y a des mesures qui doivent être prises pour ceux qui ont subi des pertes. Et moralement aussi nous sommes très affectés parce que rester dans un environnement comme ça, ce n’est pas évident. “

En plus des mesures financières annoncées, le gouvernement a mobilisé 200 camions et 1650 militaires, gendarmes et policiers pour libérer toutes les rues des gravats et autres déchets charriés par les pluies, et assister les populations dans le nettoyage de leur domicile. Une mesure dont la Deutsche Welle a constaté l’effectivité.

Pendant ce temps, de nouvelles pluies se sont abattues sur Abidjan, entraînant une nouvelle vague d’inondations alors que la saison des pluies n’est qu’à son début.

 

Source: dw.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.